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Jeudi 31 janvier 2008
  
L’Ancien Testament ou Voltaire ?
  
(De la France totalitaire)
  
  
Miguel Garroté
  
  
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C’est amusant.
Ces dernières semaines, je réfléchissais, séparément, d’une part, à l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et les Catholiques ; et d’autre part, à cette France, devenue totalitaire, face toute idée non conforme au politiquement correct. Je réfléchissais, ces dernières semaines, aux deux questions séparément. Or, voici qu’un médiocre écrivassier, m’interpelle et me fait la leçon, alors que je ne lui ai rien demandé. Et ce faisant, il me donne, sans le savoir et sans le vouloir, l’occasion de revenir, ensemble, sur mes deux réflexions, à l’origine séparées : l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et pour les Catholiques ; et cette France, devenue totalitaire. Ci-dessous, la missive du moralisateur de service en premier ; et ma petite réflexion en second.
  
  
Cher Miguel Garroté, Avez-vous lu l'Ancien Testament ? Votre référence à Isaïe le laisse penser. Quand pensez-vous ? J'ai volontairement écrit ‘quand’. Car lire l'AT sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu. En le comparant au Coran qui est de la même eau, j'avais trouvé plus de 100 passages où cette ‘œuvre’ conseillait des assassinats. Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient. Amicalement. G.
  
  
  
Cher Monsieur Gérard Gha (?)
  
J’ignore, Monsieur Gha (?), qui vous êtes et d’où vous sortez, ce qui, d’ailleurs, n’a aucune importance. Mais votre style, me laisse supposer, que vous zonez, quelque part, du côté de la France. Ou tout au moins, qu’une certaine France, a une influence, manifeste et néfaste, sur votre mental. Vous commencez par me demander, comme ça, sans plus : « Avez-vous lu l'Ancien Testament ? ». Je devrais vous répondre : « Qu’est que ça peut vous foutre ? ». Mais puisque je m’adresse, en réalité, à mes amis lectrices et lecteurs, je réponds que, oui, j’ai lu, et que, oui, je relis, encore, l’Ancien Testament.
  
Vous précisez, vous, Gha : « Votre référence à Isaïe le laisse penser ». En effet, le sous-titre de mon blog, monde-info, un blog catholique, néoconservateur et philo-sioniste, mentionne Isaïe : « Pour l'amour de Sion je ne me tairai pas » (Isaïe, 60, 1). Et cela laisse penser, à juste titre, même vous l’avez compris, que j’ai lu l’Ancien Testament. Mais vous enchaînez, vous, Gha : « lire l'AT (l’Ancien Testament) sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu ». Ce qui me donne l’occasion de rappeler l’importance de l’Ancien Testament pour les Juifs et pour les Catholiques. Et ce qui me donne l’occasion de revenir à cette France, devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct.
  
L’Ancien Testament est important pour les Juifs et aussi pour nous Catholiques. Nous Catholiques le savons ou nous devrions le savoir depuis longtemps. Nous le savons ou nous devrions le savoir depuis Frère Ephraïm (« Jésus, Juif pratiquant », Fayard, 1987). Depuis le Père Etienne Richer (« Aimer Israël: pourquoi ? », Pneumathèque, Éditions des Béatitudes, 1995). Depuis Jean-Paul II (l’Eglise catholique reconnaît que les prémices de la foi catholique se trouvent dans les patriarches, Moïse et les prophètes dans « Nostra Aetate »). Depuis Jacques Maritain et même depuis saint Bernard (« les branches ne doivent pas être ingrates envers la racine, les branches ne disputeront pas à la racine la sève qu’elles tiennent d’elle ») ou, encore, bien avant, depuis saint Jean l’évangéliste (Jn 4, 22 : « Le salut vient des Juifs »).
  
La liturgie catholique de la messe inclut, souvent, en première lecture, des passages de l’Ancien testament. Dans les monastères, les Psaumes de David, sont priés, trois à six fois par vingt-quatre heures. Ainsi, l’Ancien Testament et les Psaumes font partie intégrante de la foi catholique et de la vie catholique. Et c’est pourquoi Saint Jean l’évangéliste, Saint Bernard et Jean-Paul II ont clairement écrit que le peuple juif et donc l’Ancien Testament sont nos racines et nos prémices.
  
Par conséquent, votre l’allégation, à vous, Gha, allégation selon laquelle « lire l'AT (l’Ancien Testament) sans le rejeter, cela veut dire que vous n'avez pas analysé ce que vous avez lu », cette allégation est une allégation mensongère. Une allégation mensongère qui me permet de revenir à cette France, devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct.
  
Une France devenue totalitaire face toute idée non conforme au politiquement correct, car vous, Gha, et d’autres que vous-même, vous ajoutez, pour conclure votre ‘morceau d’anthologie’ : « Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Je dis maintenant « vous » au pluriel, car à vous, Gérard Gha, viennent s’ajouter d’autres pauvres Gha, tirant le même genre de ‘conclusions’, tels par exemple Eric Gaillot et Boris Le Lay.
  
