
Voyez un échantillonage des filiales internationales qui ont tenté de fournir du matériel biologique, chimique et nucléaire à l'Irak entre 1991
et 2003, alors que le régime de Saddam Hussein était sous sanctions.
La source est le rapport définitif du Iraq Survey Group, formé par le Congrès américain pour retrouver les ADM irakiennes.
Dans sa note hebdomadaire pour les 4V, Guy Millière revient sur la publication du rapport de la IDA (Institute for Defense Analyses) remis au Pentagone en novembre
dernier et diffusé par la presse à la mi-mars :
C’est ce qui est arrivé voici peu avec un rapport du Pentagone sur les liens entre Saddam, al Qaida et le terrorisme islamiste : il aurait été possible de passer ce rapport sous silence,
comme tant d’autres textes et documents. Mais quelqu’un, quelque part, s’est dit qu’il y avait mieux à faire : mentir sur le contenu du rapport. Et c’est ainsi que, pendant des jours entiers, on
a entendu ou lu que le rapport en question montrait que Saddam Hussein, ce brave homme, n’avait eu aucun lien avec al Qaida et le terrorisme islamiste.
Pour s’exonérer, ceux qui colportent cela diront qu’ils ont des articles américains qui disent la même chose : il en existe, c’est vrai. Il existe aussi le
texte du rapport, et celui-ci est accablant pour Saddam et son régime. Oui, Saddam était lié à al Qaida. Oui, il avait des liens avec le terrorisme islamique. Ceux qui liront le texte du rapport
le sauront.
Les lecteurs du blog drzz pourront se
faire idée par eux-mêmes du rapport en le consultant. Ils pourront également vérifier combien le blog drzz avait raison sur toute la ligne, et depuis le début, sur les liens entre le régime de Saddam Hussein et le terrorisme islamiste.
En page 14, un chapitre intititulé "relations avec des groupes terroristes", le rapport du Pentagone cite le renseignement du régime de
Saddam Hussein annonçant, en 1993, une collaboration active avec le Jihad islamique égyptien, contacté "au Soudan".
Fondé la fin des année 70 par Awan Al-Zawahiri, aujourd'hui bras droit de Ben Laden (photo), le jihad islamique égyptien est une filiale d'Al-Qaeda et dénoncée comme telle par l'ONU.
En 1988, lorsque Ben Laden fonde Al-Qaeda, sa première annonce se fait conjointement avec le Jihad islamique égyptien, selon la Commission du 11 septembre :
On February 23, 1998, Bin Ladin issued his public fatwa. The language had been in negotiation for some time, as part of the merger under way between Bin Ladin's organization and Zawahiri's
Egyptian Islamic Jihad."
"Declarations taking credit
for the attacks had already been faxed to the joint al Qaeda-Egyptian Islamic Jihad office in Baku,..."
Au lendemain du 11 septembre, le même Jihad islamique égyptien était soupçonné d'avoir pris part aux attentats, comme le rapporte le Boston Globe :
Investigators were also intrigued to learn from cellphone calls made by passengers on the Newark flight that the hijackers who commandeered that jet donned red bandanas before they took over
the plane. Red bandanas have been a signature of Islamic Jihad in its attacks on Western tourists and Coptic Christians in a bloody insurgency against the Mubarak government throughout the
1990s.
Si vous vous interrogez sur les raisons de la cacophonie entourant l'étude de l'Irak d'avant-guerre, réponse ici.

LE BLOG DRZZ AVAIT VU JUSTE DEPUIS LE DEBUT
Le Jerusalem Post annonce que le rapport à venir sur les frappes aériennes menées par Israël à l'automne 2007, publié
conjointement par les Etats-Unis et Israël, notera que les ADM
irakiennes du régime de Saddam Hussein ont été transférées en Syrie !
Depuis près de deux ans, le blog drzz accumule la documentation à ce propos, et avait noté, justement, que les ADM irakiennes devaient se trouver au nord-ouest de la Syrie - dans
la région où les Israéliens ont bombardé Dar el-Zour.
On attend ce rapport avec impatience. 2008 sera-t-elle l'année de la vérité ?
FOX News a appris que le FBI avait maintenant quatre suspects dans l'affaire des lettres d'anthrax, quatre employés de Fort Detrick
- la première base de recherches de l'armée en matière d'armes biologiques. La base avait déjà fait l'objet d'une
enquête en 2001-2002 mais la piste avait été écartée.
Un des premiers suspects, le biologiste Steven Hatfill, avait dit à la chaîne de télévision ABC que le FBI "perdait son temps en soupçonnant des scientifiques américains" alors que les attaques d'anthrax
"avaient un lien avec Saddam Hussein et l'Irak", un lien que le Dr Hatfill prétendait "pouvoir prouver". Mis en garde à vue et accusé d'être le cerveau derrière l'attaque biologique, il a
été relâché. Aujourd'hui, il porte plainte contre le FBI pour diffamation.
Dans l'article très complet du Journal du renseignement et du contre-espionnage, de mars 2007, la piste de
Fort Detrick est décrite en ces termes :
Le chef du groupe de recherche des Armes de Destruction Massives irakiennes, le Dr Kay, a affirmé :
"l'Irak a réussi à créer de l'anthrax d'une pureté inégalée, que ce soit aux Etats-Unis ou en Union Soviétique, ce qui fait du régime de Saddam Hussein le meilleur producteur d'anthrax au
monde." [...]
La piste domestique privilégiée par le FBI est ridicule. Elle s'éteint, lentement mais surement - particulièrement depuis qu'il a été démontré que les vieux stocks d'anthrax de l'armée
américaine [à Fort Detrick] ne contenaient pas de silicone [au contraire de la poudre des lettres de 2001].
Si, par tous les hasards, vous vous interrogez sur la tournure ridicule que prend cette
enquête (six ans et demi après les faits !), c'est que vous commencez à comprendre l'Irak d'avant-guerre.
Bienvenue dans l'ombre du 11 septembre.
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