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Vendredi 16 mai 2008

  

  
J’aimerais revenir sur la récidive de Le Pen concernant le « point de détail » de la Seconde Guerre mondiale que seraient selon lui les chambres à gaz. Premièrement, je reviens sur les propos de Le Pen lors de son discours du 1er mai. Deuxièmement, je reviens sur les propos tenus par Michel Hubault, conseiller régional du FN, le 6 mai. Troisièmement, je reviens sur l’article d’Eric Zemmour à propos du FN paru dans Le Figaro du 10 mai. Quatrièmement, je reviens sur les futurs locaux présumés du FN à Nanterre. Et cinquièmement, je conclus avec une petite analyse personnelle sur la négation de la Shoah.
   
  
  

  

1. Le Pen : son discours du 1er mai.

  

Suite au défilé du FN le 1er mai, Le Pen a prononcé un discours dans lequel il a désespérément tenté de justifier sa théorie du « point de détail ». Théorie qu’il avait tenue une première fois de nombreuses années en arrière. Et qu’il a relancée récemment dans une interview avec le journal Le Breton : «...nous vivons sous une insupportable chape de plomb, qui prétend consacrer comme vérités officielles les points de vue de l’antiracisme militant (...) l’idéologie officielle, impitoyable et totalitaire, asservit le peuple français (...) tout le monde se tait, pour ne pas offenser les puissants (...) Je ferai face, conformément à ce que j’ai toujours été, conformément à ce que je crois juste, conformément à ce que je suis ».

  

En résumé, le point central de la Shoah et de la Seconde Guerre mondiale, point central que Le Pen qualifie, lui, de « point de détail », ce point central est, toujours selon Le Pen, je cite ses propres termes, une « idéologie officielle ». A cet égard, dit Le Pen, il ne faut pas offenser « les puissants ». Mais lui, Le Pen, il récidive et il précise qu’il récidive, je cite, « conformément à ce que je suis ». Son « point de détail » est donc conforme à ce qu’il est, lui, Le Pen. La dialectique de Le Pen parle d’elle-même. Cependant je reviendrai sur les sous-entendus et la perversité de ce type de discours dans la cinquième partie du présent article.
  
  
  

  

2. La réaction de Michel Hubault.

  

Le 6 mai, Michel Hubault, conseiller régional FN de l'Indre, dénonce la récidive de Le Pen avec son point de détail : « Pour nous, catholiques et Français, le national-socialisme allemand a révélé sa singularité démoniaque en voulant détruire le peuple élu de Dieu, celui de la mère de notre Seigneur Jésus-Christ, le peuple de saint Pierre et de saint Paul. (...) Jean-Marie Le Pen n’est pas un quidam irresponsable, mais un dirigeant politique. Adhérent du Front national depuis plus de vingt ans, conseiller régional de ce parti depuis 1998 (...) j’estime que si je garde le silence, les propos publics de son président (ndlr : Le Pen) m’engagent, d’autant plus que dans ce cas-là ils correspondent à une dérive politique. En 1987, le Front national était le parti français le plus atlantiste. S’opposant à la politique arabophile des gouvernements de la Ve République, il estimait aussi que les Israéliens (...) constituaient un bastion de l’Occident dans un monde arabo-musulman soutenu par l’URSS ».

  

Michel Hubault poursuit : « Vingt ans plus tard, seule l’extrême gauche communiste semble le concurrencer (ndlr : le FN) dans l’anti-américanisme et dans l’anti-sionisme. C’est le résultat d’une dérive, commencée il y a quelques années et qui s’est accélérée en 2007, avec la promotion de l‘écrivain marxiste Soral, le rapprochement avec des personnalités comme Dieudonné ou le nationaliste-révolutionnaire Christian Boucher, viscéralement opposées aux valeurs de la droite catholique. Progressivement cette ligne national-gauchiste s’impose qui, considérant les Etats-Unis comme l’ennemi principal, a de la sympathie pour les mouvements islamistes et pour les régimes anti-Occidentaux au Moyen-Orient, notamment la Syrie et l’Iran (...) Ne nous trompons pas d’ennemi », conclut Michel Hubault.

  

Ma première réaction en lisant Michel Hubault fut aussitôt de me demander ce qu’il fichait au FN et pourquoi l’aile droite de l’UMP ne lui proposait pas de venir la rejoindre. A cet égard, l’article d’Eric Zemmour tombe à pic.
  
  
  

  

3. L’article d’Eric Zemmour sur le FN.

  

Eric Zemmour écrit : «...Le Front national est mort (...) Il ne survit dans les journaux qu'aux rubriques immobilières ou sociales. Le Pen n'a réussi à percer ce mur d'indifférence médiatique qu'en se parodiant : le ‘détail’ ou Vingt ans après (...) le désamour pour Sarkozy n'entraîne pas un retour d'affection pour Le Pen. Dans toute l'Europe, en Italie, en Angleterre, aux Pays-Bas ou en Allemagne, une droite - que ses détracteurs qualifient de populiste - fait son miel de la critique acerbe des dégâts causés par la mondialisation – celle des capitaux comme celle des hommes. Nouveau paradoxe français : le Front national se porte bien partout en Europe sauf en France. Cette bizarrerie ne pourra perdurer. Le cadavre du FN bouge encore ».

  

Eric Zemmour parle d’une « droite que ses détracteurs qualifient de populiste ». Le travail des idées reste donc d’actualité : l’extrême droite a raté son rendez-vous avec l’histoire et les propos de Michel Hubault sont assez éclairants à cet égard. La droite que ses détracteurs qualifient de « populiste » n’a pas raté son rendez-vous avec l’histoire. Cette droite n’est pas antiaméricaine, elle n’est pas antisioniste et de ce fait il me paraît un peu confus d’écrire que le Front national se porte bien partout en Europe sauf en France juste après avoir écrit que la droite est qualifiée de populiste par ses détracteurs. Si le cadavre du FN bouge encore, c’est qu’il n’est pas encore mort et qu’il n’est pas encore un cadavre. D’où ma question : pourquoi l’aile droite de l’UMP n’intègre-t-elle pas les hommes de droite ni antiaméricains ni antisionistes tel Michel Hubault. Ou inversement, pourquoi Michel Hubault ne demande-t-il pas à l’aile droite de l’UMP de l’intégrer.
  
  
  

  

4. Le FN à Nanterre :

  

J’apprends que le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, a écrit au propriétaire du bâtiment censé devenir le nouveau siège du FN pour lui demander de renoncer à cette location : « Au nom de la préservation de l'intérêt général, de celle de l'identité de notre ville et de ses valeurs de partage et de diversité, je vous invite à renoncer à cette location particulière, sachant que ce ne sont pas les entreprises candidates qui font défaut, notamment sur ce périmètre particulièrement attractif car situé dans la proximité de nombreuses zones d'activité ». Le MRAP a quant à lui demandé que la rue où le FN voudrait prendre ses nouveaux quartiers soit renommée Brahim Bouarram, nom du jeune qui fut jeté à la Seine par des manifestants issus d'un cortège du Front National le 1er mai 1995. Le maire communiste de Nanterre et le MRAP ont leurs méthodes qui ne sont pas les nôtres. Puisque le FN se désintègre du fait de ses divisions internes inutile d’en faire une victime avec des mesures débiles et démagogiques.
  
  
  

  

5. Petite analyse personnelle de la négation de la Shoah :

  

Le Pen a-t-il le droit de jouer avec son point de détail ? Le Pen a-t-il le droit de qualifier de « point de détail » un point central et d’assimiler celui-ci à une « idéologie officielle » avec des « puissants » qu’il « ne faut pas offenser » ? De façon plus élargie, le droit de nier la Shoah est-il une liberté d’expression ? Pour moi  ce n’est pas une question de liberté d’expression. Pour moi c’est une question de conscience. Il y a eu et il y a encore des génocides. Il y a eu le génocide arménien. Il y a le génocide du Darfour. Sur une échelle plus grande et sur une période plus longue, il y a eu les 100 millions de victimes du communisme dans le monde entre 1917 et 1992. Cependant, il demeure ce que j’appelle l’exception de la shoah. Et en conscience, je ne peux pas tolérer la négation de cette exception qu’est la shoah. Parce que, justement, c’est une question de conscience et non pas une question de liberté d’expression. Pourquoi, en conscience, dis-je qu’il y a l’exception de la shoah ? C’est très simple. Certes, il y a eu et il y a encore des génocides. Certes, le communisme a fait plus de victimes que le national-socialisme.