Donc vous et les sbires de votre acabit vous concluez : « Avec une telle lecture, je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l'humanité. Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». A peu de mots près, cette conclusion à un arrière-goût de déjà lu. Vous êtes, les Gha, plusieurs cynocéphales de la même déveine, à écrire, en gros, les mêmes stupidités. Une « …telle lecture… » (je reprends la terminologie ghanéenne) qualifie en réalité les Saintes Ecritures qui forment un tout. Ces Saintes Ecritures traversent 5768 années d’histoire pour le peuple juif ; et pour le peuple chrétien aussi, même si en tant que chrétiens, nous avons seulement 2008 ans d’histoire.
  
La terminologie ghanéenne poursuit : « …je comprends votre ‘sionisme’ et je plains l’humanité… ». Non, vous ne comprenez rien et vous ne plaignez personne, vous, les Gha, les Gaillot et les Lay. Vous ne comprenez pas que le sionisme vient de Sion et que Sion c’est Jérusalem. Vous ne comprenez pas que s’il y a des Etats chrétiens, des Etats musulmans et mêmes des Etats islamiques, il y a, aussi, un seul petit Etat juif. Vous ne comprenez pas qu’il y a un seul petit Etat juif et vous ne plaignez pas l’humanité parce que vous mélangez tout. Et parce que vous voulez inventer quelque chose qui n’existe pas : votre philosophie personnelle sur des réalités naturelles et surnaturelles qui vous sont étrangères et qui vous dépassent.
  
Enfin, la terminologie ghanéenne, s’achève (et nous achève), en apothéose et en toute modestie, avec cette envolée pseudo lyrique : « Redescendez sur terre. Lisez Voltaire. Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Fin de la missive de Gha. Cocorico. Vive la France.
  
Reprenons. « Redescendez sur terre. Lisez Voltaire ». J’ai 51 ans et pour l’instant j’ai toutes mes dents. On m’a imposé Voltaire dans ma jeunesse. Le siècle des Lumières nous a donné la séparation de la dimension laïque et de la dimension théocratique. C’est un bien. Mais personne, pas même Voltaire, n’a aboli la culture et l’héritage judéo-chrétiens vécus aujourd’hui dans une société libre. Lorsque la laïcité devient un absolu, la société libre devient une société absolutiste. Et une société absolutiste est une société totalitaire. A la différence de la plupart des démocraties, la démocratie française ne connaît plus la vraie diversité d’opinions. Il n’y a pas de débat d’idées. Il n’y a que des délations, des antagonismes, des affrontements, toujours faussés, délirants, autodestructeurs : le scorpion, assis sur le dos d’un chien qui traverse le fleuve, pique le chien. Et les deux se noient.
  
Reprenons la fin de la missive ghanéenne pour terminer. « Abandonnez ces écrits infâmes. Soyez un homme libre, pas un sujet des clergés quels qu'ils soient ». Ecrits infâmes ? Voltaire, précisément Voltaire, a écrit : « Descartes avait épuisé son génie à rassembler les preuves de la divinité, et à en chercher de nouvelles ; ses infâmes ennemis le comparèrent à Vanini dans un écrit public ».
  
« Abandonnez ces écrits infâmes » ? Non, Gha, Gaillot, Lay et consorts. Non. Je n’abandonnerai pas. Le camp auquel j’appartiens n’abandonnera pas. Pour l’amour de Sion je ne me tairai pas (Isaïe, 60,1). N’attendez pas de moi d'infâmes repentirs. Cela n’est pas de moi. « N’attendez pas de moi d'infâmes repentirs », c’est de Pierre Corneille, dans ‘Cinna’, Acte V, Scène 1. Allez vous rhabiller au vestiaire et foutez-nous la paix. Cela, en revanche, c’est bien de moi.
   
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par Miguel Garroté publié dans : France
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Jeudi 31 janvier 2008


JOHN McCAIN 2008?
McCain_Florida2

lefigaro.fr

«Mac is back !» «Mac est de retour !» chantaient mercredi ses partisans après l'annonce des résultats. En remportant la Floride avec 36 % des suffrages, John McCain confirme sa position de favori chez les républicains. Son principal rival, le millionnaire mormon Mitt Romney, obtient cependant un score non négli­geable de 31 % de soutiens et reste dans la course. Rudy Giuliani, qui avait tout misé sur la Floride et avait longtemps occupé la première place dans les sondages, n'a recueilli en revanche que 15 % de bulletins, score qui compromet largement la suite de sa campagne. L'ex-maire de New York a abandonné la course et apporté son soutien à McCain.

Cette victoire confirme l'ascension du sénateur d'Arizona, qui fait depuis le début de la campagne son grand retour sur la scène politique. Sa victoire en Floride lui rapporte 57 délégués à la prochaine convention républicaine, et l'ascendant dont bénéficie le favori : il engrange, les uns après les autres, les soutiens de l'establishment conservateur et les financements indispensables à la poursuite de la campagne.

 Attaques mutuelles

 Les deux autres prétendants, Mike Huckabee et Ron Paul, sont aussi pratiquement hors course, même s'ils n'ont pas encore officiellement abandonné. Entre John McCain et Mitt Romney, les primaires républicaines sont devenues un duel, tout comme chez les démocrates. Les deux favoris, que presque tout oppose, se sont d'ailleurs mutuellement attaqués ces derniers jours, s'accusant de ne pas être assez conservateurs.

