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Liban : légion mercenaire étrangère Hezbollah au service de l'Iran.
La guerre – en la matière il n’y a pas d’autre terme à utiliser – qui embrase à nouveau le Liban n’a rien de surprenant. David Bescond sur rebelles.info revient sur les prémices
de ce nouveau conflit au pays du cèdre. Par ailleurs, les autres informations que je reçois ce vendredi 9 mai en début de matinée permettent de redouter, à moins d’un cessez-le-feu, une réaction
en chaîne qui ne concerne pas seulement le Liban.

Hezbollah : feu vert de l'Iran pour frapper Israël depuis le Liban.
Vendredi 9 mai au matin (1) David Besond sur rebelles.info rappelle que dès le 31 mars (2) puis à nouveau le 14
avril (3) il avait informé que « le Hezbollah avait reçu le feu vert de Damas et Téhéran pour renverser le gouvernement de Fouad Siniora afin de s'assurer les coudées franches
pour un conflit d'envergure avec Israël qui impliquerait également le Hamas. Cependant le Hezbollah n'avait pas prévu de prendre l'initiative aussi rapidement. C'est une ordonnance du
gouvernement libanais qui a mis le feu aux poudres ».

Sous couvert de télécom le Hezbollah et l'Iran espionnent le Liban.
« Mardi le gouvernement de Fouad Siniora a en effet annoncé qu'il lançait une enquête sur
le réseau de télécommunications parallèle et illégal installé à Beyrouth et dans le sud du Liban par le parti chiite Hezbollah avec ‘l’aide de l'Iran’ constituant une ‘violation de la
souveraineté de l'Etat’. Le gouvernement a affirmé qu'il allait remettre des documents démontrant ‘l’implication d'organismes iraniens’ dans la construction de ce réseau. Mais surtout le même
jour, le gouvernement a également décidé de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, Wafiq Choukair, proche du Hezbollah. Pourquoi ? ».
Aéroport : caméras de surveillance du Hezbollah.
« Car les autorités venaient de découvrir qu'un système sophistiqué de caméras de surveillance
permettait de surveiller les mouvements de personnalités anti-syriennes et de responsables étrangers en visite à Beyrouth. De fait, toutes les personnes proches du gouvernement, les
hommes d'affaires ou les émissaires des pays soutenant le gouvernement libanais et qui transitaient par l’aéroport étaient systématiquement espionnés par les agents du Hezbollah et
donc par la Syrie et l'Iran. Ce qui pouvait poser de sérieux problèmes pour la sécurité de ces personnalités ».

La route de l'aéroport de Beyrouth : Welcome to Hezboland...
« Mais plus important encore, le contrôle de l'aéroport par le Hezbollah lui permettait d’organiser la contrebande
d’armes et de munitions en provenance de Damas et de Téhéran. On comprend dès lors pourquoi la décision du gouvernement de démettre l'homme lige de la milice chiite à l'aéroport
fut pour le Hezbollah un casus belli. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ne s'y est pas trompé en affirmant que la décision du gouvernement libanais était
une ‘déclaration de guerre’ et en promettant que la crise ne serait pas résolue si le gouvernement ne revenait pas sur ses décisions, l’accusant de vouloir désarmer le
Hezbollah ».

L'aéroport de Beyrouth est aux mains du Hezbollah.
« Il a ainsi exigé du gouvernement qu'il annule sa décision de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport
de Beyrouth. Presque un aveu ! Voilà pourquoi le Hezbollah est dans l'obligation de mener son offensive contre le gouvernement légitime du Liban plus tôt qu'il ne l'avait envisagé. Le
gouvernement, sauf à perdre toute crédibilité, ne peut pas céder. Reste à savoir si Damas et Téhéran verront d'un bon oeil cette offensive prématurée. La réponse à cette interrogation
déterminera la suite des événements », conclut David Bescond sur rebelles.info.

Terreur du Hezbollah devient "guérilla urbaine".
Le même vendredi 9 mai à 8H.56 Clément Dossin de Reuters informe que « des scènes de guérilla urbaine (ndlr :
le terme est idiot) se sont déroulées depuis jeudi après-midi dans la capitale libanaise dont le Hezbollah a largement pris le contrôle (...) Le Hezbollah a pris le contrôle d'une grande partie
de Beyrouth, dont des organes de presse progouvernementaux, au troisième jour d'une campagne de désobéissance, qui a fait au moins 10 morts et 20 blessés ».
Remake : Beyrouth 2008 ressemble à Beyrouth 1975-1990.
« Le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit,
rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990. Des hommes fidèles au Hezbollah ont pris le contrôle vendredi matin de la chaîne de télévision
progouvernementale Future News (...) les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié Amal, autre milice chiite, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du groupe Future
(...) Des hommes armés ont également investi les locaux du journal Al Moustakbal (...) A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel ‘au calme et à la retenue’ dans une
déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante », conclut Clément Dossin de Reuters.

