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Mardi 15 avril 2008

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ" 

(voir aussi l'entretien accordé par Guy Millière au blog drzz en décembre 2007 )

Nom :
 

Guy MILLIERE

CV

Titulaire d'un doctorat du troisième cycle en littérature, d'un autre en Sociologie culturelle et d'un doctorat d'État en Philosophie /

Enseignant à l'Université de Paris VIII en Licence d'« Information et communication » / 

Titulaire d'un "Master of Sciences in Economy" de l'Université de Stanford /

Visiting Professor à la California State University, Long Beach /

Conférencier pour la Banque de France / 

Enseignant à Sciences po /

Conseiller auprès de l’Union européenne en bioéthique et biotechnologie /

Éditorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, FrontPage Magazine, Les Quatre Vérités
upjf.org / 
 
Membre du comité de rédaction d'Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman /DSCN0683-1-.JPG

Rédacteur en chef de la revue Liberalia de 1989 à 1992 / 

Vice-Président de l'Institut de l'Europe libre et Directeur délégué / 

Membre du Conseil scientifique de l'Institut Turgot /

Directeur de l'Institut Turgot /


Ses derniers livres : 

- Mille et une vies, Editions Cheminements, mars 2008
- Survivre à Auschwitz, Editions Cheminements, mars 2008
- L'Islam radical à la conquête du monde (traducteur), Editions Cheminements, mars 2008
- Michael Moore, l'ultime imposteur, Editions du Rocher, janvier 2008
- Houdna, Editions Underbahn, novembre 2007 (commander sur le site de l'éditeur)
- Pourquoi la France ne fait plus rêver, Editions Page après page, mai 2006 
- Le futur selon George W. Bush, Page après Page, octobre 2005 
- Pourquoi Bush sera réélu, Editions Michalon, septembre 2004 
- Qui a peur de l’islam ? Editions Michalon, mars 2004 
- Ce que veut Bush, Editions La Martinière, mai 2003 
- Écrits personnels de Ronald Reagan, Traduction, présentation, et annotations de Guy Millière, Editions du Rocher, janvier 2003 
- Un goût de cendres…, Editions François-Xavier de Guibert, avril 2002 
- L’Amérique monde, Editions François-Xavier de Guibert, novembre 2000




DRZZ :  John McCain sera la nominé républicain. Comment voyez-vous ce candidat ? Va-t-il rompre avec la doctrine Bush ou la poursuivre ?

 MILLIERE : En termes de politique étrangère, John McCain est un homme aux convictions claires, porteur d'une grande lucidité et de l'autorité que donne l'expérience. Il poursuivra la politique de lutte contre le terrorisme et l'islamisme enclenchée par Bush. Pour ce qui concerne l'Irak, il a été partisan de la stratégie de "surge" mise en oeuvre par le général Petraeus longtemps avant que le général Petraeus ne soit en charge des opérations, et il s'est montré sceptique d'emblée envers la stratégie antécédente qui s'est, de fait, montrée gravement inefficace. Pour ce qui concerne l'Iran, ses déclarations sont aussi fermes, sinon plus, que celles de Bush. C'est un ami d'Israël, quelqu'un qui n'a cessé d'être sceptique face à l'évolution de la Chine et de la Russie. Si, comme je le pense, John McCain succède à Bush, on peut s'attendre à une poursuite et à un approfondissement de la doctrine Bush, oui, n'en déplaise à nombre de commentateurs européens. Pour ce qui concerne la politique intérieure, j'ai pu me montrer plus réticent vis-à-vis de McCain, mais il est aujourd'hui, dans l'ensemble, bien entouré puisqu'on trouve parmi ses conseillers économiques des gens tels que Phil Gramm et Jack Kemp, partisans de la déréglementation, du libre change et des baisses d'impôts au temps de Reagan.

 
DRZZ : Comment percevez-vous son probable opposant, Barack Obama ?

