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Mercredi 2 avril 2008

  

Israël :  Ehud Olmert est-il gâteux ?






En réponse aux questions des parlementaires de la Knesset, le Premier ministre israélien Ehud Olmert à répondu en soixante secondes pour déclarer notamment qu’il était vieux. Afin de voir le triste spectacle en vidéo, cliquez sur :

  

www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3526802,00.html

  

  

Miguel Garroté

   

  

par Miguel Garroté publié dans : Israël
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Mercredi 2 avril 2008

Cela ne vous rappelle rien ?
 

1. Un candidat sans envergure est soudainement porté aux nues par l'électorat de gauche, au grand dam des "éléphants" du parti.

2. Une bataille sanglante s'engage entre les prétendants à l'investiture, pendant que la droite s'unifie autour d'un candidat unique.

3. Soudain, au milieu de la campagne, un militant écolo-totalitaire s'invite dans les débats et presse la question "du réchauffement climatique".

HOW DO YOU SAY "BRAVITUDE" IN ENGLISH ?
par drzz publié dans : Présidentielles 2008
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Mercredi 2 avril 2008

  

 Espionnage nucléaire :  gênantes révélations.






Marc Brzustowski me signale aimablement
que « on sait déjà pas mal de choses sur le programme nucléaire iranien et la façon ‘politiquement orientée’ dont certaines informations ont été publiées dans la presse par 16 agences de renseignements américaines (NIE) ». « Ce qu'on sait moins », ajoute Marc Brzustowski, « c'est comment celles-ci (ndlr certaines informations sur le programme nucléaire iranien) ont été apportées sur un plateau, par certains transfuges, dont le fameux Général Ali Reza Asgari et ensuite sous-utilisées (ndlr et politiquement orientées) à dessein (ndlr par des agences de renseignements américaines civiles ; à noter que les agences de renseignements américaines militaires, en revanche, n’ont pas participé à la relativisation et la politisation des informations fournies par des transfuges et exilés iraniens) ».

  

Dans ce contexte, Marc Brzustowski me transmet la traduction française d'un article de Kenneth Timmerman paru le 1er avril (ce n’est pas un poisson) dans Newsmax (1). Cet article signale notamment (ndlr j’ai retiré certains passages en raison de la longueur du texte ; il s’agit donc ici d’une version adaptée) : « Au cours d’une interview exclusive (du docteur iranien Amir Farshad Ebrahimi), quelques jours à peine après que le Régime iranien ait tenté de le kidnapper à Istanbul et de le ramener en Iran (le docteur iranien Amir Farshad Ebrahimi a été séquestré durant 48 heures à l’aéroport d’Istanbul par la police de l’air turque, à la demande d’un agent de l’ambassade iranienne, pour être renvoyé et torturé en Iran, précise Marc Brzustowski) cet ancien officier des Gardiens de la Révolution a raconté à Newsmax comment, avec d’autres anciens responsables iraniens, quelques amis occidentaux partageant les mêmes valeurs que lui, étaient parvenus à établir un ‘Comité de sauvetage’ afin d’aider des transfuges de haut niveau cherchant à quitter l’Iran ».

  

« Mais de telles actions ne peuvent avoir lieu sans en payer le prix. Le rôle que le docteur Ebrahimi a joué dans la défection vers les Etats-Unis d’un haut responsable du gouvernement iranien, durant le printemps dernier a fait de lui, la semaine dernière, une cible des services secrets iraniens. Le responsable qu’il a aidé (le général iranien Ali Reza Asgari) est supposé avoir fourni à la CIA et à d’autres services de renseignement occidentaux, des informations inédites et cruciales sur le programme d’armement nucléaire iranien, aussi bien qu’un compte-rendu interne sur l’appareil terroriste iranien dans toutes les zones du globe ».

  

« Sans l’aide du docteur Ebrahimi, cependant, le général Asgari aurait très certainement dû retourner en Iran, juste après l’expiration de son passeport lui permettant d’aller ‘en pèlerinage’ à Damas, en Syrie. Le docteur Ebrahimi raconte : ‘Nous nous trouvions ensemble à l’ambassade [iranienne] à Beyrouth, au milieu des années 90 ; c’est là que nous nous sommes connus. C’est la raison pour laquelle le général Asgari m’a appelé, lorsqu’il était à Damas, l’an dernier. C’est lui qui m’a rappelé que nous étions ensemble à Beyrouth’. Au cours de cette conversation téléphonique fatidique et durant d’autres communications, le général Asgari a expliqué au docteur Ebrahimi qu’il ne souhaitait plus retourner en Iran, mais qu’il ne lui restait que deux jours d’autorisation sur son passeport. Le docteur Ebrahimi vivait alors en Allemagne et ordonna au prétendant à la désertion de louer une voiture et de se rendre jusqu’en Turquie ».