  

Mais il y a une particularité unique qui est propre à la shoah. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que dans des pays de culture judéo-chrétienne le peuple choisi par Dieu a fait l’objet de déportations et d’exterminations minutieuses, planifiées jusque dans les moindres détails logistiques et administratifs. Des Allemands et des collaborateurs ont organisé cette monstruosité en terre judéo-chrétienne avec la même discipline et la même sérénité que s’il s’agissait des bêtes contaminées, de bovins atteints de la maladie de la vache folle ou de poules atteintes de la grippe aviaire. Après cette monstruosité, ces mêmes Allemands et ces mêmes collaborateurs ont déclaré à leurs juges, qu’ils avaient simplement obéi aux ordres et qu’ils n’avaient pas eu le choix. En ma qualité de catholique et en ma qualité de journaliste, j’ose affirmer ici que nous avons tous une conscience. Et que par conséquent, nous ne pouvons pas dire que nous obéissons simplement aux ordres et que nous n’avons pas le choix.

  

En conscience, nous avons le droit de choisir, le droit de désobéir et le droit de résister. C’est pour cela que la négation de la shoah est non seulement un délit raciste mais une offense envers la mémoire des victimes et une offense envers leurs descendants. De plus, le négationnisme est une offense envers Dieu, car Dieu a choisi le peuple juif. Or, Dieu ne peut ni se tromper ni nous tromper. L’existence du peuple juif et l’existence de l’Etat d’Israël sont les signes concrets de la fidélité de Dieu. Le national-socialisme a voulu supprimer le peuple choisi par Dieu. Autrement dit, le national-socialisme a voulu supprimer Dieu. En voulant supprimer les créatures créées et choisies par le Créateur, le national-socialisme a prétendu supprimer le Créateur lui-même. Un catholique ne peut donc pas assimiler le négationnisme à une liberté d’expression.

  

Ce n’est pas un acte libre que de nier la shoah. C’est au contraire une forme diabolique d’esclavage. Un négationniste de la shoah est un esclave du Mal absolu et un esclave de la fausse liberté. La vraie liberté, la liberté intérieure, la liberté en conscience et la liberté de conscience, face à l’exception de la shoah, c’est la liberté de dire, en conscience, que la shoah est une exception et que cette exception ne peut pas tolérer l’intolérable, c’est à dire que cette exception ne peut pas tolérer le négationnisme. La shoah fut le fruit mauvais d’une société gravement malade. La négation de l’exception de la shoah est, elle aussi, le fruit mauvais d’une société gravement malade. Le « point de détail » de Le Pen reste à cet égard un cas de pathologie extrême.  Miguel Garroté

  

par Miguel Garroté publié dans : France
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Commentaires

Mais il y a une particularité unique qui est propre à la shoah. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que dans des pays de culture judéo-chrétienne le peuple choisi par Dieu a fait l’objet de déportations et d’exterminations minutieuses, planifiées jusque dans les moindres détails logistiques et administratifs. Des Allemands et des collaborateurs ont organisé cette monstruosité en terre judéo-chrétienne avec la même discipline et la même sérénité que s’il s’agissait des bêtes contaminées, de bovins atteints de la maladie de la vache folle ou de poules atteintes de la grippe aviaire. Après cette monstruosité, ces mêmes Allemands et ces mêmes collaborateurs ont déclaré à leurs juges, qu’ils avaient simplement obéi aux ordres et qu’ils n’avaient pas eu le choix.

Ben non, le communisme, c'est EXACTEMENT pareil. Je n'arrive toujours pas à voir en quoi la shoah serait plus spécifique qu'un autre massacre.

Et je n'ai rien d'un négationniste, qu'on ne me fasse pas de procès d'intention. Je me fous de savoir si il y a eu 4,5 ou 6 millions de morts. Par contre, l'exception de la shoah, ça commence effectivement à me gonfler. Regarder Arte et ne voir que le génocide en long, en large, en travers, ça me gonfle. Passer notre temps à s'excuser pour ces massacres dont les Français ne sont pas responsables, ça me gonfle, etc....
commentaire n° : 1 le: 16/05/2008 15:37:53
La vraie liberté, la liberté intérieure, la liberté en conscience et la liberté de conscience, face à l’exception de la shoah, c’est la liberté de dire, en conscience, que la shoah est une exception et que cette exception ne peut pas tolérer l’intolérable, c’est à dire que cette exception ne peut pas tolérer le négationnisme. La shoah fut le fruit mauvais d’une société gravement malade.


En somme, la seule liberté acceptable c'est de répéter votre propos, et d'être d'accord avec ce que vous dites. Effectivement, ça, c'est de la liberté....
commentaire n° : 2 le: 16/05/2008 15:40:52
je suis tres active dans le milieu de la shoa. En 98, j'ai suivi une formation a Yad vashem et a Beit Lohamei hagetaot, Musee des combattants des ghettos. C'est tres complexe la Shoa. L'erreur est de focalisee sur les camps d'exterminations qui sont  le resultat d'une chaine incroyable organisee et structuree par un simple vendeur d'aspirateur, sieur Eichmann.
C'est donner beaucoup d'honneur a Mr Lepen qui ne trouve que ce detail pour communiquer et faire la une des journaux.
La shoa, c'est un evenement terrible du manque de conscience de l'Homme.
Au depart une simple strategie politique qui tourne mal et toute une population qui suit sans se poser de questions sur le bien et le mal sauf les petits 5% qui resistent dans la logique du libre arbitre. La shoa devrait  etre aussi etudiee a l'ENA, Harvard non pas comme evenement communautaire mais dans le cadre de la citoyennete ....
Si nous voulons devenir des Hommes Libres, des Hommes de Conscience, l'etude de la Shoa, en dehors d'un hommage est devenir LIBRE !!!!!!! 
commentaire n° : 3 le: 16/05/2008 15:47:15
Difficile question, que celle de l'unicité...
je ne l'ai pas tranchée. je crois qu'elle découle beaucoup plus de considérations métaphysiques et culturellement subjectives que de critères strictement objectifs. Aussi suis-je fréquemment tenté d'adhérer à cette thèse de l'unicité, pour aussitôt douter dès lors que j'observe froidement (difficile..) les faits.
Ce qui est à l'oeuvre, dans la Shoah, c'est ni plus ni moins qu'une guerre des dieux. Hitler le résumait très bien dans les Libres propos recueillis par Martin Bormann :  « Le Juif était l’ennemi de l’Empire romain, il l’était même déjà de l’Egypte et de Babylone. Mais je suis le premier à entamer avec lui une lutte à mort […] Ce n’est que le commencement d’une lutte impitoyable pour la suprématie mondiale ; il y a les Allemands ; et il y a les Juifs ; le reste est néant. Le Juif est la dérision de l’homme, le Juif et l’Aryen sont aussi éloignés l’un de l’autre que les espèces animales de l’espèce humaine. Le Juif est un être étranger à l’ordre naturel, un être hors de nature. En arrivant en Allemagne, ils ne possédaient rien, excepté des maladies infectieuses. Le dépistage du virus juif est l’une des plus grandes révolutions qui aient été accomplies dans le monde. Le combat que nous livrons est de même nature que le combat livré, au siècle dernier, par Pasteur et par Koch. Nous ne retrouverons la santé qu’en éliminant le Juif ; il faut les traiter comme les bacilles de la tuberculose". 

