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Vendredi 2 mai 2008

Avec sa femme (à gauche) en Israël, entourés d’ex-enfants de l’Opération Mural (1986). Photos : DRDavid G. Littman, que j'ai eu au téléphone mardi et jeudi et qui a accepté de s'exprimer sur le blog drzz, est un personnage hors du commun. Pas seulement parce que cet historien britannique est l'un des orateurs les plus brillants de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, à Genève ; pas seulement parce qu'il ajoute à son immense culture un humour anglais absolument décoiffant ; mais aussi parce que David Littman et sa femme Gisèle, la célèbre Bat Ye'or,  sont de véritables héros de l'histoire d'Israël.


Flash-back.

MAROC - Le pays est indépendant depuis 1956. Au sein de la population, les Juifs sont maltraités : ils ont l'interdiction de quitter le territoire et subissent humiliations et harcèlements quotidiens. Alertés, les services secrets israéliens leur viennent en aide et organisent leur fuite clandestine. En 1961 pourtant, un terrible drame endeuille l'opération : un navire affrété par le Mossad et baptisé Egoz coule en mer Méditerranée. A son bord, 44 Juifs dont la moitié d'enfants. Tous les passagers
  périssent.

Ebranlé, craignant de voir les autorités marocaines infiltrer ses réseaux, le Mossad propose un nouveau plan : infiltrer un agent au Maroc sous couvert de mission humanitaire et convaincre les autorités locales de laisser partir des enfants - de toutes confessions - pour des vacances dans les Alpes suisses, à Morgins. Depuis là, les petits juifs seraient conduits en Israël.  

SUISSE - En 1961, David Littman a 27 ans. Diplômé de l'Institut d'Archéologie de Londres, il vient de se marier avec Gisèle, une Juive qui a fui l'Egypte pour étudier en Angleterre. Tous deux sont venus s'installer en Suisse, où David se joint aux efforts d'une ONG, l'Oeuvre de secours aux enfants, une fillière ayant aidé plusieurs milliers d'enfants juifs à passer la frontière durant la guerre. L'arrivée du jeune David Littman ne passe pas inaperçue. Le directeur de l'Agence Juive de Suisse, Naftali Bar-Giora, sollicité par le Mossad pour fournir une recrue capable d'opérer au Maroc, se penche sur le profil de son nouvel employé. Il convient parfaitement. L'opération est lancée . Nom de code : "Mural".

CASABLANCA - Gad Shahar, le chef d'antenne du Mossad au Maroc, a pris ses dispositions pour que Littman ne puisse divulguer
 des informations sensibles s'il était capturé : "Durant toute la durée de l'opération, dira-t-il plus tard, Littman lui-même ignorait qu'il travaillait pour le Mossad. Il pensait Le départ des enfants s’est fait par bateau et par avion. Photos : DRoeuvrer en faveur de l'Agence Juive."

"Mural", nom de code de Littman, utilise ses contacts "Georges" et "Jacques" afin d'organiser l'Exode. Appuyé par sa femme Gisèle et leur fille, installés temporairement à Casablanca, Littman poursuit son action clandestine pendant des mois (16 mars - 24 juillet 1961). Mais le nombre de candidatures juives pour ces "vacances en Suisse" finit par alerter les services locaux. Le chef de la police de Casablanca lance à Littman : "vous savez que vous êtes membre d'un complot sioniste !" Le jeune homme rejette l'accusation avec véhémence. Parallèlement, il joue de son statut d'humanitaire pour se rapprocher du directeur des services secrets intérieurs du royaume, Mohamed Drissi. Il gagne son amitié et se plaint des pressions exercées sur lui par la police de Casablanca. Avec succès. Dans les semaines qui suivent, les policiers marocains aident les petits enfants juifs à charger leurs bagages dans les bus. Destination : la liberté.
  

D'abord logés dans des familles d'accueil en Suisse, 530 enfants juifs rejoignent ensuite Israël.