MILLIERE : Je perçois Barack Obama comme une part croissante des Américains devrait peu à peu le percevoir: comme un homme très à gauche qui se cache sous un discours centriste et unificateur, comme un ancien agitateur social qui utilise ses talents verbaux pour séduire, comme un démagogue habile qui tente de se présenter comme l'incarnation de l'espoir, comme une sorte de socialiste archaïque qui se présente comme l'incarnation d'un renouveau. Enlevez à Obama l'onctuosité du prêcheur ou du gourou, et vous trouvez un discours assez nettement pacifiste et défaitiste à la Jimmy Carter, des propositions de politique intérieure  reposant sur la hausse des taxes et des impôts et sur un accroissement de la redistribution. Obama a séduit l'électorat noir, les jeunes à qui il s'est présenté comme l'apôtre du changement, les bourgeois bohèmes de gauche qui veulent se prouver à eux-mêmes que les Etats-Unis ne sont pas racistes  et qui rêvent d'une Amérique qui ressemblerait davantage à l'Europe en termes de diplomatie et de systèmes sociaux. Obama aura beaucoup de mal à séduire les hispaniques, les classes moyennes inférieures, les employés, les femmes de milieu modeste qui constituent l'électorat de Hillary Clinton. Trente pour cent de ceux qui se déclarent aujourd'hui prêts à voter pour Hillary Clinton disent qu'ils voteraient pour McCain si Obama est le candidat. Je pense, en supplément, que des personnages douteux qui hantent le passé d'Obama vont surgir peu à peu: le pasteur Wright n'est que le premier d'une liste bien plus longue. 

 
DRZZ : L'Iran a encore annoncé l'installation de nouvelles centrifugeuses. Quel est, d'après vous, le futur du dossier iranien ? Se dirige-t-on vers des frappes en 2009 ?

MILLIERE : La situation iranienne est très préoccupante. Voici quelques mois, Bush semblait encore déterminé à frapper les installations nucléaires iraniennes. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins sûr. La note des services de renseignement américains sur l'interruption du programme nucléaire militaire iranien divulguée voici quelques semaines l'a été, à l'évidence, pour saborder toute initiative militaire de Bush. L'administration Bush a été, de manière prédominante, sous l'impulsion des néo-conservateurs pendant les trois années qui ont suivi les attentats du 11 septembre. Ensuite, la tendance réaliste a repris du poids: c'est elle qui tient les rênes désormais, et Condoleeza Rice se révèle être la disciple fidèle de Brent Scowcroft. En ces conditions, ce sera sans doute au successeur de Bush de prendre les décisions qui s'imposent. McCain est très clair à ce sujet, je l'ai dit. Avec Obama, on entrerait dans une phase d'apaisement désastreuse qui permettrait à l'Iran de devenir la puissance hégémonique du Proche-Orient, à l'islam radical de ses propager davantage et à une alliance planétaire des régimes autoritaires de se renforcer encore. 

 
DRZZ : Quelle est votre analyse des prochains Jeux Olympiques de Pékin et de la crise tibétaine ?

MILLIERE : Vouloir séparer, comme le font certains, l'esprit du sport et la politique ne fait pas sens. Les Jeux olympiques ont depuis longtemps une signification politique. Adolf Hitler a fait des Jeux de 1936 un événement placé au service de la propagande du nazisme. Les Jeux de Moscou en 1976 étaient eux aussi un événement politique. Les athlètes est allemandes outrageusement dopées n'ont cessé d'être des outils de propagande pour l'Allemagne de l'Est. Lorsque les Jeux ont été confiés à la Chine communiste, le pari était que celle-ci, en avançant vers le développement économique, s'ouvrirait et se démocratiserait toujours davantage et que les Jeux joueraient un rôle dans cette ouverture. Force est de constater que le pari a été perdu. La Chine a continué à se développer économiquement, mais elle ne s'est pas ouverte et ne s'est pas démocratisée. Le régime a aujourd'hui une structure de type fasciste: une économie reposant sur des entrepreneurs bénéficiant du soutien de l'appareil d'Etat, un parti unique régissant l'éducation, l'ordre et la pensée, une armée et une police au service du pouvoir absolu du parti unique, un discours nationaliste teinté de xénophobie disséminé par le parti unique. La crise tibétaine est un révélateur: cela fait des années que le régime chinois détruit la culture tibétaine avec une férocité absolue, mais la férocité s'exerce en fait vis-à-vis de tous ceux qui ne se soumettent pas pleinement aux règles du régime. Participer à la cérémonie d'ouverture, ce serait participer à une opération de propagande en faveur du régime. Les Jeux en eux-mêmes serviront de toutes façons à une opération de propagande. On nous parle de "fierté chinoise" qu'il ne faut pas blesser, du poids économique de la Chine. Il faudrait regarder la réalité en face: les attitudes trop conciliantes vis-à-vis du régime chinois ont assez duré, et une autre politique doit être envisagée. Nous dépendons des exportations de la Chine, mais la Chine dépend de nos achats pour se développer. La Chine finance l'endettement américain, mais si elle cesse de le financer, son économie s'effondre. Les Etats-Unis, dans les conditions présentes, ne semblent, hélas, pas prêts à mettre en place une autre politique. L'Europe semble moins prête encore. Je crains qu'on oublie les Tibétains comme on a oublié les Birmans ou les gens du Darfour, massacrés avec l'aval de la Chine. Nous allons vraisemblablement, selon l'expression de Lénine, vendre une fois de plus la corde censée srvir à nous pendre.