Al Manar, la chaîne télé du Hezb financée par l'Iran.
Encore vendredi 9 mai à 8H.44 Guysen International News informe que « des milices chiites apparentées au Hezbollah
ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Beyrouth. Les violents affrontements entre le Hezbollah et l'armée se poursuivent dans la capitale pour le 3e jour consécutif. La chaîne de
télévision Al Manar du Hezbollah a annoncé que les hommes de son mouvement ont incendié les locaux du journal appartenant au chef de la majorité anti-syrienne Saad Hariri ».

L'armée libanaise une fois de plus évincée par les milices ?
Toujours vendredi 9 mai à 9H.53 lefigaro.fr avec l’Agence France Presse et Associated Press
informe que « pour le troisième jour consécutif, les combats ont repris vendredi matin à Beyrouth, entre sympathisants de la majorité antisyrienne et ceux de l'opposition soutenue par Damas
et Téhéran. De quoi faire craindre une nouvelle guerre civile au Liban, comme en témoigne cette une du quotidien francophone «L'Orient Le Jour» : ‘Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues’. ‘Pour la République toute entière,
c'est tout autant, désormais une question de vie ou de mort’, écrit également l'éditorialiste Issa
Goraieb. Au lendemain du discours du
chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur une ‘déclaration de guerre’ du gouvernement libanais, des hommes armés de l'opposition chiite ont pris le contrôle de plusieurs quartiers sunnites de
l'ouest de Beyrouth ».

Combien de fois Beyrouth sera-t-elle détruite ?
« Par ailleurs, de violents affrontements ont lieu dans le district mixte, sunnite, chiite et chrétien de Hamra.
Des hommes armés du Hezbollah ont également mis la main sur la chaîne de télévision progouvernementale. ‘Des hommes armés ont encerclé l'immeuble de Future TV, dans le district de Sanayeh, à
l'ouest de Beyrouth et ont demandé, via le commandement de l'armée, la fermeture de la chaîne’, a affirmé Nadim Moulla, PDG de la chaîne propriété de la famille Hariri, Future News (...) Toute la
nuit et jusqu'à vendredi matin, des tirs d'armes automatiques et de roquettes de type RPG étaient entendus notamment dans l'ouest de la capitale, où se concentrent les combats entre membres du
Hezbollah qui dirige l'opposition et ceux du Courant du Futur, parti d'un pilier de la majorité Saad Hariri (...) Le trafic aérien est toujours paralysé. Le port de Beyrouth a également cessé
toute activité ».