  

« Depuis lors, les deux hommes sont restés en contact constant. Après avoir ‘graissé la patte’ d’un douanier turc pour la somme de 1500 $, afin qu’il le laisse entrer en Turquie sans visa, le général Asgari était censé avoir rendez-vous avec les contacts du docteur Ebrahimi à l’Hôtel Gilan d’Istanbul, dans des chambres que le docteur Ebrahimi avait louées pour lui. Mais l’apparition soudaine de la police turque juste en face de l’hôtel fit capoter ce plan. Le ‘plan-B’ du docteur Ebrahimi consista à arranger une rencontre entre le général Asgari et un responsable de l’Ambassade américaine dans la capitale turque, Ankara. Un autre responsable américain arriva des Etats-Unis pour s’entretenir avec le général Asgari. Les Américains suggérèrent que le transfuge potentiel tente une approche des organisations affiliées aux Nations Unies à Ankara et qu’il requière un statut de réfugié politique, qui fut alors approuvé dans un temps record d’une semaine ».

  

« Newsmax a obtenu l’an dernier les copies des documents du général Asgari en tant que réfugié et les a montrées à des experts indépendants qui ont confirmé qu’ils étaient authentiques. Depuis Ankara, le général Asgari s’envola vers Hambourg, en Allemagne, où le docteur Ebrahimi et lui-même se virent une dernière fois. ‘Quatre heures plus tard (son vol arrivait en Allemagne depuis Ankara) le général Asgari changea d’avion et partit avec un responsable américain pour Washington’, raconte le docteur Ebrahimi à Newsmax ».

  

« L’investisseur Pooya Dayanim, de Los Angeles, qui a aide le docteur Ebrahimi et qui est familier du général Asgari s’interroge : ‘Est-ce que le général Asgari commençait à réaliser que la CIA sous-utilisait ses informations pour prétendre ensuite que le programme nucléaire iranien s’était interrompu ?’. L’investisseur Pooya Dayanim déclare : ‘J’ai l’impression que son appel (du général Asgari) à encourager d’autres transfuges était motivé par sa conviction que le programme d’armement nucléaire était bien en marche et continuait de se développer’. Une Estimation Nationale du Renseignement (NIE) concernant les programmes nucléaires iraniens, parue en décembre 2007, déclarait alors sur la foi des renseignements fournis par un transfuge –probablement le général Asgari-, qu’un segment fondamental du programme d’armes nucléaires avait été interrompu ».

  

« Cependant, le Directeur des services de Renseignement Nationaux, Mike Mc Connell donna le sentiment de faire marche arrière au sujet des conclusions de la NIE, durant le témoignage qu’il apporta devant le Congrès, au début février. Il plaida alors qu’un manqué de temps avait conduit à mal interpréter la version classée secrète de la NIE qui avait été diffusée au public. ‘Aussi, si je devais aujourd’hui réfléchir à ce propos, je changerais vraisemblablement une chose ou l’autre’, fit savoir le Directeur des Renseignements ».

  

« Un autre rapport, intitulé ‘les renseignements américains ont probablement été dupés par l’Iran’ [ ‘U.S. Intel Possibly Duped by Iran’ ] se concentra sur la façon dont les renseignements américains avaient sous interprété ces informations. Des sources ayant connaissance de ce que le général Asgari avait réellement transmis à la CIA concernant le programme d’armement nucléaire iranien ont confié à Newsmax qu’ils étaient convaincus que les analystes de la CIA avaient opéré un choix dans les informations du général Asgari. Ces sources croient que les analystes de la CIA n’ont inclus (des informations du général Asgari) que ce qui convenait à leur conception politiquement orientée d’une ‘halte’ dans l’armement nucléaire, de la part de la direction iranienne, tout en négligeant allègrement d’autres informations qu’il leur avait divulgué, qui suggéraient au contraire, la continuation du travail d’élaboration d’armes nucléaires ».