Lors du 25ème anniversaire de l'opération, David Littman a reçu un prix de l'Etat hébreu pour son courage et son dévouement. Cette émouvante cérémonie, qui eut lieu d'abord à Jérusalem en 1986, en présence du premier ministre Pérès, puis à Ashod, en 2004, et en présence du ministre de la Défense Mofaz, a permis aux époux Littman de rencontrer les familles des enfants qu'ils ont sauvés.

L'histoire n'est pas terminée. En octobre 2006, David Littman et deux agents du Mossad sont retournés clandestinement sur les traces de l'Opération "Mural" pour le compte d'un documentaire israélien, "Opération Mural : Casablanca 1961" (traduit en français). Officiellement membres d'un inoffensif groupe de retraités, les quatre hommes ont arpenté les rues étouffantes de Casablanca et retouvé les lieux de leurs exploits.

Là où, en 1961, ils ont offert aux enfants juifs du Maroc les perspectives d'un futur libre.
Dror !


par drzz publié dans : Histoire
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Vendredi 2 mai 2008

  

  
Le P. Remaud : un prêtre catholique résidant en Israël s’exprime. Je publie ci-après un article du Père Remaud, qui vit en Israël depuis des décennies. Son témoignage complète avantageusement les opinions que divers clercs véhiculent à leur retour de pèlerinnage en Terre Promise. Je sais que ce témoignage du Père Remaud ne fera pas plaisir à certains de mes corélogionnaires. Oserais-je ajouter que je commence à en avoir l'habitude ? Miguel Garroté
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Bibliographie de l’Abbé Michel Remaud, spécialiste des relations entre chrétiens et juifs
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"On connaît la formule célèbre du général De Gaulle, dans ses mémoires de guerre : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». La modestie du propos était à la mesure du personnage. Aujourd’hui, des écrivains de moindre envergure souscriraient volontiers, semble-t-il, à la proposition inverse : « De l’Orient compliqué, je revenais avec des idées simples ».
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Un article publié par l’hebdomadaire catholique belge Dimanche paroissial, sous le titre « Bethléem, une prison en territoire occupé », en fournit une parfaite illustration. Si nous nous arrêtons sur cet article, c’est à la fois parce qu’il est très récent (20 avril 2008) et parce qu’il est caractéristique d’une littérature christiano-simpliste qui fleurit dans un nombre de feuilles impossible à recenser.
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Nous voilà donc partis pour Bethléem. Après avoir franchi « plusieurs points de contrôle » pour y parvenir, l’auteur nous décrit un bâtiment criblé de tirs d’obus, la basilique déserte au milieu du « ghetto », les « murs infranchissables [qui] enserrent insolemment les quartiers de la ville » et les hôtels vides de clients, les agents de voyages envoyant touristes et pèlerins loger dans les « colonies » qui enserrent la ville. « Aux points de passage, des femmes enceintes ont dû accoucher ; des enfants comme des adultes, dont l’état de santé nécessitait des soins urgents sont morts parce que les militaires israéliens les ont délibérément fait attendre ». On apprend aussi que les chrétiens, « hormis quelques cas isolés », ont toujours vécu « en bonne entente avec les musulmans », au sein d’une société palestinienne dont on nous vante la chaleur de l’hospitalité.
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Au risque de soulever des cris d’indignation, n’hésitons pas à le dire : cette littérature est perverse. Elle l’est d’abord par la manière dont elle amplifie la réalité tout en la gauchissant. Il n’y a pas « plusieurs points de contrôle » entre Jérusalem et Bethléem, il y en a un, le barrage 300, entre Tantour et la tombe de Rachel, qui est franchi tous les jours dans les deux sens par des milliers de travailleurs palestiniens, comme l’auteur aurait pu le constater si elle s’était rendue sur les lieux à 7 heures du matin, ou en fin d’après-midi. Il y a eu effectivement des cas d’accouchements et de décès aux points de contrôle (encore faudrait-il préciser que des ambulances transportant des femmes enceintes ont parfois servi à faire passer aussi des ceintures d’explosifs, et que les garde-frontières ont de bonnes raisons d’inspecter les véhicules qui entrent en Israël); et il n’est que trop vrai que des Palestiniens y subissent des traitements humiliants, souvent