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Lundi 21 janvier 2008


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Par George Weigel,

(Dans cet article "libéralisme" s'entend au sens américain du terme, concernant des positions situant leurs tenants à gauche dans le panorama politique. Les Démocrates notamment.NDT)

           John F. Kennedy aurait maintenant 90 ans
, une circonstance pratiquement impossible à imaginer pour ceux d'entre nous qui étaient déjà là le 22 novembre 1963. Lorsque les balles de Lee Harvey Oswald ont tué le 35e président des États-Unis, les souvenirs que nous avions de lui se sont figés, pris dans une sorte d'ambre du souvenir.

Il est déjà assez difficile de se représenter un JFK âgé de 60 ans et propriétaire d'un grand journal
(la carrière qu'il envisageait après sa présidence). Il est tout simplement impossible de convoquer des images de lui à 75 ans, encore moins à 90. Il reste jeune à jamais, au moins dans la mémoire de ceux qui se souviennent de sa présidence.

Mais saisissons-nous bien pourquoi il est mort? Et l’interprétation dominante de son assassinat masque-t-elle la vérité sur sa présidence et sa place dans le spectre de l'opinion politique américaine?

Dans un livre brillant à paraître, Camelot and the Cultural Revolution (Encounter Books), James Piereson répond «Non » et «Oui ». Avec cet ouvrage, Jim Piereson (un vieil ami, je l’admets avec joie) illustre parfaitement le fait que certains livres font réfléchir à nouveau sur des événements ou des personnalités. Mais il nous amène également à repenser toute une période, et à considérer la manière dont son interprétation-et son interprétation erronée-ont modelé notre époque troublée.

Pourquoi John F. Kennedy est-il mort? Selon l'interprétation avancée par les admirateurs -et anciens assistants de Kennedy- biographes Arthur M. Schlesinger et Théodore Sorensen, l'assassinat de JFK était l'effet secondaire d'une culture de la violence ayant infecté l'extrême-droite américaine: ainsi la paranoïa de l'extrême-droite à propos du communisme et de l'activisme des droits civils avait transformé la ville de Dallas en une maison de fou pleine d'agitation politique où quelque chose de terrible allait probablement se produire.

En proposant un cadre interprétatif faisant pièce à l'apparemment incompréhensible, Schlesinger et Sorensen avaient emboîté le pas aux grands médias. En effet les deux versions, l' imprimée comme l'électronique, de la couverture de l'assassinat de Kennedy et du meurtre ultérieur d’Oswald, avaient baigné ces événements dans un flot d'introspection: sur une Amérique supposée avoir peur du monde, peur du changement social, et accroc à la violence.

L’interprétation Schlesinger / Sorensen avait également la sympathie de Jacqueline Kennedy. Après l'arrestation et l'identification d'Oswald, Mme Kennedy a déploré que son mari n'ait même pas eu la satisfaction de se faire tuer pour les droits civils; son assassin avait été un « stupide petit communiste ». Un fait, pensait Mme Kennedy, qui avait ôté à la mort de JFK « toute signification. » Alors, cette signification, on la créerait.

Et ainsi naquit l'image familière d’une Maison Blanche de Kennedy pareille à un Camelot arthurien*, « un bref instant lumineux » qui ne doit« jamais être oublié » (comme l'exprimaient les paroles d'Alan Jay Lerner pour une comédie musicale contemporaine de Broadway).

Pourtant ce fait demeure, que Lee Harvey Oswald était un communiste convaincu, un ancien transfuge de l'Union soviétique, et un soutien passionné de Fidel Castro. L'administration Kennedy était l'ennemi juré de Fidel Castro et de son régime communiste cubain. La motivation d'Oswald à assassiner le Président venait de sa haine pour la politique que Kennedy dirigea pendant la guerre froide. Ainsi John F. Kennedy fut une victime de la guerre froide - une guerre froide, Piereson nous le rappelle- qu'il mena avec vigueur, si pas toujours avec intelligence ou succès.