C'est dans cette dimension qu'est à chercher l'unicité, pas dans les modalités d'extermination. Pas dans la rationnalité, ni dans l'industrialisation du processus. Ce critère seul n'est pas suffisant pour distinguer la Shoah des crimes communistes, motivés par un "holocauste" social quand le nazisme prônait un "holocauste" racial. L'argument de l'unicité "parce que Auschwitz" est spécieux : Auschwitz ne fonde pas l'unicité. Parce que certes l'extermination industrielle n'a aucun équivalent dans les régimes communistes, mais de la même manière, les famines organisées idéologiquement planifiées à des fins d'épuration sociale n'ont aucun équivalent dans l'Allemagne nazie. Or personne ne songe à parler de l'unicité des famines idéologiques (5 millions de morts en 1 an en Ukraine de 1935 à 1936...). Il est également vrai que le déplacement massif d’une population des villes vers les campagnes à une échelle et dans un laps de temps jamais vu dans l’Histoire de l’Humanité (en l’occurrence l’épuration sociale du régime des Khmers Rouges, 2 millions de morts sur 8 millions d’habitants en trois ans !) n’a aucun équivalent dans aucun régime dit fasciste. 

Si unicité il y a, donc, je la situerais là, dans ce noeud complexe, métaphysique, d'une guerre des dieux entre les armées de l'ombre et celles de Dieu. Bien que n'étant pas croyant, ce qui compte, c'est ce qui se passait dans leur tête à eux, aux nazis, cette guerre totale d'extermination non seulement d'une race, d'un peuple, d'une culture, d'une religion, mais de DIEU au sens de la culture judéo-chrétienne qui fondait 1939 ans de civilisation dite occidentale. Du legs de cette civilisation. Comprendre le nazisme, c'est comprendre l'irruption dans la modernité de la civilisation des Lumières d'une cosmoganie totalisante voulant faire table rase de 2000 ans de culture pour y substituer l'avènement d'un ordre nouveau bouleversant complètement l'équilibre et la hiérarchie des rapports humains, de ses codes, de ses valeurs.
commentaire n° : 4 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 16:09:50
Une chose esr sûr,Le Pen sera un détail de l'histoire de France.

D.J
commentaire n° : 5 posté par : D.J le: 16/05/2008 16:52:33
Aprés ce long et indigeste commentaire de notre âne du Mali, une conclusion s' impose:

AMEN !

Aprés un aguardiente, pour digérer le tout!
commentaire n° : 6 posté par : grandpas le: 16/05/2008 16:59:04
Au moins après votre commentaire, on ne risque pas l'indigestion, c'est sûr...
commentaire n° : 7 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 17:02:01

Il en faut pas se prendre pour un intellectuel et pour un bon rédacteur continué vos copiés-collés, au moins là on arrivait encore à comprendre votre sabyre.

commentaire n° : 8 posté par : grandpas le: 16/05/2008 17:20:02
Parce que certes l'extermination industrielle n'a aucun équivalent dans les régimes communistes, mais de la même manière, les famines organisées idéologiquement planifiées à des fins d'épuration sociale n'ont aucun équivalent dans l'Allemagne nazie.

Bravo.

Raisonnement par l´absurde : le génocide des indiens d´Amérique est unique parce que c´est la seule fois que des européens tuaient des mecs avec des plumes sur la tête.

Le génocide nazi est une horreur comme tous les génocides. Se faire découper à la machette au Rwanda ou dans une chambre à gaz ne fonde pas une différence essentielle. Les X tuent en masse les Y. Point. Même si les moyens changent.

Jamais compris cette insistance à parler de l´unicité de la Shoah...
commentaire n° : 9 posté par : Robert le: 16/05/2008 17:25:50
Il en faut pas se prendre pour un intellectuel et pour un bon rédacteur continué vos copiés-collés, au moins là on arrivait encore à comprendre votre sabyre.

C'est sûr que cette phrase, elle, est d'un sabyre facilement compréhensible :-) Apprenez à lire, écrire, compter et après vous viendrez donner des leçons d'intellectualisme, pauvre cloche.
Quant aux copiés collés, ils sont de mes écrits personnels, donc aucune leçon à recevoir. Vous voulez d'autres coups de pieds au cul où on s'arrête là ? :-)
commentaire n° : 10 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 17:28:16
@ Robert
Si il peut y avoir une unicité de la Shoah d'un point de vue métaphysique, de la guerre des dieux. Mais c'est vraiment une opinion personnelle. 
commentaire n° : 11 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 17:30:13
Vous me donnez des coups de pied au cul! dit donc le nain, faudrait d' abord que t' arrive à coordonner tes mouvements.
commentaire n° : 12 posté par : grandpas le: 16/05/2008 17:44:04
"C'est dans cette dimension qu'est à chercher l'unicité, pas dans les modalités d'extermination."

La lutte des Dieux prend des accents "nietzschéens", comme sur un fond de Crépuscule très wagnérien, Goering avec sa shooteuse de morphine dans le bras se prend pour Néron... mais encore?

En quoi l'une serait-elle, parce qu'Hitler l'énonce, "supérieure" à l'autre, à part au nom d'un essentialisme métaphysique propre aux intellectuels et quitend à s'échapper de l'enchaînement des intentions et des réalisations, planification implacable, pour se donner les moyens d'aboutir aux "résultats" du "projet" racialiste/"scientifique" : la solution finale?

Derrière cela toute la question de la décision et de la responsabilité : un seul impliqué qui conquiert les foules? Ou un enchaînement de volontés, avec, bien entendu, une élite coercitive potentiellement polymorphe qui domine le panier de crabes?

Je crois que c'est le débat entre l'intentionnalisme et le fonctionnalisme ou conséquentialisme qu'on a eu dans les écoles d'historiens, il y a une vingtaine d'années. Et qu'il serait temps de dépasser.

"Ce qui compte, ce sont les intentions lisibles du départ dans le programme d'Hitler seul (ouvrir Mein Kempf, telle page) :
- non, c'est faux, ce qui compte c'est l'enchaînement des conséquences, parfois hasardeuses, d'une polycratie ou Hitler n'aurait pu agir seul, l'échec face à l'URSS, l'entrée en guerre des Etats-Unis, qui font qu'il y aboutit..."
- ce qui prouve bien si on en doutait, que la question est séminale de bout en bout-


Le perfectionnisme même, je dirais, la mobilisation de la fine fleur du savoir (ingénieurs, techniciens, administrateurs, petits flics de quartiers sous la SS, dénonciateurs, "hommes ordinaires", participation de la Wehrmacht, de Goldhagen et même jusque dans la mise en scène des violons de l'orchestre de Tieresenstadt...) et de la culture allemande appelée à s'associer de toutes ses forces au projet, de l'exclusion sociale/raciale des lois de Nuremberg (33) à leurs conséquences finalement plus ou moins "prévisibles" (41> 45), parce que construites de façon inéluctable, même tant qu'Hitler n'a pas les "moyens" techniques de passer à la vitesse supérieure...

Il n'y a d'ailleurs pas à distinguer entre racial et social, dans le cas nazi, sauf à y chercher la distinction d'avec les autres.

En quoi au nom de quoi exclure d'emblée les aspects méticuleusement mis en oeuvre, scientifiques, techniques, administratifs, les couacs de la conquête d'espace vital?
En quoi ne pas relier les chapîtres justement sur la conquête de l'espace vital aryen sur l'URSS comme le moment où l'esprit des décideurs s'illuminent parce que la "prophétie" se réalise ou semble se réaliser?

Ce, justement, qu'ont voulu relevé patiemment les historiographes de la Shoah : le "détail", tout est dans le "détail", technique, etc. pour en permettre l'enchaînement. Ce que regrette Le Pen qui ne se soit finalement pas passer, dans "le moindre détail"... parce que d'autres ont résisté, survécu, jusqu'à commencer seulement de faire connaître la vérité...


C'est justement parce que personne n'y croyait ni ne pouvait y croire, lorsqu'Hitler écrivait Mein Kempf que "la chose" a pu se développer méthodiquement. Resté à l'état de lutte métaphysique, Hitler pouvait haïr longtemps, il lui faut la mise en oeuvre patiente d'une politique au jour le jour...

La méthode forcenée en si peu de temps et son application systématique jusque dans les liquidations durant la fuite des Nazis, ou alors même lorsqu'ils n'en avaient ni réellement "le temps ni les moyens" (Einzeitsgrüppen en Russie, ou ma Tante Marie, étudiante, 19 ans, déportée pour Auschwitz le 30 JUIN 1944, soit 24 jours après le débarquement) importent autant que le postulat.