injustifiés, qui sont d’ailleurs largement dénoncés par les organisations humanitaires israéliennes. Mais si l’auteur avait disposé d’un peu plus de temps pour son reportage, elle aurait pu aussi se rendre dans les hôpitaux israéliens pour voir avec quel soin les patients palestiniens y sont traités. Cet article est pervers parce qu’il laisse croire qu’une fois dessinées les grandes lignes du tableau (Israël est l’oppresseur, les Palestiniens sont les opprimés), l’objectivité est une question secondaire, et que le lecteur qui osera crever quelques ballons se verra accuser de « chercher la petite bête ». Peu importe, par conséquent, que Bethléem ne soit pas encerclée de colonies ; la seule colonie édifiée à proximité est celle de Har-Homa, construite sur des terres, non volées aux Arabes, mais achetées au plus gros propriétaire foncier du pays, l’Église orthodoxe. Peu importe qu’à la date où l’article est publié, les restaurants de Bethléem soient combles, au point que les groupes doivent attendre parfois une heure ou davantage pour y entrer, et que les hôtels doivent faire face à une demande qu’on n’avait pas vue depuis de nombreuses années. Peu importe que des groupes de pèlerins doivent renoncer à descendre dans la grotte de la nativité à cause de la densité de la foule qui emplit la basilique. Peu importe que l’auteur ne dise pas dans quelles implantations elle aurait vu des hôtels, puisque le lecteur n’ira pas vérifier ; on aurait pourtant aimé le savoir ! Et où a-t-on vu que des murs sépareraient les quartiers les uns des autres à l’intérieur même de la ville ? En second lieu, cette littérature est perverse par son caractère unilatéral.
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Si les habitants de Bethléem sont asphyxiés derrière une clôture de sécurité, la raison de cette situation n’est pas à chercher du côté d’un sadisme gratuit imaginé par une quelconque perversité israélienne. Qu’on ne nous fasse pas dire pour autant que la population palestinienne dans son ensemble serait responsable de ses propres malheurs ; l’argument est trop facile. Mais c’est un fait que cette clôture est le seul moyen qu’ait trouvé Israël pour se protéger des attentats. Le sujet est tabou, on le sait ; il n’est pas politiquement correct de parler de l’efficacité de la clôture. Il y a pourtant un fait incontestable : quand elle n’existait pas, il y avait des attentats et les pèlerins ne venaient pas. Il nous est souvent arrivé de dire à ceux qui nous interrogent sur ce mur, et souvent de façon provocante : « S’il n’existait pas, vous ne seriez pas là ».
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À notre connaissance, les agences qui mettent ce mur de béton à leur programme n’organisent pas de rencontres avec les victimes des attentats ou avec leurs proches, ni même une minute de silence devant une plaque commémorative. Il serait pourtant utile et honnête que les visiteurs sachent ce que cette clôture veut empêcher. Elle est perverse, enfin, par son caractère exclusivement affectif. On n’y trouve aucun élément d’analyse : tout se réduit à l’émotionnel. Tout pour les yeux, rien pour la tête. La télévision nous a habitués à ce genre où les glandes lacrymales sont sollicitées plus que les neurones, pour reprendre la formule d’une journaliste.
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Que ce type de littérature puisse s’épanouir dans une revue catholique est le symptôme d’une confusion inquiétante entre la charité et le bon cœur. Et le bon cœur qui n’est pas éclairé par l’intelligence peut conduire à envenimer les problèmes qu’il prétend résoudre.
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Il y a déjà plus de vingt ans que Jacques Ellul écrivait ces phrases, qui visaient les membres du clergé, protestant d’ailleurs autant que catholique, vu l’appartenance de l’auteur, et que l’on peut étendre à tous les « bons chrétiens » : « Les membres du clergé sont particulièrement sensibles aux problèmes de conscience, et il suffit d’évoquer le sort tragique des Palestiniens, ou leur massacre, pour aussitôt obtenir leur adhésion fracassante en toute ignorance de cause. Ils prennent le parti des faibles et des opprimés, c’est-à-dire de ceux qu’on leur montre et désigne comme tels, et sans chercher plus loin. Quand les belles âmes se mêlent de politique, elles font des choix parfaitement aveugles, et sont en même temps garants de la cause et les plus extrémistes dans leur jugement. »
  