Piereson fait aussi valoir qu’omettre de mentionner cela, dans un pays encore très sensible sur la crise cubaine des missiles de 1962 ; et le fait de substituer le mythe de Camelot aux faits, a encore des conséquences pour nous aujourd’hui. En faisant de John F. Kennedy - incarnation d'une optique Démocrate anticommuniste pragmatique, rationaliste, axée sur les résultats- une figure mythique dont l'idéalisme ne pourrait jamais être retrouvé, Mme Kennedy, les biographes de Kennedy et les grands médias ont contribué à détruire la confiance dans le progrès qui avait caractérisé naguère le libéralisme de Franklin D. Roosevelt, Truman - et John F. Kennedy.

La théorie du complot a migré des marais (anti-communistes, de la John Birch Society) de l'extrême-droite et a commencé à contaminer la pensée libérale de gauche américaine. Et puisqu'on ne pourrait plus jamais revenir au glorieux Camelot passé, le libéralisme de gauche américain est devenu moins une question sur des changements de fond que sur des changements de style et, à la fin, changement de mode de vie. L’aboutissement de tout ceci est la gauche américaine telle que nous la connaissons aujourd'hui - pour laquelle la reconnaissance juridique (en fait, la promotion) du mode de vie hédoniste et relativiste est la chose la plus importante.

Toutes choses qui auraient laissé John F. Kennedy probablement perplexe s'il avait vécu jusqu'à 90 ans.



*le château du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde.NDT



 
                                                                                                                                                                

                                                                                     

                  http://www.eppc.org/publications/pubID.3132/pub_detail.asp


                                                                                                    traduction adamastor  
             

par adamastor publié dans : Etats-Unis
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Lundi 21 janvier 2008
tom_brady_new_england_angryIls l'ont fait. Les Patriots se sont qualifiés pour le Superbowl en s'imposant 21 à 12 face aux Chargers dans la Finale de Conférence AFC. La défense de San Diego n'aura pas suffit à faire gagner les Californiens qui ont joué avec une attaque diminuée en raison des blessures de Phillip Rivers, Antonio Gates et LaDainian Tomlison. Laurence Maroney peut largement être élu homme du match tellement il a pesé lors des différentes phases de jeu des Patriots. Son rôle a été déterminant alors que Tom Brady a semblé fébril pendant une bonne partie du match.

L'issue du match a été scellée quand Wes Welker se saisit d’une passe de 6 yards pour le touchdown avec 12 minutes et 15 secondes a jouer pour permettre aux Patriots de mener 21 à 12. Les Patriots ont forcé les Chargers à punter sur la possession suivante et n'ont plus jamais redonner la balle à leurs adversaires.

Faits marquants, les Patriots se sont reposés sur les running backs Laurence Maroney et Kevin Faulk en seconde mi-temps. Maroney a eu un touchdown clé dans le troisième quart-temps et termine le match avec 122 yards. Faulk compte 82 yards en 8 réceptions dont une importante pour un troisième down qui a permis aux Patriots de conserver la possession. Junior Seau réussit une action déterminante dans le troisième quart-temps en surgissant à travers les lignes défensive et offensive pour stopper Michael Tuner en troisième-et-un dans les 10 yards, obligeant ainsi les Chargers à se contenter d’un field goal.

Les Chargers ont bénéficié de trois turnovers mais n'ont jamais pu entrer dans la end-zone. Ils n'ont marqué que sur quatre field goals tandis que les Patriots ont inscrit trois touchdowns.

A noter que les Patriots vont disputer leur quatrième Superbowl en sept ans, le septième dans toute l'histoire de la franchise. L'interception d'Antonio Cromartie dans le troisième quart-temps est la première dans la red-zone pour Brady en 2 saisons depuis que Champ Bailey l'avait intercepté lors d'un deuxième tour de playoffs à Denver le 14 janvier 2006. Brady a lancé 62 touchdowns depuis la red-zone sans aucune interception. Il a lancé trois interceptions dans un match de playoffs à seulement deux reprises et la première fois était déjà contre les Chargers. Laurence Maroney termine le match avec 122 yards à la course et un touchdown pour le deuxième match consécutif. C'est la première fois depuis Craig James en 1985 qu'un joueur des Patriots court pour plus de 100 yards deux fois de suite en post-saison.

http://neoconexpress.canalblog.com/

par Baptiste publié dans : Détente
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Lundi 21 janvier 2008
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MISE AU POINT
  
Sous le pseudo de « vincent »
un certain Mouhamed Khatib
qui utilise les deux e-mails ci-dessous :
  
  
  
a tenu sur ce blog des propos antisémites
qui violent les « conditions générales » de l’Internet
et qui violent les lois anti-racistes en vigueur.
  