DRZZ : Quels sont vos voeux pour le 60e anniversaire de l'Etat d'Israël ?

MILLIERE : Je me réjouis, bien sûr, du soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël. Je me réjouis de ce que, malgré les violences que les Israéliens ne cessent de subir, Israël soit une démocratie exemplaire dont nombre d' Etats de la région devraient s'inspirer. Je me réjouis aussi des réussites économiques d'Israël, qui est l'un des pays les plus avancés du monde en termes de technologies de pointe. Je regrette qu'Israël soit gouverné aujourd'hui par des gens qui n'ont ni l'envergure, ni la lucidité, ni la détermination requises. Je pense que si Olmert avait un tant soit peu le sens de l'honneur, il aurait démissionné depuis longtemps, dès le lendemain de la désastreuse guerre contre le Hezbollah au moins. Je pense qu'il serait nécessaire qu'un gouvernement israélien parle à nouveau au monde en termes nets et fermes comme le faisaient Shamir ou Begin. Je pense qu'Israël devra tôt ou tard agir comme il se doit face à l'Iran, face à la Syrie, au Hezbollah et au terrorisme palestinien. Je pense qu'un homme d'Etat devrait proposer une réforme du système électoral israélien permettant davantage de stabilité politique. Je pense que cet homme d'Etat devrait dire aux Israéliens qu'à défaut d'être aimés, ils doivent pour le moins montrer qu'ils savent se faire respecter et ne se placent jamais sur le terrain de l'adversaire. Je pense qu'il faudra sortir des illusions délétères d'Oslo et que le plus tôt sera le mieux. Je pense, enfin, qu'Israël a besoin plus que jamais d'un ami à la Maison Blanche. Le moins que je puisse dire est qu'Obama ne serait pas un ami.


DRZZ : Comment jugez-vous Geert Wilders et son film, "Fitna" ?

MILLIERE : "Fitna" est un film relativement simpliste qui juxtapose des versets du Coran et des images d'actes terroristes et de violence qui en constituent l'illustration. Ce film ne mériterait, en soi, pas de débats amples. Il a, cela dit, le mérite de poser la question des conséquences que peut avoir une interprétation littérale du Coran. Cette question doit être posée. On ne peut se contenter du discours dominant en Europe selon lequel l'islam est une religion de paix et les terroristes qui tuent au nom de l'islam juste des terroristes. La façon dont le discours dominant évacue le débat ne peut que susciter une réaction en retour qui conduit certains à rejeter tout l'islam et tous les musulmans et à développer des attitudes xénophobes. C'est pour que le débat ne soit pas évacué que j'ai tenu à faire publier, en France et en langue française, l'ouvrage de Daniel Pipes, L'islam radical à la conquête du monde. C'est pour la même raison, et pour montrer qu'il peut exister un islam ouvert et tolérant que je publie en parallèle Mille et une vies, un livre que j'ai écrit à partir d'entretiens avec un ami récemment disparu, Fereydoun Hoveyda. Fereydoun était Iranien, un Iranien du temps du shah, avant le temps de la république islamique. Le shah, comme Fereydoun, était musulman, ami de l'Occident et de sa culture, ami d'Israël. Il faut écouter ce que des gens comme Fereydoun ont encore à nous dire. 


DRZZ :  Quel est votre avis sur la présidence Sarkozy, en place depuis bientôt une année ?