Hilberg a cette phrase : "Hitler n'a rien inventé", comme s'il était surtout un chef d'orchestre mettant en musique les différents instruments nécessaires à son dessein.
Ne lui prêtons pas une forme de "génie métaphysique" quasi-visionniare ou auto-réalisateur, là où il n'a fait que pousser à l'extrême tout ce qui lui passait sous la main pour assouvir sa haine inextinguible.

Le Pen, oui, à la limite, on peut le mettre du côté de la vaine métaphysique, c'est plus fort que lui, un Credo.

commentaire n° : 13 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 18:03:51

  

  

L’investigation d’événements concrets liés au christianisme et au judaïsme s’inscrit, inévitablement, dans une dimension horizontale. En revanche, l’analyse des prises de position de l’Eglise catholique et du Judaïsme permet d’entrer dans une dimension verticale. La dimension horizontale reste une dimension temporelle, politique, idéologique. La dimension verticale, au contraire, nous fait véritablement entrer dans le plan de Dieu sur l’Eglise, sur Israël et sur le monde. La relation, de l’Eglise catholique, avec le peuple d’Israël, correspond-elle à la nature même de l’Église ? Cette relation de l’Eglise est-elle différente de ses relations avec les autres religions ? Tout ce qui a trait au Judaïsme est influencé, dans l’opinion catholique en particulier, et dans l’opinion publique en général, par l’image, souvent négative, que beaucoup de médias donnent de l’État d’Israël et de sa politique. Or, l’élection d’Israël par Dieu est irréversible, car Dieu ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Israël est un signe visible de la fidélité de Dieu. C’est dans ce sens que, en tant que catholique, je reconnais l’exception de la Shoah. Il y a une eschatologie pour soutenir mon approche. Une eschatologie au sens d’une doctrine des choses qui doivent advenir lors de la « consommation des siècles » ou de la « fin du monde » ou de la « fin des temps » : les peuples de la première et de la deuxième alliance lors de la venue en gloire du messie.

  

  

commentaire n° : 14 posté par : Miguel Garroté (site web) le: 16/05/2008 18:12:46
C'est dans cette métaphysique qu'est à chercher l'unicité, et non dans les modalités d'extermination. Le projet national-socialiste n'a pas surgi ex-nihilo dans une Allemagne plongée dans le chaos dès avant l'armistice (instauration de la République des Conseils de Kurt Eisner en Bavière, révolte des marins de la baltique qui font flotter le drapeau rouge sur cinq croiseurs le 7 novembre etc.). Il n'est que la synthèse de ce courant völkisch qui a lentement imprégné les sphères culturelles et intellectuelles d'une certaine frange de la population. Et Hitler ne fut que le catalyseur de cette tendance, il en a rendu possible la réalisation par ses attributs charismatiques et son aura d'homme providentiel (songez que 10 ans plus tôt, il dormait dans des asiles pour déshérités dans les rues de Vienne et peignait des cartes postales pour survivre !). 

Le débat entre intentionnalistes et fonctionnalistes est certes très intéressant intellectuellement, mais il est stérile pour la compréhension du phénomène. Rien n'aurait été possible sans la personne d'Hitler, qui lui-même ,'aura rien pu accomplir sans cette dévotion aveugle d'une énorme partie de la Volksgemeinschaft  et la mise à disposition servile des rouages de l'Etat.

La folie antisémite était certes en gestation dans toute l'Europe depuis le milieu du XIXème siècle, mais Hitler lui donne une fonction opérative, son antisémitisme est pour la première fois politiquement fonctionnel. Au vieil antijudaïsme catholique et aux prémisses de l'antisémitisme de tradition socialiste s'adjoignent dans un précipité explosif les conceptions völkisch nourries des délires sur la supériorité de la race aryenne et la lutte à mort contre les Juifs, une lutte céleste, mystique, métaphysique.

Hitler, dans Mein Kampf : "Si le Juif l'emporte, sa couronne sera la couronne mortuaire de l'Humanité tout entière".  

un seul impliqué qui conquiert les foules? Ou un enchaînement de volontés, avec, bien entendu, une élite coercitive potentiellement polymorphe qui domine le panier de crabes?

Les deux, justement. l'un ne peut se comprendre sans l'autre.
 
commentaire n° : 15 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 18:22:04
Le relativiste culturel Robert n'a qu'à se taire : l'unicité de la Shoah ne nie d'aucune façon les autres crimes de masses, génocides, elle les éclaire parce qu'elle en donne les clés d'interprétation, constitue une sorte d'aboutissement.
Le tout est dans tout pousse ses petits amalgames minables et potentiellement refoulant hors de la mémoire : à quoi bon?

Actuellement, si les Tutsis se rendent avec Yad Vashem et travaillent sur leur propre mémoire avec des conseillers de Yad Vashem, ce n'est pas dans l'esprit d'une concurrence des mémoires où tout se vaut et la Colonisation, et l'esclavage, etc. mais parce que les uns et les autres sont capables de tirer la force née de leurs spécificité...
Auschwitz instruit également les notions de crime contre l'humanité et donc l'imprescribilité des tribunaux d'exception jusqu'à ce qu'il soit rendu compte de ce dont il a s'agi, sur le plan juridique et sur le plan historial.
Toute relativisation renvoie à la prescriptibilité, un crime comme un autre pouvant passer à l'oubli.
Voilà l'un des actes fondateurs, pour tous, de l'unicité de la Shoah.
Ce qui ne veut pas dire ni qu'on préviendra ni n'empêchera toujours les autres. Mais qu'on équipe l'humanité pour s'en prémunir.
Elle continue de provoquer et d'alimenter le corpus juridique international : si on arrête le bras de Milosevic et le passe à la Haye c'est une suite logique, si on fonde le "droit d'ingérence" c'est aussi une continuité du phénomène.
Il faut des pierres blanches à la civilisation pour avancer.
commentaire n° : 16 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 18:25:12
Robert, qui regrette le bon temps de Saddam, en est désormais à traiter sur le même pied d'égalité la Shoah et le Rwanda.

Amusant, c'est exactement la position du FN .

Au moins, on sait où le ranger. Enfin, j'espère quand même me tromper. 
commentaire n° : 17 posté par : david martin (site web) le: 16/05/2008 18:38:03
Je n'avais pas vu qu'il s'est jeté comme une hyène dès la première ligne sur le texte : la shoah ça me gonfle : on peut plus regarder un obn western sur Arte,

Barre-toi connard : tu comprends là, parce que y en a d'autres que tu gonfles!
Si tu veux pas en causer, tu sautes une maille et tu Dé-ga-ge.
commentaire n° : 18 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 18:48:16
"Les deux, justement. l'un ne peut se comprendre sans l'autre."

C'est bien pourquoi l'insistance sur la seule métaphysique me paraît manquer toute autre dimension sans laquelle, à elle seule, elle ne tient que du "discours".
 
commentaire n° : 19 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 18:57:57
Justement non.
On parle "unicité", ici.
Or, une "unicité" sur le plan matériel ne tient pas la route. La Shoah n'est pas "unique" de ce point de vue. Ce qui peut la rendre unique, ce sont des critères SUBJECTIFS (auxquels j'adhère) pas OBJECTIFS. C'est donc  dans cette dimension métaphysique qu'est à chercher l'unicité, pas dans les modalités d'extermination. Pas dans la rationnalité, ni dans l'industrialisation du processus. Pourquoi ? Parce que ce critère seul n'est pas suffisant pour distinguer la Shoah des crimes communistes,par exemple. Les crimes communistes aussi répondent à une planification rationnelle, méticuleuse, fondés sur une déshumanisation voire une animalisation des êtres à supprimer. L'argument de l'unicité "parce que Auschwitz" est spécieux : Auschwitz ne fonde pas l'unicité. Parce que certes l'extermination industrielle n'a aucun équivalent dans les régimes communistes, mais de la même manière, les famines organisées idéologiquement planifiées à des fins d'épuration sociale n'ont aucun équivalent dans l'Allemagne nazie. Or personne ne songe à parler de l'unicité des famines idéologiques (5 millions de morts en 1 an en Ukraine de 1935 à 1936...). Il est également vrai que le déplacement massif d’une population des villes vers les campagnes à une échelle et dans un laps de temps jamais vu dans l’Histoire de l’Humanité (en l’occurrence l’épuration sociale du régime des Khmers Rouges, 2 millions de morts sur 8 millions d’habitants en trois ans !) n’a aucun équivalent dans aucun régime dit fasciste.