  

« Cette Estimation ‘était un monceau d’une incroyable  contrefaçon qui opérait un usage sélectif des sources’, a expliqué à Newsmax un responsable gouvernemental qui a eu accès aux sources du matériau classé secret défense. L’inspecteur en chef de l’armement de l’AIEA a fait part, lors d’un briefing à huis clos adressé aux diplomates à Vienne, d’informations qui contredisaient directement le rapport de la NIE, ainsi que l’a rapporté Newsmax, le mois dernier. Parmi les documents présentés par le directeur général en charge à l’AIEA, Olli Heinonen, se trouvait un document powerpoint interne au Gouvernement iranien qui exposait en détail les progrès réalisés concernant un véhicule de lancement de missiles nucléaires bien après que la NIE signalait que le programme avait été interrompu. Newsmax a exposé les critiques présentes dans ce rapport dans un article. Le docteur Ebrahimi dit que son Comité de sauvetage est toujours engagé à aider d’autres transfuges à s’échapper d’Iran ».






Nombre des éléments résumés ci-dessus
ont été portés à la connaissance du public francophone ces quatre derniers mois par l’ESISC, par rebelles.info, par leblogdrzz et par monde-info.blogspot notamment. En revanche, pas un mot ou presque dans les médias francophones…

  

Miguel Garroté

  

http://www.monde-info.blogspot.com

  

  

  

(1)   http://www.newsmax.com/timmerman/defector_Amir_Ebrahimi/2008/04/01/84566.html

  

  

par Miguel Garroté publié dans : Iran
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Mercredi 2 avril 2008

 

PVV-leider Geert Wilders.   (Foto Peter Hilz)
Un portrait honnête paru dans "Le Figaro" du créateur de "Fitna".

Depuis la parution de ce film sur une plateforme du web, les politiciens de tous bords se sont empressés de clamer que le message du film était totalement faux. Voyez-vous donc : voilà l'Europe paralysée par un politicien qui diffuse un film de quinze minutes sur internet dénonçant une religion : il n'y a vraiment aucun problème, non, aucun... Ne pensez pas qu'il s'agit là de LA preuve suprême que le film de Wilders touche juste...

FOX News est la seule chaînes de télévision au monde à avoir diffusé des extraits de "Fitna" et posté un lien vers la version intégrale du film. Certains savent que ce signifie "liberté d'expression"...  Wilders, politicien proaméricain, ami de Tony Blankley, est aussi un fervent soutien de l'Etat hébreu :  il appelle Israël "sa seconde patrie" et revendique des liens très étroits avec le Mossad.  

C'est un vrai combattant de la liberté, et le blog drzz est fier de le soutenir.

Pour ceux qui veulent vivre les yeux ouverts et espérer en un avenir libre, lisez...


LE FIGARO

Geert Wilders n'a pas la ­flamboyance de Pim Fortuyn, le trublion qui avait dynamité le consensus politique néerlandais avant d'être assassiné en 2002. Plus banalement hétérosexuel, l'actuel héraut blond peroxydé d'une Hollande éternelle, n'en gui­gne pas moins l'héritage populiste de son prédécesseur homosexuel et, comme lui, affirme que les Pays-Bas ont «fait le plein» d'immigrés. Geert Wilders n'a pas non plus la beauté d'Ayaan Hirsi Ali, son douloureux passé de femme musulmane. Mais, partageant avec son ancienne collègue de parti la conviction que jamais l'islam ne pourra se diluer dans une démocratie occidentale, il ne ressent aucune nécessité de courir le monde pour diffuser son message.

  

L'homme à la sempiternelle cravate orange, la couleur de la monarchie néerlandaise, mène sa croisade au pays, les pieds dans les polders, face à ce qu'il nomme le «tsunami islamique». Quant aux talents artistiques du chef de file du Parti de la liberté, ils ne soutiennent pas la comparaison avec ceux du scénariste Théo Van Gogh, assassiné en 2004, pour son film Soumission , qui dénonçait le statut de la femme en islam. Sans qualité picturale, le court-métrage de Geert Wilders, cette charge contre le Coran dont la seule annonce avait déjà suscité condamnations officielles et menaces de mort dans le monde musulman, pourrait nourrir sur tous les continents une polémique sans égale.

Dans une interview au quotidien De Pers, qui depuis la mi-février lui sert de bande promotionnelle, le député scénariste invitait les musulmans voulant rester aux Pays-Bas «à déchirer la moitié du Coran et à la jeter». Le second message était tout aussi tranchant : si Mahomet arrivait au­jourd'hui aux Pays-Bas, «je proposerais de le chasser du pays comme extrémiste».