  
On ne saurait mieux dire. Dans le monde chrétien, il n’est pas rare que le cœur et la tête ne fassent pas bon ménage. Il est facile aujourd’hui d’être un bon chrétien s’il suffit pour cela de prendre en photo la clôture de sécurité — ce qui ne coûte rien, depuis l’invention des appareils photo numériques — et de crier ensuite son indignation. Et en plus, ça dispense de penser. Parce que penser, ça fatigue". Père Michel Remaud, prêtre catholique résidant en Israël © Un écho d'Israël Mis en ligne le 27 avril 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org
  

par Miguel Garroté publié dans : Israël
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Vendredi 2 mai 2008
  
L’enfance musulmane de Barack Obama
   
Mon éminent confrère Daniel Pipes, publie, un article court, précis et factuel, sur les mensonges, d'Obama, concernant, son passé musulman. La question-clé est ainsi à nouveau posée :  peut-on élire un menteur patenté et multirécidiviste à la Maison Blanche ?  Certains médias nous font croire que ceux qui ne votent pas pour Obama sont gêné par le fait qu'il est noir. Or, Monsieur Barack Hussein Obama n'est pas noir. Il est métis et les noirs sont les premiers à le dire. Certains médias nous font croire que ceux qui ne votent pas pour Obama sont gênés par son passé musulman. Or, ceux qui ne votent pas pour Monsieur Barack Hussein Obama sont gênés par le fait qu'il est un menteur. Notamment un menteur sur son passé de mahométan en milieu ouvertement musulman; et qui plus est, en milieu ouvertement musulman pratiquant. Le mensonge, c'est cela, la question-clé. Miguel Garroté.
   
Article ci-dessous publié par
Daniel Pipes le 1er mai 2008 :
  
"A l’heure où la candidature de Barack Obama fait l’objet d’une attention accrue, ses assertions concernant son éducation religieuse méritent un examen plus approfondi en raison de leur aspect révélateur sur l’intégrité du candidat.
  

  
Obama affirmait ainsi en
décembre «j’ai toujours été un Chrétien» et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. «Le seul lien que j’aie eu avec l’Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays [Kenya]. Mais je n’ai jamais pratiqué l’Islam.» En février, il déclara: «Je n’ai jamais été un Musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique.»

«Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. Mais de nombreux éléments biographiques, recueillis essentiellement par la presse américaine, suggèrent que le candidat, en grandissant, s’est bel et bien considéré lui-même et a été considéré par son entourage comme un Musulman.

Père biologique kenyan d’Obama.  Dans l’Islam, la religion est transmise à l’enfant par le père. Barack Hussein Obama père (1936–1982) était un Musulman qui a nommé son fils Barack Hussein Obama, jr. Seuls des enfants musulmans sont appelés «Hussein».


Famille indonésienne d’Obama.  Son beau-père, Lolo Soetoro, était aussi un Musulman. En fait, comme la demi-sœur d’Obama l’a expliqué à
Jodi Kantor du New York Times, «toute ma famille était musulmane et la plupart des gens que je connaissais étaient musulmans». Une publication indonésienne, le Banjarmasin Post, cite un ancien camarade de classe, Rony Amir, se rappelant que «tous les parents du père de Barry étaient de fervents Musulmans».
  