Mitt Romney, homme d'affaire richissime et ancien gouverneur du Massachusetts, qui fait campagne sur sa compétence économique, présente son rival comme un politicien professionnel, plus au fait des manœuvres de Washington que des réalités économiques. Il bénéficie aussi d'un bon soutien dans les milieux conservateurs, cruciaux pour des primaires républicaines, et où McCain souffre toujours d'une image de franc-tireur, suivant plus ses convictions personnelles que l'orthodoxie du parti.

Le sénateur de l'Arizona, ex-pilote de l'aéronavale et héros malchanceux d'une guerre perdue au Vietnam, aujourd'hui partisan de la poursuite d'une autre aventure militaire au Moyen-Orient, dénonce pour sa part son adversaire comme un «manager» plutôt qu'un «leader» et l'accuse de défaitisme parce qu'il veut se retirer d'Irak. En misant sur son expérience et sur la sécurité nationale, il touche une corde sensible chez beaucoup d'électeurs républicains. 

La campagne se déplace à présent à l'échelon national. Après le Maine, qui désigne son candidat républicain demain, l'enjeu majeur se déroulera le 5 février, baptisé le «Supermardi», avec des primaires dans une vingtaine d'États. Cette situation est inédite. Jusqu'à présent, le favori était désigné en quelques semaines dans quelques États clés, les primaires suivantes n'étant plus qu'une formalité. Les prétendants sont cette fois obligés de sillonner presque tout le pays, entre la Californie et New York. Quatre fuseaux horaires, quelques-uns des États les plus peuplés de l'Union, c'est une course épuisante qui va ponctionner encore un peu plus leurs réserves financières. Sur ce plan, les deux candidats républicains sont on ne peut plus différents. Mitt Romney, le plus riche, peut puiser dans sa cassette personnelle en fonction des besoins, notamment pour financer de coûteux spots publicitaires télévisés. « Ne comptez pas trop sur mon héritage, a-t-il plaisanté devant sa famille après les résultats de Floride, il ne va pas en rester grand-chose après ça.» 

McCain a pour lui l'élan que lui donnent ses récentes victoires. Et son franc-parler, qui lui a longtemps valu l'image d'un outsider au sein du Parti républicain, semble cette fois-ci lui attirer la sympathie des militants.

Non content de faire la course en tête dans son camp et d'avoir bénéficié du désistement de Rudy Giuliani, le sénateur républicain de l'Arizona John McCain devrait recevoir dans la journée le soutien d'un acteur de poids: le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger. A en croire CNN et le Los Angeles Times, le républicain modéré devrait se prononcer jeudi dans la journée en faveur de l'aîné des candidats.

Si les services du gouverneur ne confirment pas les informations de presse, ils ont néanmoins indiqué que les deux hommes doivent donner jeudi une conférence de presse commune après la visite d'installations solaires, à Los Angeles.

 Le dernier sondage national NBC/WSJ donne John McCain en tête à 36.8% (+6.5%) devant le candidat mormon, Mitt Romney, à 20.3%.  

OFFICIEL: Arnold Schwarzenegger et Rudy Giuliani soutiennent John McCain

par drzz publié dans : Présidentielles 2008
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Mercredi 30 janvier 2008
  
Amérique latine :
jusqu’où ira Chavez ?
  
  
Miguel Garroté
  
  
Le 18 janvier, Gonzalo Guillen sur http://elnuevoherald.com et Jim Mannion sur http://newsinfo.inquirer.net puis, le 21 janvier, Matthew Walter sur http://bloomberg.com et Bill Weinberg sur http://4report.com confirment, tous les quatre, deux informations qui, apparemment, ont « échappé », aux médias européens farcophiles et chaveziaques.
  
undefinedPremièrement, l’Amiral américain Michael Mullen, Président du Joint Chiefs of Staff, a confirmé, le 18 janvier, que le Président vénézuélien Hugo Chávez, compte acheter, cinq sous-marins, à la Russie.
  
Deuxièmement, les services de renseignement colombiens ont saisi, lors de la capture de terroristes des FARC et de l’ELN, des balles de 7,62 mm utilisées pour les AK-47. Or, en Amérique latine, les balles de 7,62 mm pour AK-47 sont fabriquées, au Vénézuéla, par la Compania Anonima Venezolana de Industrias Militares (CAVIM), une société d’armements contrôlée par l’Etat vénézuélien et donc par Chavez.
  
Ce n’est pas tout. De son côté, la journaliste américaine Mona Charen, sur http://townhall.com revient sur un certain nombre de faits qui, eux aussi, ont « échappé », aux médias européens farcophiles et chaveziaques. Primo, lors d’une visite à Washington, Gustavo Aristegui, porte-parole de la commission des affaires extérieures du Parti Populaire espagnol, a révélé, au Hudson Institute, que le Hamas et le Hezbollah ont toute liberté d’action au Vénézuéla.
  
undefinedSecundo, des publications du ministère de la culture du gouvernement vénézuélien affichent des titres comme ‘La Question Juive’, avec, en couverture, une étoile de David superposée à une croix gammée. Un article, paru dans El Diario, demandait s’il n’allait pas falloir expulser les Juifs du pays. Récemment, Chavez s’est servi de la chaîne de télévision gouvernementale pour divaguer sur la soi-disant présence du Mossad au Vénézuéla afin de le renverser, lui, Chavez. Au début du régime de Chavez, la communauté juive du Vénézuéla comptait environ 30.000 membres. La plupart des estimations, à ce jour, évaluent ce nombre entre 8.000 et 15.000.
  
