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Lundi 27 août 2007
Miguel Garroté, journaliste
diplômé ès science politique
  
La France se lamente un peu moins
sarko-002.jpg  
Selon un tout récent sondage, plus de 70% des Français trouvent positive, la politique menée par le président Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée à l’Elysée, en mai dernier. Parmi les sympathisants de droite, la proportion de satisfaits est de 96%, du jamais vu au pays des lamentations perpétuelles. Parmi les sympathisants de gauche, la proportion de satisfaits est tout de même de 46%, ce qui est considérable, si l’on tient compte du tam-tam gaucho-médiatique orchestré contre le président. Pour 83% des Français, la politique menée par le chef de l’Etat depuis trois mois marque une rupture avec ses prédécesseurs. Autrement dit, seuls 17% des sondés ont la nostalgie de la Chiraquie social-démocrate. Concernant les qualités du président Sarkozy, les sondés le trouvent énergique (93%), courageux (88%) et ouvert au dialogue (82%).
  
  
A l’heure où l’on publie les photos de François Hollande et Valérie Trierweiler sur les plages marocaines, les Français ne sont que 18% à penser que Sarkozy n’est pas ouvert au dialogue. Ils sont 69% à le trouver sincère. Les sondés sont particulièrement satisfaits de l’action de Nicolas Sarkozy en faveur de la place de la France dans le monde (75%). Pour 71% d’entre eux, le chef de l’Etat a agi positivement pour la rénovation de la vie politique et en matière de politique étrangère. Les vacances américaines de Sarkozy, sa rencontre avec Bush, le voyage de Kouchner en Irak, tout cela plaît au Français. Amusant, si l’on songe que l’univers cathodique n’a cessé d’appeler à la vigilance, comme si les initiatives du Président et de son ministre des Affaires étrangères constituaient une allégeance au Grand Satan américain.
  
  
S’il y a toujours rupture en France, il semblerait que désormais celle-ci départage, d’un côté le président et le peuple ; et d’un autre côté, la classe progressiste mondaine aux idées bien-pensantes. Si la parole continue de céder la place à l’action, la France pourrait retrouver une place de premier plan dans le concert des nations. La récente agression verbale (contre Sarkozy) de Ségolène Royal, toute de blanc vêtue pour sa rentrée politique, n’y changera pas grand chose. Car plus de 70% des Français en ont marre des gens qui passent de la playa au blabla.
file_251474_164184.jpg  
par Miguel Garroté publié dans : France
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Lundi 27 août 2007
Chose promise, chose due, petit retour sur ce que j'écrivais en 2005 sur les conséquences de Katryna.

On vous l'a dit dans les journaux, si il y a eu catastrophe à la nouvelle Orléans , c'est la faute de Bush qui préfère dépenser l'argent américain en Irak plutôt que de renforcer les digues.

Or, dans une tribune sur Foxnews, Brit Hume rappelle un article du Washington Post où il apparaît que l'administration Bush a investi plus d'argent en Louisiane que l'administration Clinton mais que l'état de Louisiane n'a pas investi cet argent dans les digues mais dans un canal (750 millions de dollars) qui n'a pas servi à détourner les eaux. Une opposante démocrate , Nancy Pelosi, a également estimé qu'il n'y avait pas eu de discussion à la maison blanche sur une commission bipartite sur la catastrophe alors qu'elle était présente lors de cette discussion.

Enfin, on a beaucoup parlé du mépris de l'environnement de Bush. Mais, des écologistes de Louisiane se dressent contre tout nouveau projet de digue et de maîtrise du Mississipi car ils estiment que cela canibaliserait les forêts de la région. Ainsi , le Sierra Club a fait stopper des travaux allant dans ce sens depuis 1996.