  
École catholique.  
Nedra Pickler, d’Associated Press, relate que «des documents montrent qu’il était inscrit en tant que Musulman» pendant ses trois premières années de scolarité dans une école catholique. Kim Barker, du Chicago Tribune, confirme qu’Obama était «désigné comme musulman sur le formulaire d’admission à l’école catholique». Un blogueur qui se présente comme «Un Américain expatrié en Asie du Sud-est» a découvert que «Barack Hussein Obama était inscrit sous le nom de ‹Barry Soetoro›, matricule 203; il a été admis à l’école primaire franciscaine Asisi le 1er janvier 1968, dans la classe 1B. (…) Selon son dossier, la religion de Barry était l’Islam.»

École publique.  
Paul Watson, du Los Angeles Times, a appris d’Indonésiens proches d’Obama à l’époque où il vivait à Jakarta qu’il «était inscrit comme Musulman par sa famille dans les deux écoles qu’il a fréquentées». Haroon Siddiqui, du Toronto Star, s’est rendu dans l’école publique de Jakarta public où Obama a fait ses classes et relate que «trois de ses enseignants dirent qu’il était inscrit comme musulman». Siddiqui prévient certes que «vu l’état lacunaire des archives de l’école, dévorées par la vermine, il faut se fier aux souvenirs incertains des gens», mais il ne cite qu’un enseignant retraité, Tine Hahiyari, qui soit revenu sur ca certitude antérieure selon laquelle Obama était inscrit comme musulman.

Classe coranique.  Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu’il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu’il était bien un Musulman, car les élèves indonésiens de l’époque suivaient des cours d’éducation religieuse correspondant à leur foi. En fait, Obama garde même des souvenirs clairs de ces cours:
Nicholas D. Kristof, du New York Times, relate qu’Obama «s’est souvenu des premiers versets de l’appel islamique à la prière et les a récités [à Kristof] avec un excellent accent».

Présence à la mosquée.  La demi-sœur d’Obama se rappelle que la famille allait à la mosquée «pour les grands événements de la communauté». Watson a appris par des amis d’enfance qu’«Obama venait parfois à la mosquée locale pour les prières du vendredi». Barker a découvert qu’«Obama accompagnait de temps en temps son beau-père aux prières du vendredi». Un ami indonésien, Zulfin Adi, déclare qu’Obama «était un Musulman. Il allait à la mosquée. Je me souviens de lui avec un sarong [un vêtement porté par les Musulmans].»

Piété.  
Obama dit lui-même que lorsqu’il vivait en Indonésie, un pays musulman, il «ne pratiquait pas [l’Islam]», admettant ainsi implicitement qu’il avait alors une identité de Musulman. Et des Indonésiens ont de lui des souvenirs différents. L’un deux, Rony Amir, décrit Obama comme «très religieux, dans l’Islam, à l’époque».
  
  
Le fait qu’Obama soit né musulman et qu’il ait quitté cette foi pour devenir un Chrétien n’a rien qui puisse influer, dans un sens ou dans l’autre, sur son aptitude à devenir président des États-Unis.

Mais s’il est né et a été élevé en tant que Musulman et qu’il cache ce fait, cela constitue une grave duplicité, une dissimulation fondamentale, qui en dit très long sur son caractère et ainsi sur la pertinence de sa candidature". Daniel Pipes
  
  
Adaptation française d'Alain Jean-Mairet

  
Publié également sur http://resiliencetv.fr 
  
  
par Miguel Garroté publié dans : Présidentielles 2008
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Vendredi 2 mai 2008


 

 


                                                                           présentation du livre par Brett Stephens



En Octobre 2002, un mémorandum détaillant les pire scénarios de l'après-guerre en Irak fut transmis aux membres les plus élevés de l' administration Bush. Parmi les 30 et quelque avertissements figuraient:

• «Les États-Unis pourraient ne pas trouver d'armes de destruction massive sur le terrain. »
 
• « La stabilisation et la reconstruction de l'après-Saddam pourraient ne pas prendre deux à quatre ans, mais huit à dix ans."
 
