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Mardi 7 août 2007
Chrétiens du Liban :
encore et toujours divisés
  
Après sa défaite, face au candidat de l’opposition pro-syrienne, à la récente élection législative partielle, Amine Gemayel, ancien président libanais et leader chrétien anti-syrien, a appelé à la réconciliation entre chrétiens, en vue de l’élection présidentielle de cet automne.
  
  
« Ces élections ont prouvé que la solution de la crise libanaise se trouve dans le respect des institutions. C’est pourquoi j’appelle à la réconciliation entre chrétiens (...) afin que soit respectée l’échéance présidentielle », a proclamé Amine Gemayel.
  
  
Amine Gemayel, un des chefs chrétiens de la majorité parlementaire anti-syrienne, était candidat au siège de député de son fils Pierre, assassiné en novembre 2006, dans le Metn chrétien, au nord-est de Beyrouth.
  
  
Le chrétien anti-syrien Amin Gemayel a été battu de quelques centaines de voix seulement face au candidat soutenu par le chef de l’opposition chrétienne pro-syrienne Michel Aoun. « Les élections sont terminées. Il est temps de panser les plaies et de renforcer la participation chrétienne au pouvoir et aux destinées du pays. Sans cela, le Liban ne peut survivre », a encore déclaré Amine Gemayel.
  
  
L’élection législative partielle de dimanche dernier a une fois de plus révélé au grand jour les divisions entre chrétiens, partagés entre la majorité anti-syrienne et l’opposition pro-syrienne, alors que le Parlement devra élire cet automne, dans les rangs chrétiens, comme le veut le droit coutumier du Liban, le prochain Président du pays.
  
  
L’élection présidentielle de l’automne prochain est menacée d’échec par le blocage des institutions qui dure depuis neuf mois. « Ces élections (législatives partielles) étaient effectivement un test. Elles ont montré que le soutien au général (chrétien et pro-syrien) Michel Aoun était en net recul dans les régions chrétiennes en raison de la politique qu’il suit », a affirmé Amine Gemayel.
  
  
Michel Aoun, un temps adversaire résolu de la Syrie, est, depuis 2006, d’une part allié au Hezbollah chiite, soutenu par la Syrie ainsi que par l’Iran ; et d’autre part, allié à divers partis pro-syriens. Ce virage politique à 180° du général Aoun ne peut que laisser songeur.
  
  
Petit rappel. Dans la dernière phase de la première guerre du Liban (1975-1990), le chrétien Michel Aoun, un militaire, s’était mis dans la tête, de combattre, à la fois les troupes d’occupation syriennes et les Forces Libanaises (FL), seul vrai mouvement chrétien de résistance armée à l’occupant syrien (ce qui n’empêcha pas les médias occidentaux, idiots utiles, de qualifier les Forces Libanaises « d’extrême droite »). Le fait est que le faux combat de Michel Aoun, digne d’un Don Quichotte se prenant pour un De Gaulle, plongea la population chrétienne libanaise dans une guerre fratricide, dont la Syrie, bien évidemment, profita largement.
  
  
Le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, fut emprisonné, durant des années, dans le sous-sol du ministère libanais de la Défense, aux ordres de la Syrie. Pendant ce temps, le général Aoun vécut un exil doré, en France, sur la Côte d’Azur. Revenu au Liban, voilà que le très anti-syrien Michel Aoun s’allie, sur le plan électoral, au Hezbollah et autres partis fanatiques et pro-syriens.
  
  
La grande tragédie des chrétiens du Liban, depuis plus de 50 ans, c’est qu’ils sont les otages de leurs chefs, claniques et féodaux, qui veulent tous leur petite parcelle de pouvoir. Quitte à retourner leur veste. Les Forces Libanaises n’échappent pas à ce fléau. Un de leur principaux chefs, Elie Hobeïka, d’abord pro-israélien, devint par la suite ministre dans un gouvernement libanais à la botte de l’occupant syrien. Les Syriens le remercièrent, à leur façon, des années plus tard, en le faisant exploser dans sa voiture. Les médias endoctrinés montrèrent évidemment du doigt le Mossad, comme quoi le ridicule ne tue pas.
  
  
La réalité, c’est que les chrétiens du Liban auraient mieux fait - et feraient mieux aujourd’hui encore - de s’allier aux USA et à Israël. En effet, toutes les tentatives de compromission avec des voisins arabo-musulmans se sont retournées contre les chrétiens du Liban. Pour mémoire, une opportunité unique a été offerte aux chrétiens du Liban, il y a un quart de siècle. A l’époque, le premier ministre israélien Menahem Beguin tendit la main au chef chrétien libanais Béchir Gemayel. Celui-ci, malgré son bon sens et son honnêteté, finit par refuser l’offre israélienne. Ce qui n’empêcha pas les Syriens de l’assassiner. Depuis, la vie des chrétiens du Liban n’est qu’une succession de cauchemars.bagin.jpg
  
par Miguel Garroté publié dans : Elections 2007
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Dimanche 6 mai 2007

NICOLAS SARKOZY

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

Tout comme Bush, il est le Président le plus massivement élu de l'Histoire de son pays. La révolution conservatrice a atteint les côtes de la Gaule...