Bien sûr, aucun média français n'a rapporté ces infos

(L'original : http//www.u-blog.net/davereflexions/note/75)

Dans le même temps, Guy Millère écrivait ceci :

Tant d’inepties odieuses ont été dites en France après les ravages provoqués aux États-Unis par l’ouragan Katrina que je n’ai pu dire tout ce que je pensais devoir dire en un seul article. Je reviens donc ici sur le sujet:


1. Il est incontestable que les secours n’ont, au cours des premiers jours, pas été organisés de façon optimale. Il faut rappeler aux Français que les États-Unis ne sont pas un pays centralisé où tout dépend de Washington. Les responsabilités incombent d’abord au maire de New Orleans, ensuite au gouverneur de Louisiane. L’un et l’autre étant démocrates, ils seront, bien sûr, exemptés de tout reproche. Mike Brown, directeur de la FEMA, agence fédérale de gestion des catastrophes, n’a pas été à la hauteur de la situation; il sera, lui, démis de ses fonctions.


2. Dire que ce sont les plus pauvres et les noirs qui sont les principales victimes ne fait pas sens. La population de New Orleans est très majoritairement noire et, dans une ville très majoritairement noire, il est logique que les victimes d’un cataclysme soient très majoritairement noires. Les capacités d’anticipation des services météorologiques étant plus optimales aujourd’hui que voici treize ans (passage du cyclone Andrew sur la Floride), il a été demandé, au vu de la trajectoire de Katrina, à la population de New Orleans d’évacuer la ville. Certains, pauvres, malades, vieillards, n’ont pu le faire alors que les moyens de leur venir en aide existaient. Un millier de bus ont été laissés inutilisés par le maire de New Orleans, qui a préféré diriger tous ceux qu’il avait été incapable d’évacuer vers le stade couvert de la ville, où rien n’était prêt pour les accueillir, alors que les stades des autres villes susceptibles de recevoir des sinistrés sont, eux, préparés. La « pauvreté » souvent évoquée doit, de surcroît être relativisée. Les États-Unis sont dans une situation de plein emploi (4,9% de chômage) ; certaines personnes sont malheureusement inemployables et vivent d’allocations sociales diverses. La pauvreté aux États-Unis vient d’un état d’esprit. Le mot « pauvre » aux États-Unis désigne des gens qui, en termes de parité de pouvoir d’achat, ont un niveau de vie égal ou supérieur à des Français touchant le SMIC. Plus de la moitié d’entre eux sont propriétaires de leur domicile.


3. Il est tout à fait clair que le danger a été sous-estimé. Plusieurs rapports indiquaient que, si un ouragan d’une force supérieure à trois touchait New Orleans, les digues qui protègent la ville des eaux du Mississipi et du lac Pontchartrain ne tiendraient pas.  Rien n’a été fait pour remédier à cette situation. Quand des remèdes ont été envisagés, des actions en justice ont été menées par des lobbies écologistes et le renforcement des digues susceptible de leur permettre de résister à un ouragan de force cinq ne s’est pas effectué. Une fois de plus, des écologistes ont sacrifié des vies humaines sous le prétexte de sauver quelques oiseaux et un « écosystème »…


4. Il est clair aussi que les déficiences des autorités locales ont débouché sur une brève période d’anarchie pendant laquelle des vols, des pillages, des meurtres et des viols ont été commis. Cela rappelle que, dans toute société civilisée, une profonde rupture du fonctionnement social peut faire resurgir des éléments de barbarie. Ce qui s’est passé a fait remonter à la surface un débat qui agite beaucoup les États-Unis aujourd’hui : celui concernant l’immigration illégale. Plus d’un million de gens rentrent clandestinement aux États-Unis chaque année, nombre de clandestins s’intègrent, nombre d’entre eux vivent de prédation, et les statistiques montrent qu’ils représentent une proportion considérable des crimes commis.


5. Au moment où ces lignes paraîtront, l’ordre sera rétabli. Le déblaiement qui précédera la reconstruction aura commencé. Ce sera la fin de la récréation et du grand défoulement de haine anti-américaine. Et on s’apercevra une fois de plus de quel dynamisme, de quel courage, de quelle détermination l’Amérique est capable face aux épreuves. La croissance américaine fléchira un peu, mais restera double de la croissance française, le chômage n’atteindra jamais les niveaux qui sont les nôtres. La facture dépassera cent milliards de dollars, mais c’est là, de fait, l’équivalent de la somme donnée par les États-Unis voici plus de six mois pour les victimes du tsunami.

par Davi publié dans : Ecolo-totalitarisme
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