• « Les États-Unis pourraient être tellement absorbés par leur tâche irakienne qu'ils ne prêteraient pas suffisamment attention à d'autres problèmes graves – comme des problèmes de prolifération et de terrorisme ».
 
• « La Syrie et l'Iran pourraient aider nos ennemis en Irak....L’Irak pourrait connaître des troubles ethniques entre Kurdes, sunnites et chiites ».

La provenance de ce remarquable mémo? Si vous avez pensé au Département d'État, à la CIA ou à quelque autre personne pouvant aujourd'hui affirmer avoir été mécontente de la dérive de l'administration vers la guerre, vous aviez faux. Le mémo émanait de l'ancien Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld qui l’avait rédigé avec ses principaux conseillers militaires et civils. L'un d'entre eux, l'ancien sous-secrétaire Douglas J. Feith, nous présente "War and Decision", le meilleur compte-rendu concernant, pour les réponses militaires de l'administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001, les circonstances du débat, ce qui fut décidé, organisé et éxecuté.


Ce qui rend en grande partie"War and Decision" si irrésistible, c'est que c’est un récit qui remet en cause les clichés, peu importe que M. Feith fût proche ou juste au centre des plus importantes décisions de politique extérieure pour la décennie. Jusqu'ici, la plupart des livres écrits sur le sujet – du "State of Denial"de Bob Woodward au "Fiasco"de Tom Rick – ont dépeint une administration incompétente et paranoïaque fixée sur tous les mauvais ennemis et toutes les mauvaises raisons. Ces ouvrages, chacun à leur manière, ont parfois reposé principalement sur une série de fuites servant les intérêts personnels de leurs auteurs, une suite de déformations et de mensonges pur et simple, bon nombre d'entre eux émanant d’opposants internes à l'administration, qui appartenaient en particulier au Département d'Etat et à la CIA.

Mais le livre de M. Feith adopte aussi une attitude critique sur la manière dont l'administration elle-même a réglé les choses ou encore, parfois, la manière dont Feith lui-même s’est comporté. Toutefois, comme l’indique la note ci-dessus, la plupart des idées reçues sur la dynamique du premier mandat Bush - opposant « les néocons bellicistes» et ceux qui fantasmaient sur la démocratie comme M. Feith, aux réalistes aux idées plus mesurées tels que le secrétaire d'État d’alors Colin Powell et son adjoint Richard Armitage – sont des foutaise manifestes.

 

Par exemple, l’idée que Rumsfeld était l'auteur de la politique de l'administration sur les détenus terroristes. Feith écrit qu’au contraire le secrétaire a mis en garde contre la transformation de l'armée américaine en « geôlier du monde», limitant pour cette raison volontairement les capacités de rétention des installations carcérales à Guantanamo, et qu’il a défendu l'application de la Convention de Genève pour les détenus talibans et affirmé que les Etats-Unis « ne devraient maintenir en détention personne que nous n’ayons absolument besoin de garder ».


Ou encore, cette idée que les néoconservateurs ont rejeté les travaux du projet "Future of Iraq", et les conseils qu’il aurait prétendument offert pour la reconstruction de l'Iraq. En réalité, le chef de ce projet, le savant irakien en exil Kanan Makiya, était lui-même une sorte de protégé néocon, et le projet consistait principalement en des discussions conceptuelles sur tout, de la démocratisation à la réforme de la justice - de tout, c'est à dire tout sauf un schéma directeur significatif pour le proverbial jour du lendemain. En revanche, M. Feith et son équipe ont bien élaboré un plan pour assurer la transition avec un nouveau gouvernement dirigé par des Irakiens, mais ce plan fut rapidement écarté par le proconsul américain Paul Bremer.

 

                                                                                            Douglas Feith

Est également fausse l'idée que les néoconservateurs ont poussé à la guerre dans le cadre du dessein utopique d’ « imposer la démocratie ». Ainsi, une note de la Maison-Blanche d'octobre 2002 indique que la démocratie était classée dernière sur une liste des objectifs américains pour l'Irak en huit points. Même là, le modeste objectif était de «[encourager] la création d'institutions démocratiques. » En revanche, les principaux objectifs étaient, premièrement, un Irak qui « ne menace pas ses voisins  » et, ensuite, qui « renonce à fournir un soutien au terrorisme international et à le sponsoriser  ». Le quatrième point traitait des ADM .