Tertio, Marc Perelman, le 16 janvier, sur http://foward.com, a révélé que l’homme à qui Chavez confie la sécurité intérieure du pays est un certain Tarek al Assaimi, fils du jadis représentant du parti Baath de Saddam Hussein au Vénézuéla. L’information a été confirmée par le Vénézuélien Simon Sultan, Président de Hebraica. Aux Etats-Unis, Avi Weiss et Shmuel Herzfeld, de la Coalition for Jewish Concerns pressent les membres du Congrès d’organiser des auditions sur ce problème. Le membre du Congrès américain Elliott Engel (New York) voulait procéder à une telle audition.
  
L’ESISC (http://www.esisc.org/) informait, le 28 janvier, que « le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé les pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples d'Amérique (ALBA) à la création d’une force militaire dans le but de renforcer leur défense contre une éventuelle ‘agression militaire’ des Etats-Unis. Le président nicaraguayen Daniel Ortega a assuré que les membres de l’ALBA mettront en place une commission qui aura pour mission de travailler sur ce projet. Il a précisé que les Etats-Unis menaçaient, à travers la Colombie, pas seulement le Venezuela, mais également la totalité de l'Amérique latine. Hugo Chavez a accusé, vendredi, Washington et Bogota de vouloir intervenir militairement contre son pays. Les responsables américains et colombiens n'ont pas fait de commentaires sur cette déclaration faite par le président vénézuélien alors que la tension entre Bogota et Caracas est à son comble. L’ALBA réunit la Bolivie, le Nicaragua, la République Dominicaine, Cuba et le Venezuela ».
  
Guy Millière, écrit, aujourd’hui 30 janvier (http://www.les4verites.com)  : « En Amérique latine, la vague gauchiste semble s’essouffler, ce qui est une excellente nouvelle, même si la région reste en proie à une confiance délétère en des solutions étatistes qui la condamnent à un moindre développement. Le ‘chavisme’, semble, en tout cas, appartenir au passé bien davantage qu’au futur ».
  
Personnellement, je ne suis pas si optimiste. Certes, le ‘chavisme’ s’essouffle et appartient d’avantage au passé. Certes, en Amérique latine, les coups de gueule, même grotesques et bouffons, peuvent flatter, des esprits complexés, par le moindre développement, auquel semble se condamner, cette région du globe.
  
Mais quelque chose différencie Chavez des autres caudillos granguignolesques. Chavez est à la tête d’un Etat pétrolier. Chavez fréquente amoureusement des individus comme Ahmadinejad. Chavez entretien des liens avec les FARC, l’ELN, le Hamas et le Hezbollah. Chavez, avec l’argent du pétrole, s’offre des sous-marins russes. Chavez consomme des feuilles et de la pâte de coca. Il le dit lui-même et il en est fier. Cela fait tout de même beaucoup de délires pour un seul président. Le cocktail ‘gauchisme, islamisme et narcotiques’ me semble un peu trop Molotov sur les bords.
  
Quand bien même Chavez ne serait-il qu’un clownundefined complètement à la masse, l’Iran et le terrorisme islamique, eux, peuvent parfaitement se servir, du trampoline vénézuélien, pour ficher le bazar, là où personne ne les attend. Du Vénézuéla à la Floride, la distance n’est pas si grande que ça. Et sans la communauté juive de Caracas, nous ne serions même pas informés de ce qui se trame déjà.
   
par Miguel Garroté publié dans : Guerre contre la Terreur
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Mardi 29 janvier 2008

20080128-13_d-0561-515h.jpgDans son ultime discours sur l'état de l'Union, prononcé le 28 janvier 2008 devant le Sénat et la Chambre des représentants réunis en séance plénière, le président George W. Bush a centré ses propos sur sa foi dans le pouvoir qu'ont la liberté et la justice d'améliorer la vie des peuples du monde entier. Ainsi, il a réaffirmé l'appui des États-Unis à la recherche d'une solution « à deux États » du conflit israélo-palestinien, ainsi qu'au redressement politique et économique de l'Irak et de l'Afghanistan après des décennies d'oppression et de conflit. M. Bush souhaite également augmenter les programmes d'aide à l'étranger afin d'aider les pays en développement à tirer parti des bienfaits de la démocratie.

On trouvera ci-après les extraits de politique étrangère de son discours.

(Début des extraits)

Notre politique étrangère se fonde sur un principe bien clair : la conviction que les peuples choisiront un avenir de liberté et de paix pour peu qu'on leur en donne la chance. Au cours des sept dernières années, nous avons observé des moments émouvants dans l'histoire de la liberté. Nous avons vu des Géorgiens et des Ukrainiens défendre leur droit de participer à des élections libres et honnêtes. Nous avons vu des Libanais descendre dans la rue pour réclamer l'indépendance de leur pays. Nous avons vu des Afghans s'affranchir de la tyrannie des talibans pour choisir un nouveau président et un nouveau Parlement. Nous avons vu des Irakiens en liesse montrer leurs doigts tachés d'encre et célébrer leur liberté. Toutes ces images de liberté nous ont inspirés.