MILLIERE : 
Mon avis est mitigé. Sur un plan intérieur, je pense qu'il n'y aura pas, en France, de réformes susceptibles de permettre de redresser la France, mais de simples ajustements minimaux qui n'enraieront pas le déclin et engendreront des déceptions. Il aurait fallu agir dès les premières semaines: il est maintenant trop tard. Sur un plan extérieur, il y a eu quelques signes positifs en direction des Etats-Unis, de l'Afghanistan, d'Israel, de l'Otan, et c'est très bien. Le fait que ce soient ces signes positifs qui aient valu à Sarkozy les critiques les plus féroces qu'il ait reçu me semble absolument consternant et reflète à mes yeux l'état culturel et mental préoccupant de ce pays. On doit noter, par ailleurs, qu'une bonne part des décisions se prennent à l'échelle de l'Union Européenne, qui est une structure technocratique et absolutiste. Plusieurs livres sont parus ces derniers mois aux Etats-Unis qui traitent du crépuscule de l'Europe: je dois dire que je partage les analyses développées dans ces livres, en particulier celles de Mark Steyn (America Alone), de Walter Laqueur (The End of Europe), et de Bruce Thornton (Decline and Fall).


DRZZ : Que pensez-vous du blog drzz ?

MILLIERE : Je pense que c'est un excellent blog, dont je partage l'essentiel des positions. C'est un espace de liberté, de salubrité et de lucidité indispensable dans l'espace médiatique francophone. Je lui souhaite longue vie et de nombreux lecteurs. Je serais heureux de voir le blog drzz évoluer vers un journal en ligne du type frontpage magazine aux Etats-Unis. Il faudrait pour cela des synergies et des investissements financiers. Si, en répondant à cet entretien, je peux contribuer au succès du blog, j'en serai heureux.


DRZZ : Serez-vous souvent France 3, dans l'émission "ce soir ou jamais", durant les présidentielles américaines ?

MILLIERE : Je le souhaite. Cela dit, tout dépend de ceux qui font l'émission. Frédéric Taddeï est un homme sympathique, courtois, intelligent et ouvert. Ceux qui préparent l'émission sont eux aussi des gens très bien. C'est une émission qui tranche avec la plupart des autres par son pluralisme. Je pense que cela lui attire des spectateurs toujours plus nombreux. J'espère que cela durera, car c'est une émission nécessaire. J'espère être réinvité. Je ferai, en ce cas, mon possible pour contribuer à un débat animé et réellement contradictoire. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, être minoritaire ne me dérange pas. Etre insulté sur le blog de l'émission ne me dérange pas non plus: il y a des gens qui sont tellement habitués à la pensée unique que, dès qu'ils entendent autre chose, ils tirent sur tout ce qui bouge. En France, une bonne part de la gauche est sectaire, et il en va de même pour une bonne part de la droite. Il faut résister, c'est ce que je tente de faire. Il faut des espaces d'ouverture, "Ce soir ou jamais" est un espace d'ouverture.


DRZZ : Vous publiez deux nouveaux livres. Quel message voulez-vous transmettre dans chacun d'eux ?

MILLIERE : L'un de ces livres est celui dont je parlais plus haut, Mille et une vies. C'est un essai élaboré sur la base d'entretiens avec Fereydoun Hoveyda, un homme extraordinaire 
avec qui j'ai entretenu une relation amicale pendant les dernières années de sa vie. Fereydoun est né en Syrie au début des années 1920. Il a grandi au Liban, a passé son adolescence en Iran. Il a contribué à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme et à la fondation des Cahiers du cinéma. Il a été ambassadeur de l'Iran du shah aux Nations Unies, ami d'Andy Warhol, écrivain français, essayiste américain. Traiter de sa vie m'a permis d'aborder divers thèmes cruciaux: la naissance et l'évolution du nationalisme arabe, le statut de l'islam au Proche-Orient, l'Iran au temps du shah, la révolution khomeyniste, la guerre contre l'islamo-terrorisme, l'évolution politique de l'Europe et des Etats-Unis. Fereydoun était un homme d'une immense culture, l'incarnation par excellence d'un islam éclairé et ouvert.

Le deuxième livre s'appelle Survivre à Auschwitz. Je l'ai écrit par amitié là encore. J'ai rencontré voici quelques années un survivant de la shoah. Je pensais que son témoignage devait être transcrit et rester. Ecrire le livre a été l'occasion pour moi de revenir sur l'antisémitisme, la Seconde Guerre mondiale, la shoah, la naissance d'Israël, et de rétablir sur ces sujets un certain nombre de faits. J'ai ajouté en appendice au livre les principaux articles que j'ai rédigé ces derniers mois pour la Metula News Agency.

par drzz publié dans : Interviews
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Mardi 15 avril 2008

 

 
 
Bush s'en explique : « Parce que c'est une personne vraiment très importante à de nombreux égards. Premièrement, il parle pour des millions de personnes. Deuxièmement, il ne vient pas en tant qu'homme politique, il vient en tant qu'homme de foi. Et, troisièmement, je souscris tellement à cette notion que dans la vie, il y a le juste et le mauvais, que le relativisme moral risque de saper les chances de sociétés faites de liberté et d'espoir, et je veux honorer ses convictions ».