Monsieur Mouhamed Khatib, dont l’IP est identifiable,
est désormais passible de poursuites pénales.
Peuvent se porter partie civile
les organisations qui le souhaitent.
  
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par drzz publié dans : le blog drzz
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Lundi 21 janvier 2008
  
HEZBOLLAH, LEGION IRANIENNE
  
Entretien de David Benhamou
avec Miguel Garroté
  
  
David Benhamou – En quoi le Hezbollah représente-t-il une menace pour l’État d’Israël ?
  
  
undefinedMiguel Garroté – Au plan strictement militaire, le Hezbollah représente une menace pour la moitié nord de l’Etat d’Israël, peut-être même plus que le nord. Le Hezbollah représente une menace, parce qu’après le conflit de l’été 2006, il s’est réarmé, malgré la présence de la Finul dans le sud du Liban. Le Hezbollah n’est pas la seule menace qui plane sur Israël. Le Hamas, depuis la bande de Gaza, et une vingtaine de milices claniques palestiniennes, depuis la Judée-Samarie (dite « Cisjordanie »), menacent également Israël. Mais la menace la plus forte, en matériel et en organisation, au jour d’aujourd’hui, c’est le Hezbollah.
  
  
David Benhamou – Pensez-vous que le Hezbollah soit encore le bras séculier du régime syrien ?
  
  
Miguel Garroté – C’est, peut-être, l’impression que l’on a, parfois, en lisant certains articles de presse. Le Hezbollah travaille avec le régime syrien, c’est vrai. Mais le Hezbollah n’est pas le bras séculier du régime syrien. Le Hezbollah est le bras séculier, la légion étrangère et mercenaire, des ayatollahs, intégristes et génocidaires, qui gouvernent l’Iran depuis 1979. La Syrie alaouite a choisi de faire alliance avec l’Iran chiite. Tandis que le Hezbollah chiite, lui, est dirigé, idéologiquement, militairement et financièrement, par l’Iran. C’est cette réalité-là que nos médias s’évertuent d’occulter.
   
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David Benhamou – Si la paix globale avec Israël est signée par le monde arabe, le Hezbollah reconnaîtra-t-il Israël ?
  
  
Miguel Garroté – Même en admettant, qu’un jour, le monde arabe signe une paix globale avec Israël, hypothèse hautement improbable en l’état actuel des choses, le Hezbollah ne reconnaîtra pas Israël. Le Hezbollah ne reconnaîtra pas Israël parce que les ayatollahs iraniens ne reconnaîtront pas Israël. Notez qu’au stade actuel, même le soi-disant modéré Mahmoud Abbas, chef de l’autorité palestinienne, ne reconnaît pas l’Etat d’Israël.
  
  
David Benhamou – A votre avis le Hezbollah est-il en train de déposer les armes et de se transformer en pur parti politique ?
  
  
Miguel Garroté – C’est une farce monstrueuse, véhiculée, par certains de mes confrères. Le Hezbollah n’est pas en train de déposer les armes. Le Hezbollah est en train de renforcer son pouvoir militaire, financier et idéologique. Walid Pharès, de la Foundation for Defense of Democraties et Claude Moniquet, de l’European Strategic Intelligence and Security Center ont démontré cela. L’Iran verse un milliard de dollars par an au Hezbollah. Pascale Khoury, de Nowlebanon, m’a avoué, par mail, le 16 janvier, qu’il n’y a plus du tout de liberté de presse au Liban, à cause du Hezbollah. Pas seulement au Sud-Liban. Dans tout le Liban. J’ai repris ce sujet sur mon blog le 17 janvier.
  
  
David Benhamou – Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et l’un des responsables du Hezbollah, Hassan Nasrallah viennent d’affirmer, une fois encore, avec force : « Israël doit être rayé de la carte ». Face à de telles monstruosités, comment faire pour ne pas rester inactif et pour répondre à la menace avec fermeté ?
  