Au cours des sept dernières années, nous avons aussi vu des images qui nous ont dégrisés. Nous avons observé des foules de Libanais et de Pakistanais transporter le cercueil de dirigeants populaires qui avaient été assassinés. Nous avons vu les invités d'un mariage sortir d'un hôtel leurs beaux habits tachés de sang en Jordanie, des Afghans et des Irakiens tués par des bombes dans des mosquées et dans des marchés ainsi que des trains détruits également par des bombes à Londres et à Madrid. Et par un beau jour de septembre, nous avons vu des milliers de nos compatriotes perdre la vie en un instant. Ces images horribles servent à nous rappeler d'une façon cruelle que le progrès de la liberté est entravé par des terroristes et par des extrémistes, par des hommes malfaisants qui méprisent la liberté, qui méprisent les États-Unis et qui cherchent à soumettre des millions de personnes à leur autorité caractérisée par la violence.

Depuis le 11 septembre (2001), nous luttons contre ces terroristes et ces extrémistes. Nous poursuivrons notre offensive, nous maintiendrons la pression et nous soumettrons à la justice les ennemis des États-Unis.

Nous sommes engagés dans la lutte idéologique déterminante du XXIe siècle. Les terroristes sont opposés à tous les principes d'humanité et de savoir-vivre qui nous sont chers. Pourtant dans cette guerre contre le terrorisme, nous et nos ennemis sommes du même avis sur le fait que les hommes et les femmes qui sont libres de déterminer leur destin rejetteront le terrorisme et qu'ils refuseront de vivre sous une tyrannie. C'est pourquoi les terroristes luttent afin de priver de ce choix les habitants du Liban, de l'Irak, de l'Afghanistan, du Pakistan et des territoires palestiniens. C'est aussi pourquoi nous répandons l'espoir de la liberté de manière à assurer la sécurité des États-Unis et la paix dans le monde.

En Afghanistan, les États-Unis, leurs alliés au sein de l'OTAN, qui sont au nombre de 25, et 15 pays partenaires aident les Afghans à défendre leur liberté et à reconstruire leur pays. Grâce au courage de ces militaires et de ces civils, un pays qui servait autrefois d'asile au réseau Al-Qaïda est maintenant une jeune démocratie où les garçons et les filles vont à l'école, où l'on construit des routes et des hôpitaux et où la population envisage l'avenir avec un nouvel espoir. Ces progrès doivent se poursuivre. C'est pourquoi nous envoyons 3.200 marines pour renforcer nos forces en Afghanistan, où ils lutteront contre les terroristes et entraîneront l'armée et la police afghanes. La défaite des talibans et d'Al-Qaïda est essentielle à notre sécurité, et je remercie le Congrès d'appuyer la mission vitale des États-Unis en Afghanistan.

En Irak, les terroristes et les extrémistes luttent pour priver un peuple fier de sa liberté et pour établir des refuges destinés à lancer des attaques à travers le monde. Il y a un an, nos ennemis voyaient leurs efforts visant à plonger l'Irak dans le chaos être couronnés de succès. Nous avons alors examiné notre stratégie et changé la voie que nous suivions. Nous avons renforcé les forces américaines en Irak et nous avons donné à nos soldats une nouvelle mission : œuvrer de concert avec les forces irakiennes pour protéger la population irakienne, poursuivre l'ennemi dans ses retranchements et priver les terroristes de refuges partout dans le pays.

Les Irakiens se sont vite rendu compte que quelque chose de très important s'était produit. Ceux qui craignaient que les États-Unis s'apprêtent à les abandonner ont vu au contraire des dizaines de milliers de soldats américains arriver dans leur pays. Ils ont vu nos forces aller dans les quartiers, en chasser les terroristes et y rester pour veiller à ce que l'ennemi n'y retourne pas. Ils ont aussi vu nos soldats, ainsi que les équipes provinciales de reconstruction qui comprennent des diplomates et d'autres fonctionnaires compétents, arriver pour garantir que l'amélioration de la sécurité s'accompagnait d'améliorations dans leur vie quotidienne. Nos militaires et nos civils en Irak s'acquittent de leur tâche avec courage et avec distinction et ils ont la gratitude de tout notre pays.

Les Irakiens ont lancé de leur côté un mouvement puissant. Pendant l'automne de 2006, les chefs de tribus sunnites se sont lassés de la brutalité d'Al-Qaïda et ils ont créé un mouvement populaire dénommé « Le réveil de l'Anbar ». Au cours de l'année écoulée, des mouvements similaires ont vu le jour dans tout le pays. À l'heure actuelle, ce mouvement au niveau local compte plus de 80.000 Irakiens qui luttent contre les terroristes. Le gouvernement de Bagdad a également agi, en ajoutant plus de 100.000 soldats et policiers pendant l'année écoulée.