Les mollahs iraniens contrôlent le Hezb
Je note pour conclure que les casques bleus de la Finul n’ont pas empêché l’expansion foudroyante au Liban de la légion
mercenaire étrangère du Hezbollah téléguidé et financé par l’Iran nucléaire génocidaire. Une fois de plus les médias et les organisations internationales ont fait la sourde oreille aux mises en
garde d’Israël qui n’a pourtant cessé de fournir les preuves de l’expansionnisme iranien au Liban. Une fois de plus la complaisance des médias et l’inefficacité de l’ONU mettent le Liban à feu et
à sang. Même si par hypothèse le Hezbollah agit depuis quelques jours sans le feu vert iranien – ce dont je doute – cela ne change rien au fond du problème à savoir : quand donc le monde
comprendra-t-il que la présence du Hezbollah au Liban s’inscrit dans la volonté iranienne de détruire Israël et de s’étendre au Proche et au Moyen Orient ? Miguel
Garroté
(1) http://www.rebelles.info/article-19406510.html
(2) http://www.rebelles.info/article-18161427.html
(3) http://www.rebelles.info/article-18570273.html
Citant une source médiatique allemande, un site libanais affirme que l’Iran cherche à négocier avec la communauté internationale un accord sur son programme nucléaire, en contrepartie d’un retour au calme au Liban. Ainsi, le Hezbollah, comme l’armée du Mahdi en Irak, ou le Hamas et le Jihad islamique à Gaza, servent les intérêts de Téhéran. Ils appliquent une politique de grignotage pour accentuer la pression et obtenir, au final, une capitulation du monde libre.
The stakes are high for Hizbullah, but it seems it can count on an unprecedented swell of public support that cuts across sectarian lines.According to a poll released by the Beirut Center for Research and Information, 87 percent of Lebanese support Hizbullah's fight with Israel, a rise of 29 percent on a similar poll conducted in February. More striking, however, is the level of support for Hizbullah's resistance from non-Shiite communities. Eighty percent of Christians polled supported Hizbullah along with 80 percent of Druze and 89 percent of Sunnis.
C´était en 2006.
Frontline Magazine
Hizbullah is the only entity which has, through armed resistance, forced the Israelis to relinquish any territory that the Jewish state has ever captured.
Hezbollah is generally credited with forcing Israel to withdraw from Lebanon in 2000
![]() |
| L’ancien immeuble de la Future TV ravagé par le feu. |
![]() |
| Deux éléments armés circulant à moto à Hamra. |
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| Un milicien croulant sous le poids des armes. |
|
Présence Sud-Liban (1985-2000) |
Tués : 600 |
blessés : 4000 |
chars : 20 |
avions de combat : 4 |
Hélicoptères : 8 |
*La Force aérienne israélienne a perdu presque autant d'avions par accident, compte tenu de la dureté de l'entraînement des pilotes. |
Le Hezbollah, au coeur de la tourmente libanaise, un puissant mélange d'influence politique et de force armée, prétend à un large soutien populaire mais est la bête noire d'Israël.
Son chef, Hassan Nasrallah, a jeté jeudi de l'huile sur le feu après un an et demi de crise politique au Liban, en qualifiant de "déclaration de guerre" des initiatives du gouvernement à son encontre, et en menaçant explicitement de recourir aux armes pour défendre son mouvement de résistance.
L'organisation chiite, dont le nom signifie en arabe Parti de Dieu, s'est fait connaître par de spectaculaires actions militaires contre Israël, lors de son occupation d'une partie du Liban de 1978 à 2000.
Ayant fait mieux que résister à la plus puissante armée du Proche-Orient lors de son conflit avec Israël en juillet-août 2006, le Hezbollah a mis à profit ce succès pour élargir son influence en tant que force politique, prenant la tête de l'opposition formée de musulmans mais aussi de chrétiens.
Ses adversaires l'accusent du même coup d'être devenu un État dans l'État, avec le soutien, à l'intérieur, des populations chiites au bénéfice desquelles il mène des programmes sociaux, et à l'extérieur de la Syrie et de l'Iran, les deux bêtes noires des États-Unis dans la région.
Le Hezbollah est engagé dans des campagnes antigouvernementales depuis la fin de 2006, quand ses ministres ont quitté le gouvernement soutenu par l'Occident de Fouad Siniora. Depuis, le fonctionnement des institutions est bloqué, et le pays n'a pu élire de président depuis novembre 2007.
La milice chiite a été formée par les Gardiens de la révolution iraniens après l'invasion du Liban par les troupes israéliennes en 1982, et s'est développée depuis en une force militante capable de réunir des centaines de milliers de sympathisants à chaque réunion publique.
L'Onu a exigé en vain dans ses résolutions son désarmement.
Le rôle de son aile militaire, la Résistance islamique, dans la lutte contre Israël qui a fini par devoir quitter le sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation, a renforcé sa popularité aussi bien au Liban que dans le monde arabe et musulman.
Après la guerre de 2006, le Hezbollah a formé une alliance politique avec le gouvernement issu de la majorité antisyrienne, ce qui lui a assuré pour la première fois des postes ministériels.
Mais l'accord a été de courte durée, et six ministres prosyriens, dont cinq membres du Hezbollah, ont démissionné fin novembre de cette année. Et l'opposition a entamé une campagne de protestation, matérialisée par un sit-in et un camp de tentes devant le siège du gouvernement, ce qui a eu un effet dévastateur sur les affaires dans ce quartier rénové, symbole de la reconstruction de la capitale.
Bien qu'il s'agisse d'un mouvement conservateur intégriste, le Hezbollah n'a pas cherché à imposer dans un Liban multiconfessionnel la tenue islamiste et autres symboles, comme on le voit en Iran ou en Arabie saoudite.
Il anime un réseau d'assistance sociale parmi la communauté chiite, et fait fonctionner 14 écoles qui reçoivent 14 000 enfants dans plusieurs régions du pays.
Depuis la guerre de 2006, il finance aussi la reconstruction de maisons bombardées, et gère deux hôpitaux.
Fin de l´article
On parlait de béatifier Mère Théresa de Calcutta : mais c´est Nasrallah qui est candidat naturel !!!!!!!!!!! A lire Le Point.
Gad va nous dire qu´Au Point ce sont des enc. !

Streets on fire (Photo: AFP)
7000 Libanais du Nord fuient la "légitimité incontestable" du Hezbollah, des milliers d'autres ont fuyi Beyrouth, etc. In his first public reaction to
Hizbullah's takeover of west Beirut, Siniora decried what he called a
"poisonous sting" to democracy. He said Hizbullah's weapons could no longer be considered to be
legitimately held because they had been turned on the Lebanese
themselves.
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