  
Miguel Garroté – Les propos monstrueux sont loin de s’arrêter. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dit et redit qu’il faut rayer Israël de la carte, qu’il faut effacer Israël de la page du temps, qu’il faut reloger les Israéliens en Alaska ou ailleurs. Il y a deux jours, samedi 19 janvier, Hassan Nasrallah, du Hezbollah, a déclaré, en public, lors de la fête chiite de l’Ashoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, que le Hezbollah possède des restes de soldats israéliens tués lors du conflit de l'été 2006, « des têtes, des membres et (…) un cadavre presque complet » a-t-il précisé. Je rappelle que l’Ashoura est l’occasion pour certains chiites de se frapper la tête jusqu’au sang à coups de sabre. Vous me demandez comment faire pour ne pas rester inactif et pour répondre à la menace avec fermeté. A cet égard, nos autorités et nos médias me laissent perplexe. Comment se fait-il que des manifestants, en Europe, puissent arborer le drapeau du Hezbollah ? Nous avons les photos. Nous n’avons donc pas rêvé. L’Union européenne considère que le Hezbollah est une organisation terroriste. Mais alors, que font ses drapeaux chez nous dans la rue ? L’Union européenne et ses Etats-membres ont choisi de rester inactifs et de ne pas répondre à la menace avec fermeté. On fait comme si Israël n’avait qu’à se débrouiller tout seul.
  
  
David Benhamou – à votre avis, quelle doit être la stratégie à suivre par Israël pour le désarmement du Hezbollah ?
  
  
Miguel Garroté – Au vu des événements que j’ai cités dans mesundefined réponses précédentes, force est de constater, que le désarmement du Hezbollah, semble être, du seul ressort d’Israël. Quelle doit être, à cet égard, la stratégie à suivre par Israël ? J’ai beau consulter les sites Internet de centres d’études stratégiques compétents, je n’y lis quasiment que des scénarios impliquant les USA. Or, Bush a, semble-t-il, décidé, de ne plus intervenir, d’ici la fin de son mandat. J’en conclus que le Hamas, les milices claniques palestiniennes de Cisjordanie, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran sont des problèmes que tout le monde laisse entre les mains d’Israël. Par conséquent, Israël, devrait, agir avec bon sens. Concrètement, Israël, devrait, fixer des objectifs. Fixer, un ordre de priorité, dans la réalisation, de ces objectifs. Et enfin, évaluer, les moyens disponibles, pour réaliser, chacun de ces objectifs, dans l’ordre de priorité fixé. La question est : Israël doit-il, oui ou non, frapper. Si oui, alors, en ce qui me concerne, le plus censé me paraît être de frapper le serpent à la tête. A cet égard, le Massachusetts Institute of Technologie a démontré qu’Israël serait en mesure de frapper les principales centrales nucléaires iraniennes. Dans ce cas de figure, Israël devrait simultanément boucler, pour un temps limité, la bande de Gaza et la Cisjordanie. Israël devrait simultanément user de sa protection civile pour mettre à l’abri la population. Enfin, Israël devrait recourir à des hélicoptères, pour neutraliser, les rampes de lancement de mortiers, de roquettes et de missiles, du Hamas et du Hezbollah. L’utilisation d’avions rendrait la chose plus compliquée. Une intervention terrestre simultanée à Gaza, en Cisjordanie et au Liban me paraît trop hasardeuse. Sur ces questions, je serais curieux, de lire les analyses, de ces prochaines semaines, publiées, par exemple, par le Hudson Institute, l’American Entreprise Institute, la Foundation for Defense of Democraties, l’European Strategic Intelligence and Security Center et les Middle Eastern Affairs du Center for Security Policy, etc. Dans ce cadre, je serais curieux, de lire les points de vue, par exemple, de Claude Moniquet, Walid Pharès, Albert Soued, Menahem Macina, Michel Gurfinkiel, Laurent Murawiec, Caroline Glick, Michael Rubin, etc. De toute façon, vos lecteurs peuvent suivre tout cela, durant l’année 2008, sur http://www.rebelles.info, sur http://www.leblogdrzz.over-blog.com sur http://www.monde-info.blogspot.com et sur votre propre blog bien entendu, http://hatikva.blog.20minutes.fr/ .
  
   
par Miguel Garroté publié dans : Israël
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Lundi 21 janvier 2008
  
BUSH ET SARKOZY ONT-ILS TRAHI ?
  