Certes, l'ennemi est toujours dangereux et la tâche n'est pas encore finie, mais le renforcement des effectifs américains et irakiens a produit des résultats que peu parmi nous auraient pu imaginer il y a tout juste un an :

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, nombreux étaient ceux qui 20080128-13_p122808sc-0719-515h.jpgcroyaient impossible d'endiguer la violence. Un an plus tard, les attaques terroristes spectaculaires sont en baisse, le nombre de morts parmi les civils diminue et les meurtres sectaires aussi.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, les milices extrémistes - certaines armées et entraînées par l'Iran - semaient la destruction sur de larges portions du territoire irakien. Un an plus tard, les forces de la coalition et celles de l'Irak ont tué ou fait prisonniers des centaines de miliciens. Et les Irakiens de tous les milieux sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que la défaite de ces combattants constitue un élément essentiel pour l'avenir de leur pays.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, Al-Qaïda trouvait refuge dans bien des endroits en Irak, et ses chefs avaient proposé de laisser les forces américaines quitter le pays en toute sécurité. Aujourd'hui, c'est Al-Qaïda qui aimerait bien partir dans la sécurité. Ses militants ont été contraints d'abandonner un grand nombre des places fortes qu'ils détenaient naguère et, au cours de l'année passée, nous avons capturé ou tué des milliers d'extrémistes en Irak, y compris des centaines de dirigeants et d'agents clés d'Al-Qaïda. Le mois dernier, Oussama ben Laden a diffusé une vidéo dans laquelle il s'en prend aux chefs tribaux irakiens qui se sont retournés contre Al-Qaïda et il a admis que les forces de la coalition avaient gagné en force. Mesdames et Messieurs, certaines personnes peuvent nier que le renforcement des effectifs fait ses preuves, mais parmi les terroristes le doute n'est pas permis. Al-Qaïda est en déroute en Irak, et cet ennemi sera vaincu.

La dernière fois que nous étions réunis dans cet hémicycle, le niveau de nos effectifs en Irak commençait à augmenter. Aujourd'hui, en raison des progrès que je viens de décrire, nous mettons en place une politique de « dividendes du succès », et les forces que nous avons envoyées en Irak dans le cadre du renforcement des effectifs commencent à revenir.

Ces progrès, on les doit à la valeur de nos soldats et au haut niveau d'excellence de leurs commandants. Ce soir, je tiens à m'adresser directement à nos hommes et à nos femmes sur les lignes de front. Que vous apparteniez à l'armée de terre, à l'armée de l'air, aux « marines » ou à la garde-côte : au cours de l'année passée,vous avez fait tout ce que nous vous avons demandé, et plus encore. Notre pays vous est reconnaissant de votre courage. Nous sommes fiers de vos accomplissements. Et ce soir, dans cette noble enceinte, prenant le peuple américain pour témoin, nous vous faisons cette promesse solennelle : dans le combat à venir, vous recevrez tout ce dont vous avez besoin pour protéger notre pays. Et je demande au Congrès d'honorer ses responsabilités à l'égard de ces hommes et des femmes de courage en finançant pleinement nos forces armées.

Nos ennemis en Irak ont été durement frappés. Ils ne sont pas encore vaincus, et nous pouvons nous attendre encore à des combats farouches. Notre objectif pour l'année à venir consiste à consolider les acquis de 2007 et à les mettre à profit tout en effectuant la transition vers la phase suivante de notre stratégie. Les soldats américains cèdent progressivement aux forces irakiennes la conduite des opérations, agissant en partenaires, pour se consacrer, à terme, à une mission de protection et d'encadrement. Dans le cadre de cette transition, une équipe de combat d'une brigade de l'armée de terre et une unité du corps expéditionnaire des marines sont déjà rentrées et elles ne seront pas remplacées. Dans les mois à venir, ce sera le tour de quatre brigades supplémentaires et de deux bataillons des marines. Au total, cela signifie que plus de 20.000 de nos soldats rentrent aux États-Unis.

Toute réduction supplémentaire des effectifs des États-Unis sera fonction de la situation en Irak et des recommandations de nos commandants. Le général Petraeus nous a prévenus qu'un retrait trop rapide pourrait entraîner la « désintégration des forces irakiennes de sécurité, le regain d'Al-Qaïda qui reprendrait du terrain perdu [et] une nette augmentation de la violence. » Mesdames et Messieurs membres du Congrès : ayant fait un tel chemin et ayant tant accompli, nous ne devons pas permettre qu'il en soit ainsi.

Au cours de l'année à venir, nous agirons de concert avec les dirigeants irakiens tandis qu'ils capitalisent sur les progrès dans la voie de la réconciliation politique. Au niveau local, sunnis, chiites et Kurdes commencent à se rejoindre pour reprendre leurs communautés en mains et reconstruire leur vie. Les progrès faits dans les provinces doivent trouver un écho à Bagdad. À cet égard, nous voyons des signes encourageants. Le gouvernement national partage les recettes tirées du pétrole avec les provinces. Le parlement vient de passer une loi sur les retraites ainsi qu'une réforme relative au parti baas. En ce moment, il débat une loi relative aux pouvoirs des provinces. Les Irakiens ont encore du chemin à parcourir. Mais après des décennies de dictature et la douleur de la violence sectaire, la réconciliation a lieu - et le peuple irakien devient l'artisan de son avenir.

La mission en Irak a été difficile, douloureuse même pour notre pays. Mais il est dans l'intérêt vital des États-Unis que nous soyons vainqueurs. Un Irak libre ne donnera pas refuge à Al-Qaïda. Un Irak libre montrera à des millions de gens à travers le Moyen-Orient qu'un avenir de liberté tient du possible. Et un Irak libre sera un ami de l'Amérique, un partenaire dans la lutte contre le terrorisme et une source de stabilité dans une région dangereuse du monde.