Sarkozy 53.5% - Royal 46.5% 

Participation record

par drzz publié dans : Elections 2007
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Dimanche 6 mai 2007

"La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise."

André Malraux

ça se passe ici

par drzz publié dans : Elections 2007
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Samedi 5 mai 2007
par drzz publié dans : Elections 2007
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Vendredi 4 mai 2007

Par Guy Millière, MENA , 29 avril 2007

Malgré les pesanteurs et les rigidités toujours omniprésentes, malgré les analyses lacunaires et les difficultés à penser le monde tel qu’il devient sans recourir à des notions devenues obsolètes, il est visible qu’une bonne part du peuple français est en train d’essayer de tourner une page. Et il est visible aussi que l’élection, désormais très probable, de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, le 6 mai prochain, symbolisera la métamorphose en cours.

Durant les douze années qui viennent de s’écouler, les « années Chirac », ce que j’ai appelé dans d’autres textes, un « syndrome » s’est renforcé jusqu’à en venir à ressembler à une maladie mortelle. L’économie française est passée de l’essoufflement à une asthénie, que quelques toilettages de chiffres n’ont pu dissimuler. Le « modèle social français », déjà chancelant, est devenu un repoussoir pour quiconque a l’esprit d’entreprise et un aimant puissant, pour qui veut vivre de manière parasitaire. Les zones de non droit, à la périphérie des grandes villes, se sont élargies, comme la ghettoïsation de populations issues de l’immigration, que la France n’a su ni assimiler ni même intégrer. 
 

La déliquescence a aussi touché la justice, toujours plus politisée, plus liberticide, et plus maculée d’erreurs et d’atteintes, tant à la présomption d’innocence, qu’au droit des gens du commun et des intellectuels d’être protégés des criminels. Elle a touché la recherche et l’enseignement, ce qui s’est traduit par une fuite, sans cesse accélérée, des cerveaux. Elle a touché l’information et le savoir : et le fait que la France soit le pays développé où on comprend le moins bien les ressorts de la mondialisation, les vertus de l’économie de marché et les soubassements du terrorisme international, constitue, en soi, le constat d’un échec consternant. Elle a touché la politique étrangère, bien sûr, où les dirigeants du pays ont fait le choix de tourner le dos à l’alliance des démocraties face aux dangers totalitaires qui les menacent, pour se placer en chefs de file des dictatures du tiers-monde.

L’essentiel de ces traits s’était esquissé ou dessiné au cours des années précédentes déjà, sans que nul ou presque, en France, ne dise ce qu’ils laissaient entrevoir. Il en avait résulté une montée conjointe de l’antisémitisme, de la haine des Etats-Unis et d’Israël, d’une extrême-droite rance et pétainiste, d’une extrême-gauche ressentimentale et potentiellement violente. Quelques ouvrages, ceux de Nicolas Baverez « La France qui tombe », ou les miens, « Un goût de cendres », « Pourquoi la France ne fait plus rêver », avaient tenté d’expliquer ce qui était en train de prendre forme. Ni les sondages, ni les résultats électoraux, ni la majorité des livres disponibles en librairie, ni les commentaires distillés par les grands médias n’ont montré qu’une évolution profonde se dessinait. Il semble, en dépit de tous les maquillages, que ce soit pourtant le cas.
 

Le message à tirer du premier tour de l’élection présidentielle française n’est pas univoque et dépourvu d’ambiguïtés bien sûr. Le score, sans précédents, de Nicolas Sarkozy est allé de pair avec un score relativement élevé de Ségolène Royal, malgré la vacuité médiocre des discours de celle-ci. En dépit de l’incompétence dont elle a fait plusieurs fois la démonstration, et de l’archaïsme profond d’un programme dont aucun social-démocrate ouvert d’esprit n’aurait voulu, ailleurs en Europe, il y a vingt ans déjà. La mort en direct du parti communiste s’est accompagnée du maintien d’un gauchisme émietté entre six candidats, mais encore bien présent. L’érosion du Front National a eu pour corollaire la réémergence d’un centrisme opportuniste et sans consistance, où se sont retrouvés, transitoirement, tous ceux qui voudraient avoir à la fois l’immobilité et le mouvement, le dynamisme économique et le statu quo. Ce centrisme est d’ailleurs venu polluer l’essentiel des débats de l’entre deux tours jusqu’à ce jour, poussant le dirigeant de l’UMP vers une édulcoration feutrée de ses propos, et la madone du PS vers une agitation et des manœuvres qui n’avaient pas eu d’équivalents depuis la fin de la Quatrième république.