Bush Meets Pope Benedict for the First Time


par Miguel Garroté publié dans : Religion
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Mardi 15 avril 2008

Les français ont une mentalité détestable, et de ce fait font de la France un pays détestable.


Première raison : ils sont formatés à la pensée unique et avalent aveuglément la propagande gauchiste de nos médias, quand celle-ci n'est pas carrément marxiste. Et les français manipulés sont détestables, car dés qu'on leur dit que les infos en France manipulent l'opinion et que le but des journalistes français est d'entretenir la pensée unique,  immédiatement ils s'indignent, s'insurgent contre la personne qui oserait dire cela (preuve-même qu'on ne peut pas penser différemment de la masse), et bien sûr, inutile de discuter, ils ont forcément raison... même sans jamais avoir un jour regardé d'autres infos que les infos françaises, histoire de voir comment on voyait le monde et l'actualité, dans les autres pays. Non, pour eux, pas besoin de regarder ailleurs, de s'intéresser à d'autres regards sur le monde que le regard français. Mais après tout, pourquoi iraient-ils regarder ailleurs, puisqu'il n'y a que leur petit nombril qui les intéresse.


C'est quoi, le petit nombril des français ? C'est travailler le moins possible. Avec les RTT, tout est dit : "réduction du temps de travail" : on ne peut être plus clair : bossons-moins ! Ok, mais alors gagnons moins, dans ce cas. Ahhhh nooon : travaillons moins mais gagnons autant, si ce n'est plus.  RTT, ça voudrait plutôt dire "Repose Toi tout le Temps".
Les français sont détestables parce qu'ils font tout au long de l'année des grèves qui paralysent tout le pays pour leurs sacro-saintes 35 heures et autres avantages sociaux personnels, mais pour se donner bonne conscience, vont faire mollement un geste à noël pour des associations caritatives.

Vous ne trouvez pas qu'il y a un air de famille entre les deux photos ci-dessus ?


Autre raison pour laquelle les français sont détestables, c'est leur refus systématique de l'autorité.
Un accident entre une voiture de police et une voiture conduite par des jeunes sans permis et en fuite ? C'est la faute des policiers ! Dans la mentalité française,  si les policiers n'avaient pas poursuivi ces pôôôvres jeunes, il n'y aurait pas eu l'accident. Impossible de faire dire à un français que c'est plutôt si les jeunes n'avaient pas pris la fuite qu'il n'y aurait pas eu l'accident : le français préfèrera toujours être du côté du délinquant plutôt que respecter l'autorité. Ce dénigrement de l'autorité est un héritage direct de Mai 68, dont le slogan "il est interdit d'interdire" trouve aujourd'hui écho auprès des jeunes qui (le résultat est là) frappent et injurient les profs, en toute impunité puisqu'ils savent que les français prendront leur défense et accuseront le prof.  Ce refus de l'autorité va jusqu'à des émeutes qui sont la preuve que les français ne sont pas des gens civilisés, mais de vrais sauvages qui ont besoin de violence à tout prix pour se donner l'illusion qu'ils existent, tellement leur quotidien est ennuyeux. Ils ont besoin de leur dose d'adrénaline pour se donner l'impression qu'il se passe encore quelque chose dans leur pays pourtant empêtré dans un immobilisme effarant.

Dans ce rejet du respect de la moindre règle ou de la moindre contrainte, les français ont cette vision bien à eux de l'employeur, qui n'existe nulle part ailleurs :
celle du "patron salaud". Partout dans le monde,  le patron est perçu comme celui qui permet d'avoir un boulot et un salaire, et qu'à ce titre l'on respecte. Partout ailleurs, le patron est celui dont la réussite force l'admiration et sert d'exemple à suivre. En France, le patron c'est ce salaud qui a osé réussir mieux que nous. Pour un français, c'est dégradant d'avoir à obéir aux consignes d'une hiérarchie. Le patron, en France, est coupable d'être patron, et il faut tout faire pour éviter de lui ressembler. Plutôt que d'essayer de prendre exemple sur ceux qui gagnent, les français préfèrent rester dans la médiocrité et la bassesse d'esprit. Etre patron est un gros mot en France, une ambition dans le reste du monde.