Par contre, l'échec en Irak enhardirait les extrémistes, renforcerait l'Iran et donnerait aux terroristes une base depuis laquelle ils pourraient lancer de nouvelles attaques contre nos amis, nos alliés et notre territoire. À une époque où la situation semblait tourner en leur faveur, le principal commandant d'Al-Qaïda en Irak avait déclaré qu'il n'aurait de cesse qu'il ne nous ait attaqué ici à Washington. Mes chers concitoyens : nous n'allons pas attendre les bras croisés. Nous n'aurons de cesse que l'ennemi ne soit vaincu. Nous devons accomplir aujourd'hui les tâches difficiles afin que, plus tard, lorsqu'on se penchera sur notre époque, on dira que notre génération s'est montrée à la hauteur, qu'elle a remporté une lutte difficile et qu'elle a laissé derrière elle une région plus confiante dans l'avenir et une Amérique plus sûre.

Nous nous opposons également aux forces de l'extrémisme en Terre sainte, où nous avons de nouvelles raisons d'espérer. Les Palestiniens ont élu un président qui reconnaît que la lutte contre le terrorisme est essentielle à la création d'un État qui permettra à son peuple de vivre dans la dignité et en paix avec Israël. Les Israéliens ont des dirigeants qui reconnaissent qu'un État palestinien pacifique et démocratique serait une source durable de stabilité. Ce mois-ci, à Ramallah et à Jérusalem, j'ai promis aux responsables des deux parties que les États-Unis, et moi-même, ferions tout ce que nous pourrions pour les aider à négocier un accord de paix portant création d'un État palestinien d'ici à la fin de cette année. Il est temps qu'un Israël et une Palestine démocratiques vivent côte-à-côte dans la paix en Terre sainte.

Nous nous opposons également aux forces de l'extrémisme qu'incarne le régime de Téhéran. Les dirigeants iraniens oppriment un peuple bon et talentueux. Partout où la liberté progresse au Moyen-Orient, il semble que le régime iranien soit là pour s'y opposer. L'Iran finance et entraîne des milices en Irak, soutient les terroristes du Hezbollah au Liban, et appuie les efforts que déploie le Hamas pour saper la paix en Terre sainte. Téhéran est également en train de mettre au point des missiles balistiques de portée croissante, et continue de développer ses capacités d'enrichissement d'uranium qui pourrait servir à fabriquer une arme nucléaire. Notre message au peuple iranien est clair : nous n'avons rien contre vous, nous respectons vos traditions et votre histoire, et nous attendons avec impatience le jour où vous serez libre. Notre message aux dirigeants iraniens est tout aussi clair : suspendez de façon vérifiable votre programme d'enrichissement nucléaire, afin que les négociations puissent commencer. Si vous souhaitez rejoindre la communauté des nations, admettez vos intentions nucléaires et vos actions passées, et cessez d'opprimer votre peuple et de soutenir le terrorisme à l'étranger. Mais par-dessus tout, sachez ceci : l'Amérique affrontera ceux qui menacent ses troupes, elle soutiendra ses alliés, et elle défendra ses intérêts vitaux dans le golfe Persique.

Sur le plan national, nous allons continuer de prendre toutes les mesures légales et efficaces pour protéger notre pays. C'est notre devoir le plus solennel. Nous sommes heureux qu'il n'y ait pas eu d'autre attaque sur notre sol depuis le 11 septembre 2001. Ce n'est pas faute de désir ou d'efforts de nos ennemis. Au cours des six dernières années, nous avons déjoué de nombreuses attaques, y compris un plan visant à écraser un avion sur la plus haute tour de Los Angeles, et un autre visant à faire exploser au-dessus de l'océan Atlantique des avions de ligne se dirigeant vers les États-Unis. Des hommes et des femmes dévoués de notre gouvernement s'acharnent nuit et jour à empêcher les terroristes de mener à bien leurs plans. Ces bons citoyens sauvent des vies américaines, et tout le monde dans cet hémicycle devrait leur dire merci. Et nous leur devons quelque chose de plus : nous devons leur donner les outils dont ils ont besoin pour maintenir la sécurité de nos citoyens.

L'un des outils les plus importants que nous pouvons leur donner est la capacité de surveiller les communications des terroristes. Afin de protéger l'Amérique, nous devons savoir à qui parlent les terroristes, ce qu'ils disent, et ce qu'ils complotent. L'année dernière, le Congrès a adopté une loi pour nous aider dans ce sens. Malheureusement, il a prévu que cette loi expire le 1er février. Cela signifie que si vous n'agissez pas d'ici à vendredi, notre capacité de suivre les menaces terroristes sera affaiblie et que nos citoyens seront en plus grand danger. Le Congrès doit s'assurer que la circulation de renseignements vitaux n'est pas perturbée. Le Congrès doit adopter une loi protégeant de toute responsabilité civile les entreprises soupçonnées d'avoir appuyé les mesures visant à défendre l'Amérique. Nous avons eu assez de temps pour discuter. Il est maintenant temps d'agir.

Protéger notre nation des dangers du nouveau siècle ne nécessite pas seulement de bons services de renseignement et une armée puissante. Il fait également modifier les conditions qui alimentent le ressentiment et qui permettent aux terroristes de tirer parti du désespoir. C'est pourquoi l'Amérique use de son influence pour bâtir un monde plus libre, plus confiant et plus compatissant. C'est le reflet de notre intérêt national et de notre conscience.