Néanmoins, des signes existent qui ne trompent pas et qui pourraient se révéler prometteurs. Chez les gauchistes, c’est, visiblement, la panique et le ralliement aigre et désabusé au « tout sauf Sarkozy ». Chez les droitistes, c’est, souvent, l’amertume bilieuse, voire l’appel à voter Royal, au nom du refus du « mondialisme », de l’ « américanisation » et du « complot sioniste », que ces gens croient détecter. Mieux vaut, selon eux, par défaut, la nouvelle Jeanne d’Arc du borgne ou du pauvre. 
 

Au parti socialiste, on s’est mis à distiller des mots fielleux, comme si la haine de l’adversaire pouvait tenir lieu de programme, et on prend, dans la fébrilité et l’improvisation, des cours de danse classique pour s’exercer au grand écart. Seule figure qui permettrait de réunir ceux pour qui, comme disait le maréchal, la terre ne ment pas, et ceux pour qui les damnés de la terre devraient se changer en dictateurs du prolétariat. En passant par les adeptes du tracteur et les amoureux du Béarn, qui aimeraient bien, de leur côté, faire main basse, un peu plus tard, sur le socialisme à la française et le faire devenir PD, parti démocrate.

Des signes ne trompent pas, assurément. Et ils pourraient se révéler incontestablement prometteurs. Je n’ai, ces derniers jours, rencontré personne pour douter de l’élection de Nicolas Sarkozy. Je n’ai rencontré presque personne pour douter que cette élection allait être porteuse de changements profonds.

Au minimum, l’élection de Sarkozy signifiera une réhabilitation du travail et de la liberté d’entreprendre, une diminution du poids de l’Etat sur la société française, un retour vers quelques unes des valeurs les plus fécondes parmi celles nées dans les sociétés ouvertes. Au minimum, aussi, l’élection de Sarkozy ouvrira, sur un plan international, à des relations plus saines et plus productives entre la France, Israël, et les Etats-Unis.

Aller au delà du minimum, faire que la France renoue pleinement avec le dynamisme économique planétaire et retrouve le rang plein et entier d’alliée des sociétés ouvertes et libres, serait souhaitable, mais constituerait un changement tellement radical par rapport à l’état actuel des choses, que cela est, pour l’heure, à peine envisageable.

Voyant les défauts de Sarkozy, mais aussi ses immenses qualités, je ne pense pas, cela dit, qu’il soit un homme prêt à mener une politique du chien crevé au fil de l’eau et à accepter de laisser le pays glisser sur la pente sur laquelle il glisse depuis un temps certain. Je pense, au contraire, que c’est un homme d’audace, de volonté et de courage, et je pense qu’il n’hésitera pas devant les obstacles.

Peut-être décevra-t-il et me donnera-t-il tort. Peut-être s’avérera-t-il que le « malade France » se trouve dans un état si désespéré que nul ne peut désormais le sauver. Peut-être Nicolas Sarkozy s’engluera-t-il dans la mélasse tiède et glauque de la politique politicienne, une fois installé à l’Elysée. Peut-être laissera-t-il ses tendances bonapartistes prendre le dessus. En ce cas, il n’y aurait plus qu’à partir. On reviendrait en France pour voir les vieilles pierres et quelques musées.
 
Je ne puis, en tous cas, me résigner à voir le pays qui m’a vu naître à être gouverné par un courlis méprisant, autoritaire, opportuniste, technophobe, antiaméricain, à même de s’assimiler à Sainte Blandine, Léon Blum ou Hassan Nasrallah, selon le jour de la semaine et le lieu où il se trouve.

Peut-être Sarkozy décevra-t-il et son carrosse s’avérera, à l’usage, vide et niais comme une grosse citrouille, mais Ségolène, de par sa conduite politique, son programme et son attitude, se situe déjà au delà de tout risque de déception. Une candidate à la présidence qui se réjouit du soutien d’Arlette Laguillier, d’Olivier Besancenot, de José Bové, de Marie-Georges Buffet, de Dominique Voynet, et qui a pu applaudir et approuver les propos d’un « député » appartenant à un mouvement terroriste lors d’un voyage au Liban, s’est, à mes yeux, déjà cent fois disqualifiée et a déjà mille fois fait la preuve de son inaptitude à accéder à la fonction qu’elle brigue.

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par drzz publié dans : Elections 2007
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