Plus «ordinaire» que tous ses prédécesseurs, ce qui rend ce populiste d'autant plus dangereux pour la classe politique néerlandaise, Geert Wilders, parce qu'il arrive après d'autres provocateurs, se doit de taper plus fort. Il exige de fermer des mosquées et des écoles coraniques.

Il demande, dans une proposition de loi, de bannir le port de la burka. Une fois relus la Consti­tution néerlandaise et les traités internationaux, le gouvernement, qui contrôle fermement son im­migration musulmane, suggère de restreindre le dispositif aux ser­vices publics. Non, l'interdiction doit être totale, tempête Wilders. «  Première raison : la police doit pouvoir identifier n'importe qui à n'importe quel moment. C'est une affaire de sécurité. Deux la voix est toujours atone, mais on prend soudain conscience de la pensée systématisée de Geert Wilders , si vous voulez assimiler les femmes musulmanes, elles ne doivent pas s'enfermer dans des burkas qui les empêchent d'avoir des contacts avec la société. Trois : ce n'est pas ainsi que nous traitons les femmes en Hollande.»

Geert Wilders, jusqu'à présent, a contrôlé ses dérapages. Dès qu'il s'approche du gouffre, il donne un coup de frein : «Je n'ai rien contre les individus ; l 'islam s'en prend aux femmes, aux homosexuels ; moi, je ne suis pas raciste, jamais je n'irai au Parlement européen dans un groupe avec Le Pen, je ne sais quel fasciste roumain, ou le Van block belge»… La phrase tombe à l'acmé de la diatribe. Une pause. Puis l'offensive reprend, toujours dirigée contre l'immigration, l'islam, les musulmans.

Rejeté par les politiques

Le jeune Wilders, né en 1963 à Venlo dans le sud-ouest des Pays-Bas, a passé, après ses études secondaires, plusieurs mois dans un moshav, un village agricole israélien. Sa proximité avec Israël «la seule démocratie au Moyen-Orient», répète-t-il est un fort antidote qui le prémunit de l'ex­trême droite européenne.

À la porte de son bureau du Parlement, ses gardes du corps veillent sous une affiche de la révolution estudiantine de Tiananmen, ornée de photographies illustrant le peuple juif et le souvenir de la Shoah. «Mais j'ai aussi voyagé, et je continue de le faire, en Jordanie, en Syrie et dans de nombreux pays arabes», précise ce quadragénaire plus agile intellectuellement que sa corpulence et ses détracteurs ne le laissent supposer. Arrivé jusqu'à lui, une fois passé de nombreux filtres, son enfermement n'en devient pas moins perceptible. Sous la me­nace d'assassins islamistes depuis 2004, il vit reclus, protégé par des gardes, changeant d'adresse, re­trouvant son épouse épisodiquement, rejeté par la classe politique, seul.

Wilders a rompu avec son mentor Frits Bolkestein et ses amis du Parti libéral à la fin des années 1990. Depuis le 11 septembre 2001, sa lutte contre l'immigration musulmane et l'islamisme est de­venue une obsession. C'est au­jourd'hui l'unique programme de son Parti de la liberté. Après avoir participé à la victoire du non au référendum sur le traité européen en 2005, Geert Wilders a obtenu 5,8 % et neuf députés aux législatives de novembre 2006. Les sondages, enregistrant ses provocations successives, lui ont jusqu'à présent prédit une audience accrue dans l'opinion. Ce film, qui risque de gêner les déplacements et les intérêts commerciaux de ses concitoyens, va-t-il donner un coup d'arrêt à son ascension, ou la relancer encore?

Regardez "FITNA" en français

Interview vidéo de Geert Wilders


La nouvelle Gestapo

par drzz publié dans : Islam
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Mercredi 2 avril 2008

 


Par Daniel Pipes, traduction AJM

En Europe occidentale
certains analystes de l’Islam affirment que le continent ne peut plus échapper à son destin eurabique, que la tendance amorcée au cours du dernier demi-siècle va se poursuivre jusqu’à que les Musulmans y deviennent une population majoritaire et qu’y règne la loi islamique (la charia).

Je conteste cette vision des choses en montrant que le continent pourrait prendre une autre voie, celle de la résistance à l’islamisation et de la réaffirmation de ses traditions. Les Européens de souche – qui forment jusqu’à 95% de la population – peuvent fort bien exiger le maintien de leurs coutumes et de leurs mœurs historiques. S’ils le décident, rien ne saurait les en empêcher.