Voilà pourquoi personne ne soutiendra une unicité de la Shoah du point de vue de l'accomplissement de l'acte. 
 
commentaire n° : 20 posté par : Anomalie le: 16/05/2008 19:10:34

  
Pendant que j'y suis, voici un mail que je viens d'envoyer (et que vous pouvez reprendre et envoyer) à ces crétins de "La Libre Belgique" :
  

  

Envoyé à :

 

llb.direction@saipm.com

 

 

llb.redaction@saimp.com

 

  

  

Je suis profondément agacé par l'article de Virginie Roussel paru dans l'édition du 14 mai 2008 de La Libre Belgique et intitulé « Israël, construction rusée et à l'usure ». Je suis profondément agacé par la prise de position de Virginie Roussel, prise de position dont les mots du titre (« ruse », « usure ») révèlent l’antisémitisme de Virginie Roussel. Cette prise de position a été inspirée par l’émission consacrée par France 3 à la naissance de l’Etat d’Israël. Comme d’habitude, Israël est épinglé, alors que de nombreux peuples sont devenus ou redevenus des Etats dans le même type de conditions que l’Etat hébreux.

  

Miguel Garroté

  

Journaliste

  

http://monde-info.blogspot.com

  
  

A+  Miguel
   
     

commentaire n° : 21 posté par : Miguel Garroté (site web) le: 16/05/2008 19:15:57
Ca me semble un causalisme un peu primaire que de minimiser l'importance de l'industrialisation raciale de la mort, au motif qu'il en existerait d'autres cas de figure "sociaux", l'impression qu'on tourne en boucle : cause>effet.
"du point de vue de l'acte" : je n'ai jamais dit du seul point de vue de l'acte, puisque je n'ai de cesse de répéter que l'un ne va pas sans l'autre.

Qu'il faut l'exercice d'une volonté de tous les instants vers un but pré-défini, jamais laissé de côté, chaque fois qu'une nouvelle occasion se présente de la mettre en oeuvre, pour penser un jour le rejoindre à ce point de "perfection" : 3/4 des Juifs d'Europe. 75%.

Que l'intention est sans doute la mieux partagée du monde, mais ne se suffit pas elle-seule.
 
Voir l'impuissance actuelle du Hamas-Hezbollah à aboutir à un résultat identique pour des raisons uniquement techniques et l'intention d'Ahmedinedjad d'y parvenir un jour ou l'autre par des moyens uniquement technologiques. Sans quoi il en restera à ses discours certes haineux, sulfureux, mais en soi impuissants.
Sa haine est également "métaphysique", fait plus que celle d'Hitler référence à D. et c'est sans aucun doute la raison pour lauqelle il se croit investit de la mission cette fois de réussir. Non plus de frapper un à un tous les Juifs dispersés, mais de détruire le coeur même de l'Etat politique comme aboutissement physqiue du Judaïsme métaphysique des "Mécréants", de la foi perfide à l'endroit d'Allah et de l'Imam caché.
Et ce qui fait qu'il a les plus grandes chances d'échouer encore une fois, c'est simplement qu'il risque de se casser les dents face à une supériorité technologique inouïe et la volnté de la mettre en oeuvre en cas de danger suprême.
commentaire n° : 22 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 19:32:16
Encore faut-il pour cela croire en Dieu; croire qu'il existe un "peuple élu". Cette analyse est surement très pertinente pour un croyant, mais pour un athée elle est complètement non-avenue (et ceux bien que je condamne les propos de Le Pen).

Ensuite peut-être que si ce type n'est pas à l'UMP c'est tout simplement parce que l'UMP ne cesse de faire du pied à la gauche...
commentaire n° : 23 posté par : Aurélien (site web) le: 16/05/2008 20:00:21
à traiter sur le même pied d'égalité la Shoah et le Rwanda.

Qu´est ce que ça veut dire ? Ce sont deux génocides. On a tué l´autre pour ce qu´il était sans tenir compte de son sexe, de son âge.

Je dis simplement que je ne comprends nullement cette insistance de coller automatiquement au mot Shoah les mots "événement unique" comme le fait Garroté.   

Ce que je pense du mot de Le Pen, je l´ai dis : il provoque en jouant sur les mots, "détail" certes car l´histoire de la Seconde Guerre n´est pas que la Shoah (ici il a raison) mais "détail" dans le sens de "chose sans importance" ou de "peu d´intérêt" (et là il a tort).

Je suis par ailleurs opposé à la loi Gayssot en France : cadeau fait aux négationnistes.
commentaire n° : 24 posté par : Robert le: 16/05/2008 20:31:48
Je n'avais pas vu qu'il s'est jeté comme une hyène dès la première ligne sur le texte : la shoah ça me gonfle : on peut plus regarder un obn western sur Arte,

Qui il ?


Par contre, l'exception de la shoah, ça commence effectivement à me gonfler. Regarder Arte et ne voir que le génocide en long, en large, en travers, ça me gonfle. Passer notre temps à s'excuser pour ces massacres dont les Français ne sont pas responsables, ça me gonfle, etc....
commentaire n° : 25 posté par : Robert le: 16/05/2008 20:34:03
Change de chaîne, connard. Y a un très bon film sur la X.
commentaire n° : 26 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 21:33:47
"Passer notre temps à s'excuser pour ces massacres dont les Français ne sont pas responsables",

Ah ouais??? Sans blague? Il me semblait que les flics qui gardaient les nôtres n'étaient pas autrichiens ni bavoirois, tu veux des photos???, il me semblait que les décrêts d'octobre 40 n'ont jamais été imposés par l'occupant mais par le régime de collaboration, il me semble que les rafles ont été effectuées sur ordre de Bousquet par les flics parisiens avec les bus de la RATP et les trains de la SNCF.
Il me semble que suite à l'échec relatif de la rafle du Vel d'Hiv, où 13 000 sont arrêtés au lieu de 30 000 par Bousquet, les Français proposent d'envoyer également les enfants à des Allemands qui n'en veulent pas pour ne pas s'encombrer de problèmes comme la séparation des mères, les àcôtés d'hygiène, etc.

Je le sais parce que mon père, âgé de 10 ans allait avec son frère de 8 et son père à l'accent trop polack à couper au couteau, faire du porte-à-porte par le métro pour dire aux Juifs français de fuir Paris. Et les Juifs français leur disaient : ces polaks sont fous, jamais la France ne ferait ça!" Et la France l'a fait.
C'est la police française qui a fait tatouer et exterminer des enfants de moins de quelques mois, tu vois ceux avec des tatouages et qui les montrent sur les photos. Les seuls enfants ayant échappé au massacre sont ceux qui ont subi les expériences des dégénérés comme Mengele mais qui n'était pas le seul.
Et il paraît que c'est ton pote Chirac qui aurait fini par avouer au bout de 55 ans de baffes dans la gueule et une lumière crue dans la tronche genre Serge Klarsfeld. Et qu'il faudrait qu'on l'en remercie et qu'on s'en excuse, même. Mais surtout que Robert, y se sent pas concerné.
"N'oubliez jamais que Chirac" : ce qui est valable pour moi n'est pas valable pour toi? Pourquoi? Question de discrimination raciale? Les Juifs lui dovent un pourboire, mais toi tu lui dois rien à Chirac?
Quelques grands français : Darquier de Pellepoix, Xavier Vallat, Legay, Touvier, la milice, la division Charlemagne sur le Front russe qui est la dernière à défendre le Bunker d'Hitler, etc.
C'était pas des Français? Des quoi? Des Sénégalais?