Miguel Garroté
  
  
  
Le 15, puis le 16 janvier, j’ai peut-être eu confirmation – hélas ! – de ce que je commençais à redouter depuis un peu plus de deux mois. De quoi s’agit-il ?
  
undefinedIl s’agit du fait que Georges W. Bush et Nicolas Sarkozy ont, semble-t-il, renoncé à défendre la société libre de culture judéo-chrétienne. Il s’agit du fait qu’ils semblent trahir la société libre judéo-chrétienne qui les a élus, qui les a portés au pouvoir, qui les a hissés à la fonction présidentielle.
  
Du moins des événements, très récents, nous permettent-ils, de redouter, qu’il y ait renoncement ; et peut-être même trahison.
  
Le mardi 15 janvier, j’ai eu confirmation, de ce que je redoutais, en lisant un article sur Georges W. Bush, écrit par Guy Millière pour Metula News Agency (info # 011501/8 http://www.menapress.com/). Le lendemain, mercredi 16 janvier, j’ai encore eu confirmation, de ce que je redoutais, en lisant un article sur Nicolas Sarkozy écrit par Menahem Macina pour le site de l’Union des Patrons Juifs de France (http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13655-119-4-sarkozy-donne-au-monde-arabe-impression-qu-choisi-son-camp-nest-pas-celui-israel.html).
  
Guy Millière et Menahem Macina ont écrit, noir sur blanc, ce qui me trotte dans la tête depuis un peu plus de deux mois. A vrai dire, depuis un peu plus de deux mois, je tentais d’épargner G. W. Bush et Nicolas Sarkozy afin de ne pas monter, tout de suite, dans le train des contestataires.
  
J’ai incriminé au maximum l’entourage de Bush et de Sarkozy. J’ai mis la Conférence d’Annapolis sur le dos de Condoleezza Rice. J’ai relativisé la visite de Kadhafi et l’intrusion de Carla Bruni dans la vie publique et privée de Sarkozy. Mais, au fond de mon cœur, j’éprouvais, depuis l’automne 2007, une amertume, une déception, tant vis-à-vis de Bush que vis-à-vis de Sarkozy.
  
C’est, du reste, Albert Soued (http://www.nuitdorient.com/) qui, le premier, m’a alerté par e-mail. Car j’avais pondu un texte franc et massif sur les FARC, mais sans impliquer Sarkozy, pourtant co-responsable, de cette mascarade. Depuis, les FARC ont enlevé six touristes, sans doute pour compenser la libération des deux otages. Comme il fallait s’y attendre, la majorité des médias n’ont rien dit sur l’enlèvement des six touristes, survenu juste après la libération des deux otages. Je note qu’à ce rythme, les FARC enlèvent trois fois plus de personnes qu’ils n’en libèrent, ce qui donne une autre dimension à l’euphorie complaisante des médias, lors des libérations – surmédiatisées – d’otages. Mais revenons à Bush et à Sarkozy.
  
Concernant Bush, Guy Millière écrit :
« Force m’est de constater que la "doctrine Bush" est en train de subir des distorsions qui pourraient la rendre méconnaissable, et que l’auteur de ces distorsions est George Walker Bush lui-même […] Bush semble désormais persuadé que la paix sera possible au Proche-Orient pour peu qu’Israël fasse les concessions requises, et il adopte sur ce sujet un discours qui se rapproche très dangereusement de celui qui prévaut dans le monde arabe […] L’objectif principal de Bush semble être de s’assurer l’alliance et le soutien des régimes arabes de la région face à l’Iran, et tout faire pour qu’un statu quo se mette en place, qui permette de conforter la stabilisation en Irak. Pour parvenir à cet objectif, le sacrifice des intérêts d’Israël lui semble être un prix peu élevé à payer […] Bush, faut-il le rappeler, était censé être le meilleur ami qu’Israël ait eu à la Maison Blanche. C’était avant le retour des "réalistes", et avant que  Condi Rice ne montre son vrai visage ».
  