Alors, dans cette guerre qu'ils s'inventent entre le "patron salaud tout-puissant" et le "pauvre salarié asservi", les français ont érigé en sport national la grève. Grève pour gagner plus. Grève contre l'augmentation du temps de travail. Grève pour ne pas partir à la retraite plus tard. Grève pour avoir plus de semaines de vacances. Et puis, un jour, ces grèves à gogo se paient : licenciements et délocalisations. Mais, au lieu de s'interroger sur les raisons de ces suppressions de postes, qui traduisent une difficulté financière de l'entreprise, les français accusent encore plus le patron qui n'est plus un salaud, mais un véritable salopard. Jamais ils n'admettront qu'ils ont une grande part de responsabilité dans ce qui leur arrive. Jamais les français n'admettront que ce sont leurs incessantes grèves qui ont fait baisser la productivité de l'entreprise au point de la mettre en difficultés financières. Jamais ils ne reconnaîtront qu'un patron doit faire face à des charges considérables et qu'il est impossible pour lui de garder la tête hors de l'eau avec des grèves à répétition qui font perdre des millions à la boîte à chaque fois. Non, ça, les français ne l'admettront jamais. Ils seront toujours les  prolétaires opprimés et le patron sera toujours le puissant salaud. Les français n'ont qu'un seul dieu : Marx. 


Les français sont détestables aussi dans leur rapport à l'argent. Dans tous les pays qui gagnent, l'argent, c'est bien, on ne s'en cache pas. Produire de la richesse, c'est permettre au pays de se développer, aux entreprises de créer des emplois au lieu d'en supprimer. Gagner de l'argent, c'est augmenter le pouvoir d'achat, faire prospérer l'économie du pays. Il n'y a plus que les français pour ne l'avoir toujours pas compris. En France, l'argent est tabou, celui qui gagne de l'argent est mauvais, forcément corrompu, et le capitalisme est le mal absolu.  Plutôt que de reconnaître que gagner de l'argent permet d'entrer dans un cercle vertueux,  les français préfèrent se complaire dans leur pauvreté et leur précarité. Pour éviter d'avoir à se bouger pour évoluer et sortir de la misère, les français préfèrent considérer leur sort comme une fatalité au lieu de chercher à être des battants. Car pour un français, être un battant, ça signifie risquer d'être un gagnant, donc de gagner de l'argent, et l'argent, dans la tête des français, c'est mal, c'est tabou, c'est la puissance, et la puissance, c'est pas bien. Alors en France on se complait dans cette "fatalité" qui n'en est pas une, puisqu'il appartient à chacun de faire bouger les choses en y mettant du sien.
Mais ça, y mettre du sien, pour un français, vous n'y pensez pas ! Tout lui est dû, l'assistanat permanent est une religion. Le français, comme un gros bébé qui ne sait rien faire seul, a besoin d'être entièrement pris en charge par maman France.

Les français, jour après jour, contribuent doucement mais sûrement à faire de leur pays un pays sous-développé. La France devient en effet inévitablement un pays sous-développé car elle est plongée dans la léthargie la plus complète (aucune envie de bosser, aucune ambition, aucune volonté, pays constamment bloqué par les grèves, etc.) alors que le reste du monde regarde vers le futur. La France est partie pour devenir un pays pauvre : la jeunesse représente l'avenir d'un pays. En Inde, en Australie, aux Etats-Unis, et dans bien d'autres pays dans le monde, les jeunes veulent créer leur boîte, ils veulent réussir, et ce d'autant plus s'ils sont issus d'une famille modeste ou pauvre : ils veulent s'en sortir et refusent la fatalité. Comme disait Simone de Beauvoir "la fatalité triomphe dés que l'on croit en elle" : les jeunes dans le monde refusent de croire en la fatalité et refusent de la laisser triompher. Mais en France... En France, tout est fait pour ne donner pour seule ambition aux jeunes que de devenir fonctionnaires : l'éducation nationale, bastion de la gauche, pousse les lycéens dans la rue à chaque manifestation d'enseignants, et il n'y a rien de plus facile : en ne trouvant aucun prof pour leur faire cours, les élèves n'ont plus que ça à faire : suivre leurs profs dans la rue. S'ils ne portent que peu d'intérêt à leurs leçons, en revanche, les revendications cgtistes intéresse beaucoup les jeunes : leur avenir est là. Pour devenir à leur tour de bons CGTistes, ils ont intérêt à suivre assidûment les manif '. Les jeunes français qui ont voulu créer leur entreprise et qui ont eu un peu plus d'ambition ont quitté la France : ils ne sont pas suicidaires et savent très bien que la France est un système qui fait tout pour empêcher les initiatives personnelles. Elles ne sont pas impossibles, mais extrêmement compliquées car tout est fait pour les décourager, alors que dans bien d'autres pays, tout est fait au contraire pour encourager ces initiatives.