commentaire n° : 27 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 21:50:04
Et je vais t'en raconter une bien bonne à propos de Xavier Vallat : en 14-18, il a choppé une dette imprescriptible envers un médecin français JUIF, c'est ce type-là, le futur tuteur de mon père, qui l'a sorti des tranchées sous la mitraille, sur ses épaules pour le soigner. Il y a laissé un oeil et une jambe, soignées avec les moyens du bord. Cela ne l'a jamais empêché d'être l'un des plus grands antisémites de France, commissaire aux affaires JUIVES (à qui il devait la vie).
En 40-44, ce médecin juif était chef de service à l'hôpital Rotschild. Lorsque Drancy ne remplissait pas assez, la police française venait faire des descentes à Rotschild et râflait les malades : femmes, enfants, vieillards dans leurs lits pour les expédier à Auschwitz.
Mais comme l'antisémite Vallat avait cette dette imprescriptible, de temps en temps, il laissait courir le bruit avant, de façon à ce que les médecins essaient d'évacuer en toute hâte les quelques cas qui le pouvaient encore.
C'est ainsi que mon oncle âgé de 7 ans y a échappé. Se trouvant hospitalisé, et mon grand-père connaissant les risques de râfles, il a remis une lettre en français approximatif confiant à ce médecin en qui il avait confiance le sort de deux enfants, sachant qu'en tant que Juif et résistant, il risquait à tout moment de partir. Ce qui se produisit effectivement le 14 septembre 42, après avoir tâché de faire passer ma grand-mère en zone libre, arrêtées et internée à Poitiers (Loire) avant Drancy et Auschwitz. Et ce médecin juif a versé de l'argent à une concierge pendant toute la durée de la guerre, pendant que son propre fils se battait en tant que lieutenant du chef militaire du maquis du Vercors, François Huet, pendant que le reste de sa propre famille réfugiée à Grenoble risquait à tout instant l'arrestation.

Tu as trop fait la guerre Robert, c'est ça? Durant les siècles passés. La France, elle a donné... C'est pour ça que tu es anti-
Alors regarde pas trop Arte tu vas faire des cauchemars et pipi au lit.
C'est des "Français", ça???
commentaire n° : 28 posté par : Gad (site web) le: 16/05/2008 22:14:50
je voudrais juste te dire MERCI Michel garotte Ce que tu as ecrit est exactement ce que je ressens mais ai tant de mal a exprimer.
Le crime abominable que j`ai eu tant de mal a accepter dans mon enfance et qui a grave au fer rouge ma conscience est en train de se reproduire.La seule facon de le combatre et c`est vraiment dur car l`ame des francais semblent verouillee et tellement difficile a toucher actuellement et la je parle de ma famille proche catholique.Continue a t`exprimer ainsi et a donner aux francais la possibilite de SAVOIR et d`ouvrir les yeux avant que ne se cree l`irreparable a nouveau cad un soutien passif voir actif au nouveau Mal absolu que reprentent aussi bien Le pen certains extremistes et surtout lIran et  le nazi izlamisme qui veulent  a nouveau detruire le peuple choisi par Dieu et donc Israel et d`autres qui ne veulent pas etre deranges dans leurs certtitudes dans leurs comfort materiel et cerebral 
Merci donc pour tous tes efforts pour ton temps ton energie et taculture
une francaise immigree a londres mais qui reste francaise
Frenchy
commentaire n° : 29 posté par : dominique Le Floch (site web) le: 16/05/2008 23:02:51
Tu as trop fait la guerre Robert, c'est ça? Durant les siècles passés

Ne mélangez pas tout.

Ma famille a eu à souffrir des guerres. Comme civils, comme soldats.
 
Et nous n´avons jamais collaboré avec les nazis.
commentaire n° : 30 posté par : Robert le: 17/05/2008 00:37:16
Ca me semble un causalisme un peu primaire que de minimiser l'importance de l'industrialisation raciale de la mort, au motif qu'il en existerait d'autres cas de figure "sociaux", l'impression qu'on tourne en boucle : cause>effet. 
"du point de vue de l'acte" : je n'ai jamais dit du seul point de vue de l'acte, puisque je n'ai de cesse de répéter que l'un ne va pas sans l'autre. 

Attention, on ne parle pas de la même chose je crois : il ne s'agit pas de minimiser quoi que ce soit dans le processus d'industrialisation de la mise à mort, ni de passer sous silence la disproportion de la puissance technologique mise en oeuvre au cours du processus. On est d'accord là dessus.

Là, encore une fois, on parle d'UNICITE de la Shoah. Or, l'"unicité" de la Shoah n'existe pas au regard des modalités de la mise en oeuvre, de la technologie utilisée, mise au service de cet ACTE. Ce n'est pas l'ACTE et les moyens nécessaires à sa réalisation qui fondent l'unicité de la Shoah, puisque la même grille de lecture est appliquée aux crimes communistes, et cette grille marche parfaitement.

Là où la grille ne colle plus aux autres crimes d'autres régimes ou idéologies, et ne s'applique et ne marche QUE sur la Shoah, c'est dans cette VOLONTE de réaliser un acte non seulement politique, idéologique, prophylactique même selon les dirigeants nazis, mais une GUERRE des dieux, un combat quasi-eschatologique entre deux "principes cosmiques" (le mot est d'Hitler lui-même dans mein kampf), entre deux conceptions irréductibles de la place des êtres dans l'ordre naturel des choses. 
commentaire n° : 31 posté par : Anomalie le: 17/05/2008 01:00:45
Je n'ai pas l'intention, Anomalie, de me lancer dans une vaine polémique de la poule et de l'oeuf.

Il est assez évident, pour reprendre la notion de "Turnspeech", qu'aux notions bibliques de "peuple élu", de la responsabilité de l'Unicité de D. à transmettre à l'humanité, correspond une contre-mystique de la "race des Seigneurs". Ce qui fait que le Juif est toujours "responsable" en premier lieu aux yeux des autres.
Beaucoup de hauts-dignitaires Nazis ne se contentaient pas d'haïr aveuglément, mais connaissaient particulièrement bien les spécificités du Judaïsme, comme pour traquer les ressorts de la "réussite" historique exceptionnelle. Une sorte d'hommage permanent du vice à la vertu. Une duplication anthropophage.

L'Unicité de la Shoah veut que c'est cette unicité d'un peuple dédié à D. qui est dénoncée comme un vaste "mensonge" ou une usurpation quant aux peuples "païens" au premier rang desquels le Germain pur venu du fond des âges, contre le "Sémite" "manipulateur, spéculateur", ... (vues de l'esprit qui ont encore cours au sein des "races pures" de nos jours... humour-)

C'est d'ailleurs un trait de caractère que l'on retrouve plus tard chez Arafat au Caire : entraîné aux commandos dans les années 50 par un officier allemand (donc nazi), il approche les cercles sportifs des Macchabees, fréquente des milieux juifs pour, dit-il "mieux connaître son ennemi".

Il faut de la fascination pour haïr. C'est quand elle est devenue épidermiquement insupportable que la "transmutation" peut se réaliser

Il y a là, à certains moments, presque une forme d'intimité qui, à un autre moment, rend la haine plus forte où l'un ne peut plus subsister que par la disparition de l'autre qui signe son propre avènement.

L'obsession de la pureté raciale fait qu'il faut d'abord que le Nazi se sente lui-même menacé, à deux doigts de son propre étouffement, annihilation pour tremper sa volonté de venir à bout du "fléau", pour choisir de vivre, lui et les futures générations aryennes, contre ce qu'il doit concevoir comme les "forces du mal". Il faut que sa mission soit "sanctifiée", "sacrée".

Et donc, à un moment donné, renverser jusqu'à l'église romaine qui lui a pourtant donné les bases de l'enseignement au moins du mépris, sinon de la haine, mais qui, elle, n'a pas réussi, par faiblesse ou contagion (comme dit Robert) à se substituer au "péril Juif" de l'Unicité de D., à réaliser le "verus Israel".


Bien entendu qu'il faille une "mystique" aryenne, "païenne" ou post-christique déjudaïsée pour dénoncer la "corruption juive" du sang allemand et que la critique, soit du capitalisme "juif" ("domination du monde") soit du "communisme "juif" (péril bolchévique) ne suffit pas pour faire un "bon aryen", un homme nouveau et "pur" du point de vue de la "race". Par opposition à tout ce qui rappelerait jusqu'au souvenir de ce qui fut avant cette "aube".
La Svastika est un symbole indien (aryen) inversé, les "forces du bien" s'inversent.