Et en effet, les Européens montrent des signes d’impatience face à la progression rampante de la charia. En France, la législation interdisant le hijab dans les classes des écoles publiques révèle bien les réticences des Européens à accepter les usages islamiques, de même que les efforts visant à interdire la burqa, les mosquées et les minarets. Les partis anti-immigrants voient leur popularité augmenter partout en Europe occidentale.

Cette résistance a pris un aspect nouveau depuis la semaine passée, à la suite de deux événements spectaculaires. D’abord, le 22 mars, le pape Benoît XVI en personne a donné le baptême, la confirmation et l’eucharistie à Magdi Allam, 56 ans, un Égyptien musulman de naissance vivant depuis longtemps en Italie, où il est l’un des principaux rédacteurs du grand quotidien Corriere della Sera et un auteur bien connu. Allam a pris Cristiano comme deuxième prénom. La cérémonie de sa conversion à la foi catholique ne pouvait pas avoir plus de lustre: elle s’est tenue pendant une célébration de la veillée pascale à la Basilique de Saint-Pierre, avec une couverture complète du Vatican et de nombreuses autres chaînes de télévision.Geert Wilders   Foto Hollandse Hoogte

Allam ponctua sa conversion par une déclaration acerbe dans laquelle il affirme notamment «qu’au delà du phénomène de l’extrémisme et du terrorisme islamistes sur le plan mondial, les racines du mal sont inhérentes à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel». En d’autres termes, le problème n’est pas simplement l’islamisme, mais l’Islam lui-même. Un commentateur, «Spengler», d’Asia Times, va jusqu’à dire qu’Allam «représente une menace existentielle pour la vie musulmane» parce qu’il «rejoint ses anciens coreligionnaires dans leur rejet de la culture dégradante de l’Occident moderne et leur offre quelque chose de tout différent: une religion fondée sur l’amour».

Ensuite, le 27 mars, Geert Wilders, 44 ans, présenta son court-métrage de 15 minutes très attendu, Fitna, constitué de certains des versets les plus belliqueux du Coran suivis d’actes respectant ces versets et commis par des islamistes ces dernières années. Le message évident est que les islamistes agissent en accord avec leurs écritures. Pour reprendre les termes d’Allam, Wilders affirme donc également que «les racines du mal sont inhérentes » à l’Islam.

Contrairement à Allam et Wilders, je fais la distinction entre l’Islam et l’islamisme, mais je pense qu’il est indispensable que leurs idées puissent être entendues, sans vitupérations ni punitions. Un débat honnête doit pouvoir s’instaurer sur le thème de l’Islam.

Si la conversion d’Allam a été une surprise, le film de Wilders était annoncé et attendu depuis trois mois, mais dans les deux cas, les réactions agressives et violentes qui ont répondu à des critiques précédentes de l’Islam ne sont pas intervenues. Selon le Los Angeles Times, la police hollandaise a contacté les imams pour évaluer les réactions dans les mosquées de la ville et ont indiqué que «les choses sont plus calmes que d’ordinaire aujourd’hui. Un peu comme lors d’une célébration.» Au Pakistan, un ralliement contre le film n’a réuni que quelques douzaines de protestataires.

Cette réaction relativement retenue indique que les menaces musulmanes suffisent à imposer la censure. Ainsi, le Premier ministre des Pays-Bas, Jan Peter Balkenende, dénonça Fitna et, après que 3,6 millions visiteurs l’aient vu sur le site web britannique LiveLeak.com, la société annonça qu’«à la suite de menaces très sérieuses, (…) nous sommes contraints de supprimer Fitna de nos serveurs» (mais LiveLeak a remis le film en ligne deux jours tard).

Trois similarités méritent d’être relevées: tant Allam (auteur d’un livre intitulé Viva Israele) que Wilders (dont le film met en exergue la violence des Musulmans contre les Juifs) soutiennent Israël et les Juifs; les menaces musulmanes contre leur vie les ont obligés tous deux à vivre sous une protection policière permanente fournie par l’État; et, à un niveau plus profond, ils partagent une passion pour la civilisation européenne.

En fait, Allam et Wilders pourraient bien représenter l’avant-garde d’une réaffirmation chrétienne et libérale des valeurs européennes. Il est trop tôt pour émettre des pronostics, mais ces hommes dévoués pourraient donner une impulsion décisive pour le maintien de l’identité historique du continent.

 

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par drzz publié dans : Eurabia
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