Les français sont ensuite détestables par leur anti américanisme, dont Chirac est grandement responsable : c'est lui, avec son caniche Villepin, qui ont fait des français des racistes. Oui, des racistes. Quand on dit qu'on est "anti noir" ou "anti arabe", c'est perçu, à juste titre, comme du racisme. Il en est de même quand on se décrit comme "anti américain". C'est être contre un peuple étranger, c'est donc être raciste. Et bien entendu, les français n'ont de cesse que de donner la leçon à ces "sales américains", ou ces "sales amerloches", mais bien entendu ils sont incapables de proposer des meilleures solutions que les américains. Bien entendu, les américains ont toujours tort, ce sont eux qui ont tort d'avoir un chômage dans les 4% et c'est nous qui avons raison d'avoir un chômage dans les presque 8%. Ce n'est qu'un exemple. Les américains ont forcément tort dans la guerre en Iraq. D'ailleurs ils ont eu tort de faire tomber la dictature de Saddam. Et les français ne voient aucun inconvénient à critiquer les Etats-Unis sans jamais réussir à proposer la moindre alternative. Donner la leçon aux autres sans jamais balayer devant sa porte : voilà l'attitude française par excellence. Et c'est une attitude méprisable.

Et les français sont détestables dans la vie quotidienne car ils ont banni de leur vocabulaire les mots respect et  civisme. Pour le français, dans la vie en société, la seule chose qui compte, c'est de tricher, de passer avant les autres. Quand il y a la queue pour monter dans les transports en commun, les français ne laissent pas les autres descendre avant de monter à leur tour. Les transports en commun version française, c'est "dégage de là que je m'y mette". La vie en société en France, c'est ne pas céder la place assise à une personne âgée ou à une femme enceinte jusqu'aux yeux. C'est se vautrer sur le double siège quand il n'y a personne à côté dans le train, dégueulassant tout avec les chaussures sans aucun scrupules. La vie en société avec les français, c'est se garer sur une place pour handicapés quand au bout de cinq minutes on ne trouve pas de place pour se garer. La vie en société avec les français, c'est surtout éviter que l'on soit dérangé dans notre petit confort. Une vieille dame est en difficulté pour monter dans le bus ou pour attraper un produit dans les rayons du supermarché ? Elle va galérer un moment avant que quelqu'un ne daigne enfin remarquer qu'elle a besoin d'aide.
Sur la route, leur incivisme devient pathétique. Un radar ? On tape dessus avec des gourdins ! Les limitations de vitesse ? Je vois peu de personnes respecter le 50 réglementaire en centre ville, ils roulent tous comme des cons, collent au cul et sont prêts à se rentrer dedans. Tu te fais klaxonner si tu ne démarres pas au quart de tour au feu, les stops, c'est en option pour les français, qui confondent stop et cédez-le-passage. J'en passe et des meilleures. Les français au volant me font peur, et je suis sincère. Encore, je ne parle pas de ces jeunes qui dépensent un fric fou pour le "tunning" et transforment leur bagnole d'occas' en manège ambulant, et qui après vont aller pleurer qu'ils n'ont plus de fric pour se payer à manger. Leur attitude sur la route, à ces jeunes-là est, à quelques exceptions près, quasiment criminelle : mieux vaut ne pas se trouver sur leur chemin.