Savez-vous, ce qui pourrait renforcer le propos de Miguel Garroté, que le régime nazi avait l'intention de remplacer le personnel et quelques-uns des dogmes de l'Eglise catholique d'Allemagne (qui, pourtant, collaborait assez largement : il ne me semble pas qu'il y ait eu un seul équivalent du Cardinal Sallièges de Toulouse en Allemagne-Autriche durant toute la période), précisément pour rompre tout lien avec les racines juives du Christianisme?

C'est sans doute à travers ce prisme de la menace de "faire le ménage" au sein même des institutions accessibles aux Nazis de la hiérarchie épiscopale qu'on peut, sans doute lire, la "tiédeur" et le silence du pape Pie XII, dénoncé dans le "Amen" controversé de Costa-Gavras, avec Matthieu Kassovitz.

Mais sans la planification, la mise en oeuvre, toute cette métaphysique serait restée dans un livre. C'est parce qu'Hitler n'est pas seulement un "croyant", mais un "pratiquant" qu'il aboutit en grande partie.
commentaire n° : 32 posté par : Gad (site web) le: 17/05/2008 08:39:40
Salut Gad

"à réaliser le "verus Israel".


est ce que tu as le bon bouquin de Marcel Simon, "Vérus Israel" qui est republié  aux Editions de Boccard - Paris.?
 
Pour un érudit comme toi, il le faut absolument dans sa bibliothèque
commentaire n° : 33 posté par : Yéhoudi le: 17/05/2008 09:44:44
Yéhoudi, je ne suis pas un "érudit", je ne suis qu'un autodidacte. Je viens du textile, des machines à coudre.... et des ateliers clandestins!
Mais si ça me tombe entre les mains, alors pas de problème!
commentaire n° : 34 posté par : Gad (site web) le: 17/05/2008 10:10:44

  
  
Salut Gad et Yéhoudi :
  
Les autodidactes sont souvent les meilleurs.
  
La Première et la Deuxième Alliance sont truffées d'autodidactes.
 
Le Prophète Jérémie n'avait pas fait un doctorat à l'Université Hébraïque de Jérusalem et prendre la parole ce n'était pas son truc. Pourtant c'est un grand Prophète et la Parole de Dieu qu'il a transmise sont sacrement d'actualité aujourd'hui.
 
Le philosophe catholique français Gustave Thibon, auteur de "L'échelle de Jacob" était un paysan ardèchois qui n'avait pas fait d'études. Pourtant, c'est un des philosophes les plus chaleureux, les plus humoristiques et les plus vrais de l'église catholique du 20ème siècle.
  
  

commentaire n° : 35 posté par : Miguel Garroté (site web) le: 17/05/2008 10:29:44
PS : lorsque je parle d'atelier clandestin, c'est essentiellement durant la période de la "dénaturalisation".

Haïm Icek, premier du nom, s'est battu dans la légion étrangère du fait de son accent, a descendu un ou des stukas pendant la campagne de France, est "parti la fleur au fusil" comme certains nous le reprochent encore, parce qu'il savait ce qu'il combattait. Excellents états de service selon ses papiers militaires.

J'ai croisé le père de JJ et Pierre Goldman, lors d'une commémoration des FTP-MOI, bataillon Carmagnole-Liberté présent à Lyon (Vénissieux) et Toulouse. Peu importe la couleur politique de l'époque. Nous n'étions pas communistes, d'autres l'étaient.

Il faut savoir que pendant que l'Etat-Major français repliait, ces hommes restaient se battre, et refusaient cette "étrange défaite" stigmatisée par Marc Bloch, finalement consentie, organisée par des officiers qui n'avaient pas le coeur au bon ouvrage. Il n'est écrit nulle part que, de toutes façons, cela n'en valait pas le coup. Ils ont défendu un pays qui, dans son commandement et à de rares exceptions près, n'était pas résolu à défendre sa propre intégrité.

Les groupes de jeunesse polonaise du Bund, etc., les cercles familaux ou militants continuaient de poser les jalons de la lutte et les réseaux d'évacuation des familles et des enfants (OSE), parmi ceux qui l'ont pu, beaucoup ont pris le maquis (Simon dans le Vercors,...).

Les gosses ont même jeté des pierres aux tanks (genre Intifada) à Belleville, mais ils ont vite compris la différence entre un "Nazi" et ce qu'on en raconte aujourd'hui!

Il y a eu les manifs des "zazous" porteurs de l'étoile jaune par dérision... L'indifférence n'était pas la fatalité (à cause d'avoir faim, les rutabagas c'était pour tout le monde) que certains voudraient aujourd'hui dépeindre. Et la "résistance" n'est pas que l'héroïsme démesuré d'êtres hors du commun, une affaire ce "demi-dieux" sortis de l'Olympe.

Sur les fiches de la préfecture de police, contrairement aux autres membres de la famille répertoriés, le grand-père recherché apparaît seul, il a réussi jusqu'à gommer, cacher l'existence et le nom de son épouse et de ses enfants. Ils ne savent ni ou il est, ni qui sont et comment se nomment sa conjointe et ses descendants. C'est ainsi qu'il tente de faire passer son épouse vers la "zone libre" (qui ne le sera plus deux mois plus tard), laquelle est arrêtée et internée à Poitiers.

D'autres membres des familles ont été arrêtés bien avant Wansee, envoyés dès mai-juin 41 à Pithiviers, Baune-la-Rolande, etc. Puis envoyés à Auschwitz le jour venu. D'autres encore, lors des rafles du 16 juillet...

Pour ne pas insister et en finir sur le cas de déni de R., il y a une particularité intrinsèque et donc une responsabilité particulière de la Collaboration en France, qui contrairement à la plupart des autres pays européens, n'a pas été imposée par l'Occupant, mais votée (pleins pouvoirs), organisée, et a, le plus fréquemment, devancé les ordres de l'occupant de façon extrêmement zélée.

Comment expliquer le Roi du Danemark, sortant sur le perron avec une étoile de David pour dire que ses Juifs sont Danois et rien d'autre?

Même Mussolini et Franco n'ont pas vendu leurs Juifs, que sous la contrainte pour l'Italie à partir de 43. Klarsfeld explique bien que Nice étant sous gouvernorat italien, il restait cette "porte ouverte".

On peut dire ce qu'on veut de certains pays, comme la Pologne, de l'antisémitisme pathologique à l'Est, là, comme il faut analyser le Régime Nazi, il faut analyser les rouages de l'administration française et son rôle particulier.

Il y a ceux des Justes qui ont secouru, ceux qui ont résisté (réfractaires au STO, engagés etc.) il y a ceux de l'Etat qui ont prêté main forte au projet nazi, la milice, etc.

Donc, on ne peut sous aucun prétexte, ou la France ne serait plus jamais la France, esquiver la question qui ne resurgit qu'après 55 ans, De Gaulle ayant voulu stopper l'épuration qui risquait d'être sans fin. Ce qui veut dire qu'au nom de la raison d'Etat, on n'a pas "dévichysé" comme ailleurs on aurait voulu "dénazifié".

Et il y a ceux qui n'ont rien dit et par conséquent n'ont toujours rien à dire sur la question.
"Moi, j'ai rien fait", ça ne prend pas. Ca ne m'intéresse pas de palabrer avec des R. qui ont perdu jusqu'au respect d'eux-mêmes, par manque de sens de l'Etat ou de l'intérêt général ou collectif, de l'histoire, de la transmission, des valeurs. Ou il faut gommer 5 ans d'histoire de France des manuels. Il ne s'agit pas de se frapper la poitrine et de se couvrir la tête de cendre, il s'agit simplement de savoir si on veut savoir et ce qu'on veut savoir. Personne ne fera qu'une autruche sorte la tête du sable, si c'est la seule façon pour elle se protéger : mais de quoi.
A mon avis, la tête dans le sable "ça cache quelque chose" (humour...)

On peut aussi nier qu'il y ait jamais eu une guerre à l'époque et tirer les bénéfices de "l'entente cordiale" entre la France et l'Allemagne sans jamais en mesurer le prix ni surtout qui a réglé la facture.

Ce qui n'est ni plus ni moins que du révisionnisme-négationnisme. Faut s'assumer, mon vieux.

commentaire n° : 36 posté par : Gad (site web) le: 17/05/2008 11:22:00

Miguel Garroté en fait trop pour Le Pen. Le personnage vaut-il toutes ces images mises en ligne ?