L'Amérique s'oppose au génocide au Soudan. Elle soutient la liberté dans de nombreux pays, allant de Cuba au Zimbabwé, en passant par la Biélorussie et la Birmanie.

Les États-Unis se situent au premier rang de la lutte contre la pauvreté, qu'ils mènent au moyen de solides initiatives en matière d'éducation et d'aide humanitaire. Nous avons également modifié la façon dont nous livrons cette aide lorsque nous avons lancé le Compte du millénaire. Ce programme renforce la démocratie, la transparence et l'État de droit dans le monde en développement, et je vous demande de financer pleinement cette initiative capitale.

Les États-Unis se situent au premier rang de la lutte contre la faim dans le monde. À l'heure actuelle, plus de la moitié de l'aide alimentaire mondiale provient de notre pays. Ce soir, je demande au Congrès d'appuyer une proposition novatrice consistant à distribuer notre aide alimentaire en achÉtant les denrées directement aux agriculteurs du monde en développement, de manière à stimuler l'agriculture locale et à contribuer ainsi à rompre le cycle de la famine.

Les États-Unis se situent au premier plan de la lutte contre la maladie. Grâce à votre soutien, nous nous employons à réduire de moitié le nombre de décès dus au paludisme dans 15 pays d'Afrique. Notre Plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida assure un traitement à 1,4 million de personnes. Nous pouvons apporter des soins et de l'espoir à beaucoup d'autres personnes encore. C'est pourquoi je vous demande de maintenir les principes qui ont changé les comportements et qui ont assuré la réussite de ce programme. Je vous demande de doubler notre engagement initial relatif à la lutte contre le sida en approuvant une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de dollars pour les 5 prochaines années.

Si l'Amérique est une force d'espoir dans le monde, c'est parce que nous formons un peuple compatissant, et certains de nos concitoyens les plus compatissants sont ceux qui se sont levés pour nous protéger. Nous devons tenir nos promesses envers tous ceux qui ont risqué leur vie et leurs membres afin que nous puissions vivre dans la liberté et dans la paix. Au cours des 7 dernières années, nous avons augmenté de plus de 95 % le montant de notre aide aux anciens combattants. Tout en accroissant ce financement, nous devons dans le même temps réformer nos programmes afin de répondre aux besoins d'une nouvelle guerre et d'une nouvelle génération. Je demande au Congrès d'adopter les réformes recommandées par l'(ancien) sénateur Bob Dole et l'(ancienne) ministre (de la santé) Donna Shalala, de manière à rénover notre système de soins pour nos soldats blessés et à les aider à mener une vie pleine d'espoir, de promesse et de dignité.

Les familles de nos militaires ont également consenti des sacrifices pour leur pays. Elles passent des nuits blanches et mènent une lutte quotidienne difficile pour élever leurs enfants tandis qu'un être cher sert son pays dans une terre lointaine. Nous avons la responsabilité de leur assurer un soutien. Aussi je vous demande de vous joindre à moi pour élargir leur accès aux soins préscolaires, pour créer de nouvelles préférences d'embauche en faveur des conjoints de militaires dans l'ensemble de l'administration fédérale, et pour autoriser nos soldats à transférer leurs avantages éducatifs non utilisés à leur conjoint ou à leurs enfants. Nos familles de militaires servent notre nation, elles inspirent notre nation, et ce soir notre nation leur rend hommage.

20080128-13_d-0694-1-515h.jpgLe secret de notre force, le miracle de l'Amérique, c'est que notre grandeur ne réside pas dans notre gouvernement, mais dans l'esprit et la détermination de notre peuple. Lorsque le Congrès fédéral de Philadelphie fut convoqué en 1787, notre pays se trouvait uni par les Articles de la confédération, qui commençaient par les mots suivants : « Nous les délégués soussignés... » Puis, lorsque Gouverneur Morris reçut la charge de rédiger la préface de notre nouvelle Constitution, il proposa une révision importante et commença son texte par des mots qui transformèrent le destin de notre pays et l'histoire du monde : « Nous le peuple... »

Par cette foi dans le peuple, nos fondateurs firent le pari qu'une grande et noble nation pouvait se bâtir sur la liberté qui demeure ancrée au cœur de tout homme et de toute femme. Par cette foi dans le peuple, les générations successives transformèrent notre jeune et fragile démocratie en la nation la plus puissante de la terre et en un flambeau d'espoir pour des millions d'êtres humains. Tant que nous continuerons à faire confiance au peuple, notre pays prospérera, notre liberté sera assurée et notre nation restera solidement unie. Ce soir, sûrs du pouvoir de la liberté et forts de notre confiance dans le peuple, engageons-nous résolument sur les voies qu'il attend de nous.

(Fin des extraits)

http://neoconexpress.canalblog.com/archives/2008/01/29/7745853.html#comments

par Baptiste (http://neoconexpress.canalblog.com) publié dans : Bush
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Mardi 29 janvier 2008
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Vous avez dit sionisme ?
  
On dit tout et n’importe quoi sur le sionisme et sur le philosionisme.
  
Mais sait-on au moins de quoi on parle ?
  
 

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par Miguel Garroté publié dans : Israël
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