Et puis, pour terminer, les français sont exaspérants par leur chauvinisme. Dites à un français "plus belle avenue du monde ?"... Mais c'est les Champs Elysées bien sûr ! Ah ouais ? Ont-ils déjà vu, au moins en photo, l'avenida 9 de Julio à Buenos Aires ? Ont-ils au moins entendu parler de l'avenue Pall Mall à Londres, de la Gran Via de Madrid, de l'avenue Nanjing à Shangaï, la Cinquième à New-York ?...
Toutes ces artères sont aussi connues dans le monde que les Champs, mais, bien sûr, pour un français, c'est une certitude, la "plus belle du monde", c'est les champs Elysées ! Je suis loin de penser la même chose. Pour moi, les champs Elysées sont une grande avenue où tu ne peux pas faire dix mètres sans risquer de marcher dans une merde de chien. C'est une avenue où ça klaxonne dans tous les sens avec des embouteillages et un bruit qui devient vite assomant. C'est une avenue avec des trottoirs ébréchés, jonchés de mégots et de vieux chewing-gums. C'est une avenue où il faut s'armer de patience pour trouver quelque chose d'ouvert à 23 heures quand on veut manger un petit quelque chose de sympa après un spectacle. Alors en "plus belle avenue du monde", permettez-moi de penser qu'il y a mieux.

par Lisa publié dans : France
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Mardi 15 avril 2008

 

 
 

 
 
Le samedi 12 avril, des soldats vénézuéliens ont participé à un défilé militaire, à Caracas, capitale du Vénézuéla. Jusque là, pas de quoi fouetter un chat. En revanche, ce qui est alarmant, c’est que le président vénézuélien, le crypto-marxiste Hugo Chavez, a officiellement créé, par décret présidentiel, le même samedi 12 avril, des effectifs militaires supplémentaires placés sous son commandement personnel. C’est un cas de figure unique en Amérique latine, si l’on fait exception des dictatures marxistes, tel que Cuba.

  

Les effectifs militaires désormais placés sous le commandement direct de Chavez se composent de sept bataillons supplémentaires. Chavez, qui fut lui-même lieutenant colonel chez les parachutistes, justifie cette mesure typiquement dictatoriale, par le fait que le Vénézuéla devrait, soi-disant, se préparer à « la guerre que les USA préparent » contre ce pays latino-américain riche en pétrole. Les forces armées du Vénézuéla comptent 180.000 hommes qui, depuis 2005, sont à la disposition de Monsieur Chavez.

 

 

 
 
Les sept nouveaux bataillons regroupent 2.000 soldats supplémentaires aux ordres de Chavez. Rappelons dans ce contexte que Chavez entretien d’excellentes relations avec l’Iran, le Hezbollah et les Farc. Rappelons également que Chavez a mis sous sa coupe 90% des médias audiovisuels du pays. La gauche et nos médias ont toujours soutenu et admiré Chavez. Maintenant qu’il dispose d’une garde prétorienne, il leur sera plus difficile d’afficher leur sympathie pour celui que d’aucuns surnomment ‘le babouin de Caracas’.

Miguel Garroté





  

par Miguel Garroté publié dans : Guerre contre la Terreur
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Mardi 15 avril 2008

 
 

Photo : combien de Nujood n'oseront jamais porter plainte ?
 
 
Le Yemen Times vient de révéler une série d’actes pédocriminels perpétrés par un individu en terre d’islam. L’histoire est édifiante. Nujood, une fillette yéménite de huit ans, a subi, pendant deux mois, des abus, sexuels et physiques, de la part de son « mari ». Elle a été contrainte au « mariage » par son père. Son « mari » est âgé de trente ans. Nujood, malgré ses huit ans, a trouvé le courage de se réfugier dans un tribunal de Sanaa, capitale du Yémen. Plus courageux encore, Nujood a demandé le divorce et a porté plainte contre son père. Il faut ici préciser qu’au regard de la loi yéménite, le « mari » et le père de Nujood n’ont commis aucun délit.
 
 

Photo :  pas de "bases légales" contre la pédocriminalité dans la charia ? 
 

 

En effet, la loi yéménite ne fixe pas d’âge minimum pour contracter un mariage. Plus de la moitié des filles yéménites sont « mariées » avant l’âge de dix huit ans, la plupart étant même « mariées » avant l’âge de dix ans. Récemment, le Comité National pour les Femmes, un organe officiel dépendant du gouvernement yéménite, a demandé que la loi fixe le mariage à dix huit ans révolus au minimum. Mais le Comité Yéménite de Jurisprudence a rejeté la demande en arguant du fait que ni la charia, ni la loi islamique, qui régissent le Yémen, ne fournissent des « bases légales » pour fixer un âge minimum en vue de se marier.  Miguel Garroté
  

par Miguel Garroté publié dans : Islam
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