 

6 Mo de juifs exterminés dans des camps… ce n’est peut-être que comptablement une petite rivière qui alimente l’océan des massacrés ; mais c’est bien sûr une horreur absolue et un point central de l’Histoire par la nature même de ce génocide : théorisé, planifié, organisé, industrialisé dans son exécution ;  déshumanisé.

Point central surtout par la nature des protagonistes, victimes et bourreaux ; respectivement, communauté fondée sur la race et la religion, le peuple choisi de Dieu, et la Nation allemande autoproclamée Aryenne, race supérieure.

Ceux qui furent massacrés ne le furent pas pour le danger qu’il pouvait représenter (les juifs, combien de divisions ?). C’est la nature sacrée d’un peuple qu’il fallait éradiquer, par l’extermination.

Je relève qu’il y a là une certaine similitude avec le Massacre des Innocents dans la bible.

 

Mais bien sûr aussi plus trivialement, l’envie et la jalousie devant l’insolente réussite de cette petite communauté, qui se nourrissent à l’autre mamelle de l’anti-sémitisme, ont fonctionné à plein pour que les foules allemandes et nombre en Europe adhèrent à cette infamie. Envie et jalousie devant les réussites sociales, économiques et culturelles des communautés juives d'Europe. Insupportable.

Ce fut une bonne opportunité pour ce saisir du butin. Œuvres d’art, dépôts bancaires, etc.

Les têtes pensantes ne mirent pas long à trouver les mains de leurs basses œuvres…

 

Aussi dérangeant que les propos à suivre puissent être pour tous ceux qui sont liés aux victimes, pour les juifs croyants en particulier, pour tous les juifs, je pense qu’il y a dans cette justification à Dieu le germe funeste des drames passés et probablement encore à venir !

En termes clairs, parce qu’il y a sans doute là aussi une responsabilité pour les victimes à explorer…

 

Mais débattre de ce sujet est un exercice difficile car il ne faudrait pas voir dans des critiques le début d’une justification à quelque sorte de violences et confondrent les barbares et les victimes, il ne faudrait pas heurtés ceux qui ont tant souffert, il ne faudrait pas donner du bois à ceux si prompts à rallumer les brasiers.

Et je ne suis pas sûr non plus que beaucoup de juifs soient prêts pour ce débat.

 

Barakat !

commentaire n° : 37 posté par : Barakat le: 17/05/2008 11:44:15
Barakat,

je mentionnais d'une autre façon ce dont tu sembles parler, reste à savoir ce que l'on en fait :

"Ce qui fait que le Juif est toujours "responsable" en premier lieu aux yeux des autres."

Doit-on pour autant se départir du sens de sa "responsabilité" dans l'histoire?

Ce n'est pas parce que l'antisémite veut confondre responsabilité et culpabilité intrinsèque qu'il faudrait soit s'exempter soit se victimiser définitivement.

Ce qui fait la différence entre l'histoire et la pure martyrologie, une espèce de "culte religieux" de la Shoah que nous reprocheraient certains esprits mal avisés. C'est un fait, nous ne nous en départirons pas. Cela n'a rien à voir avec une "religion" ou un "business" de la Shoah qui fera ricaner Dieudonné.

Là on est aux sens premiers des croyances fondatrices : l'histoire d'un "premier homme", responsable, gardien de la terre et à qui un D. qui "se cache" (d'où le D. : point pour ceux qui ne cherchent pas) demande : "Où en es-tu?" soit, qui le fiche devant son libre-arbitre. Sans quoi, il n'y a que le monde enchanté des Anges. Une harmonie sans fin et donc pas "d'existence", pas de décision, pas de conscience, pas de valeurs, juste un bon shoot céleste dans la Connaissance à l'égal de D.

Y compris durant cette période, il existait un libre-arbitre singulièrement restreint.

Le Pen n'a d'intérêt que de rappeler ou démontrer qu'on peut choisir de gommer, d'ignorer, de nier, de minimiser, etc. En tant que tel, il sort de l'histoire collective, il incarne des valeurs en voie d'auto-liquidation, qui, malgré tous ses efforts, ne font recette que marginalement. Avec son insistance maladive, il devient hors-cadre. Ce n'est pas le regonfler pour un nouveau tour de scrutin que de lui consacrer une petite explication de texte. On a l'impression que c'est comme un "testament politique". A force de trop vouloir rassembler les Français derrière Vichy, aujourd'hui derrière les néo-gauchistes rouges-bruns-verts (Soral, Dieudonné... Roland Dumas était visible lors d'un précédent meeting, etc.), il génère une véritable hémorragie de ce qui lui restaient d'éléments. Je crois même que sa propre fille est au courant qu'il fait tout pour "saborder" ce qui resterait après lui. Ca tient de la logique du bunker. Son "sens de l'honneur" le conduit à ne rien renier de ce qu'il a négationné précédemment.
Sa garde noire (salut Dieudo!) ou rapprochée n'a rien d'un parti de droite, ou d'extrême-droite, c'est juste un cercle de nostalgiques de l'antisémitisme (antisionisme) sous toutes ses formes.
commentaire n° : 38 posté par : Gad (site web) le: 17/05/2008 12:22:37
, les Français proposent d'envoyer également les enfants à des Allemands qui n'en veulent pas pour ne pas s'encombrer de problèmes comme la séparation des mères, les àcôtés d'hygiène, etc.

Les Français n'envisageaient pas une seule seconde qu'ils les envoyaient au massacre...

En outre, en quoi, on serait héritiers des crimes de certains dans notre pays ? On n'a jamais participé, on n'y est pour rien, je ne vois pas pourquoi on passerait notre temps à s'excuser, ou alors, tous les israeliens devraient s'excuser pour les drames du Proche Orient (ce que perso, je ne leur demande absolument pas), mais je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas s'appliquer à eux-mêmes les revendications qu'ils ne cessent d'exiger des autres pays européens.

Et malgré tout ce que tu peux raconter, tu ne m'as toujours pas prouvé en quoi la Shoah serait unique. Garrotté parle d'eschatologie, voit la création d'Israel comme un signe sur le peuple élu de Dieu. Alors, d'une, en tant que catholique, il oublie que le nouveau peuple élu de Dieu, ce sont les catholiques, et plus les Juifs, et deux, j'aimerais savoir comment il interprète la mort du Christ d'un point de vue métaphysique avec la responsabilité des juifs, etc (je ne considère pas que les juifs soient responsables de la mort du Christ, mais d'un point de vue métaphysique, il s'agit là aussi d'un crime unique).

C'est sans doute à travers ce prisme de la menace de "faire le ménage" au sein même des institutions accessibles aux Nazis de la hiérarchie épiscopale qu'on peut, sans doute lire, la "tiédeur" et le silence du pape Pie XII, dénoncé dans le "Amen" controversé de Costa-Gavras, avec Matthieu Kassovitz.

T'as fumé quoi, mec ? Pie XII a énormément travaillé pour les juifs, il en a sauvé (le rabbin de Rome, Zolli, s'est converti à la fin de la guerre pour le remercier de son attitude durant celle-ci), en outre, il est prouvé que la pièce le Vicaire dont est tiré Amen est un livre commandité par les services communistes, pièce qui d'ailleurs a été interdite en Israel (même les juifs ne croyaient pas une seconde  à cette version des choses).

Va te documenter un peu...

L'équivalent de Sallièges, c'est Von Galen, et t'oublies les sermons de la Noel 42 du pape, etc, en bref, l'Eglise n'a RIEN à se reprocher pendant la période, faut arrêter de lire les gauchistes.

commentaire n° : 39 posté par : Xavier le: 17/05/2008 12:29:13
@ Gad,

Merci pour ta réponse.
Sur le site, je lis tes billets, toujours documentés, avec plaisir. J'en profite pour dire la même chose à Adamastor dont l'analyse sur la bible était fort intéressante.
Pour les thèmes de la reponsabilté et de la culpabilité, je me permettrai d'y revenir à une prochaine occasion.
J'essaie aussi d'apporter ma vision d'athée à ces débats, ce qui ne facilite pas les choses quant mes interlocu