Concernant Sarkozy, Menahem Macina écrit notamment :
« Non, Monsieur le Président, ce n'est pas "grâce à la civilisation musulmane" que l'Occident "a recueilli l’héritage grec" - à savoir, les trésors de la philosophie et de la science antiques -, mais grâce aux lettrés chrétiens syriaques, qui, entre les IVe et VIIIe siècles, ont traduit dans leur dialecte araméen la majeure partie de ces écrits, qu’ils ont ensuite rendus accessibles aux chrétiens de langue araméenne captifs en Perse, d'abord, puis, à partir du VIIIe s., aux lettrés musulmans, en les traduisant du syriaque en arabe. Ce qui n’a pas empêché les musulmans de les persécuter, de les exiler, voire de les mettre à mort, et, dans les siècles postérieurs, de faire en sorte qu’on oublie le rôle de ce chaînon capital de la transmission de la culture antique jusqu’à l’Occident […] Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne : "Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël". Rien, en effet, n’obligeait Nicolas Sarkozy à prononcer cette phrase, à allure de slogan pour manifestation pro-palestinienne : "Justice pour le peuple palestinien, c’est la condition de la paix et de la sécurité d’Israël". Traduction : si les Israéliens n’obtiennent ni la paix, ni la sécurité, c’est parce qu’ils ne font pas justice au peuple palestinien. Par contre, pas un mot sur le terrorisme palestinien, ni sur l’enseignement de la haine anti-israélienne qui sourd de tous les discours en arabe des dirigeants palestiniens, peuple les programmes de télévision de l’Autorité Palestinienne, et est omniprésente et explicite dans les manuels scolaires palestiniens […] L’homme d’Etat avisé qu’est Nicolas Sarkozy, ne peut pas ignorer que son hourrah final : "Vive l’amitié franco-saoudienne ! Vive l’amitié franco-arabe !", sera perçu comme un ralliement inconditionnel aux thèses des ennemis d’Israël. En effet, pour le monde arabe […] vous ne pouvez être l’ami des Arabes et celui d’Israël. Et l’Arabie Saoudite a prouvé que telle était bien la clause secrète, sous-jacente aux contrats juteux et aux accords stratégiques avec le monde arabe, en réitérant un comportement dont elle est coutumière, et auquel aucun commis-voyageur présidentiel n’a jamais osé résister. Un journaliste français qui devait accompagner le Président dans son voyage officiel à Ryad, s’est vu refuser un visa, et ce malgré l’intervention du CRIF auprès de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que, quoique citoyen français, ce journaliste indésirable a le tort d’être Juif, de collaborer au « magazine L’Arche, mensuel de haute qualité du judaïsme français, et de participer, de façon accessoire, à des émissions de la télévision israélienne ».
  
Conclusion : Juifs et Chrétiens, nous voici donc, une fois encore,undefined confrontés à la même et dure réalité : Israël et la société libre de culture judéo-chrétienne sont sacrifiés sur l’autel des intérêts pétrochimiques arabes et de la palestinophilie aiguë de nos dirigeants autruchons. Dans ce contexte, refait surface la chimère de l’Euro - Méditerranée, cette fraternité virtuelle, censée rassembler l’Europe, l’Asie mineure, le Proche et le Moyen-Orient, ainsi que le Maghreb. De ce fait, le bassin méditerranéen acquiert soudain une énorme superficie avec, au plan démographique, une écrasante majorité musulmane. En terre, dite d’islam, les régimes, tantôt laïcs totalitaires, tantôt théocratiques totalitaires rigolent, sachant qu’ils ont de beaux jours devant eux, grâce, ou plutôt à cause de leur pétrole et à cause de notre lâcheté. En janvier 2009, il se peut qu’un président américain, républicain et néoconservateur, entre en fonction. Enfin, peut-être. Mais d’ici-là et - qui sait ? - au-delà de janvier 2009, nous allons vivre dans le flou. Oui, le flou. Mais un flou violent.
  
par Miguel Garroté publié dans : Israël
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