 

Enfin, il y a le mythe affirmant que les fonctionnaires de l'administration tels le vice-président Dick Cheney et le secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz ont « politisé »et trié les renseignements afin de monter leur dossier pro-guerre - un mythe qui persiste malgré deux commissions bipartisanes concluant que rien de la sorte ne s’est passé.


Ce qui est vrai, c'est que les renseignements furent souvent politisés en interne, principalement par des bureaucrates de la CIA bûchant selon leurs propres axes de politique. Un tel axe politique, largement partagé au Département d'Etat, était que les dirigeants irakiens en exil (connus sous le nom d’ «externes») n’avaient pas de crédibilité auprès des « internes » – les Irakiens à l'intérieur. Cette conception, qui semble avoir été motivée principalement par l’aversion à l’égard du chef irakien en exil Ahmed Chalabi, a finalement été démentie par les faits lorsque les Irakiens ont élu un gouvernement composé essentiellement de ceux qu'on appelait les externes, notamment Chalabi.
 

Avant cela, toutefois, la dichotomie en grande partie mensongère externe / interne amena le Département d'Etat à traîner les pieds dans l'organisation de l'opposition anti Saddam à l'extérieur en une force politique cohérente, apte à rapidement assumer la responsabilité des affaires irakiennes après la libération. Cela a également convaincu M. Armitage qu'une occupation américaine pendant plusieurs années serait nécessaire pour que les dirigeants intérieurs intégrent de manière adéquate la culture des droits démocratiques. M. Feith estime lui en revanche que « le maintien d'un gouvernement d'occupation plus d'un an » était « l’erreur majeure » de l'administration en Irak - une remarque singulière si vous considérez que M. Feith et ceux de son acabit s'acharnaient à imposer la démocratie à l’Américaine aux autochtones rétifs.

"War and Decision" offre encore bien plus d’exemples de ce type où la perception de la conduite de l'administration subit de plein fouet le choc avec la réalité. Au crédit de M. Feith, toutefois, son livre n'est pas une apologie, même pour ceux que de toute évidence il admire. A propos de M. Rumsfeld, il note que « son style de direction a parfois desservi ses objectifs: il a froissé des gens et s’est fait des ennemis personnels ». Quant au président Bush, Feith affirme - à juste titre, à mon avis - que son problème n'est pas qu'il a «  miné les défis », mais plutôt qu'il a fait preuve de « tolérance excessive à l’égard de l’indiscipline, voire de la déloyauté, de ses propres personnels. »

 

Les États-Unis auraient-ils mieux fait de ne pas abattre Saddam? Certainement pas, même si l'on garde l'impression que les forces d'inertie bureaucratique et la résistance idéologique au sein du gouvernement des États-Unis ont constitué pour les plans de l'administration un obstacle presque aussi grand que Saddam lui-même. Plus important encore, M. Feith a bien compris que « la politique consiste souvent à choisir entre deux séries de problèmes. » Ce n'est pas une idée qui va faire basculer l'opinion publique sur la guerre, mais elle est indispensable pour comprendre tant les choix déjà faits que ceux qui attendent encore cette administration ainsi que la prochaine.


 

 

 



                                   http://online.wsj.com/article/SB120761972863897011.html

 


 

 

par Adamastor publié dans : Irak 2003-2008
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Vendredi 2 mai 2008




Un internaute britannique
a eu la bonne idée de recenser tous les problèmes que les écolo-totalitaires attribuaient au réchauffement climatique. Cela va de la tornade à la faillite du monde...

Enjoy :
http://www.numberwatch.co.uk/warmlist.htm

 

par drzz publié dans : Ecolo-totalitarisme
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